
Les boulangers de Rouen ouvrent malgré le flou juridique
Ce vendredi 1er mai 2026, Michel Hubert, vice-président à Rouen de la Fédération de la boulangerie-pâtisserie et boulanger à Sotteville-lès-Rouen, a décidé d’ouvrir sa boulangerie, malgré les incertitudes juridiques entourant cette journée traditionnellement fériée. Invité de ICI Normandie, il a expliqué que la décision d’ouvrir a été complexe, en raison des ambiguïtés du cadre légal.
Le Code du travail stipule que le 1er mai est un jour férié et chômé, mais des dérogations existent. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a confirmé que les boulangers peuvent ouvrir sur la base du volontariat des salariés. Le ministre du Travail a ajouté, mercredi dernier, qu’aucune instruction n’avait été donnée aux inspecteurs pour sanctionner ces commerçants, tout en appelant à « miser sur l’intelligence collective ».
Pour Michel Hubert, cette ouverture est essentielle : « Ça fait 44 ans que je suis installé, et nous avons toujours ouvert le 1er mai, à l’exception de l’année dernière. » Il souligne l’importance de servir du pain frais ce jour-là, en raison de la reconnaissance accrue des boulangers face à la concurrence des grandes surfaces.
En termes économiques, il note que lorsque les grandes surfaces sont fermées, c’est une journée avantageuse pour les boulangeries. Hubert a également mentionné que ses coûts d’électricité ont doublé au cours des dernières années, passant de 40 000 euros à 70 000 euros par an, ce qui le pousse à maintenir son activité.
Cette situation illustre les défis auxquels sont confrontés les boulangers, qui espèrent une clarification législative pour l’avenir. Un projet de loi visant à encadrer l’ouverture des boulangeries le 1er mai 2027 a été annoncé, mais en attendant, ils doivent naviguer dans un cadre juridique incertain.
Source : ICI Normandie





