Élus racisés en Seine-Saint-Denis : entre promesses et réalité
Chapeau : Les élections municipales de mars 2025 ont vu l’émergence d’élus racisés en Seine-Saint-Denis, mais la réalité de leur représentation soulève des questions troublantes.
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Introduction
À l’issue des élections municipales françaises, le 22 mars, la Seine-Saint-Denis a vu l’élection d’Aly Diouara à La Courneuve et de Bally Bagayoko à Saint-Denis. Si ces victoires sont célébrées, elles sont aussi accompagnées d’une vague de racisme dans les médias mainstream. Alors, quelle est vraiment la place des élu·es racisé·es dans ce département emblématique, où environ 60 % de la population est issue de l’immigration ?
Ce qui se passe réellement
L’ouvrage Élus des banlieues populaires (PUF) analyse cette dynamique. Entre 2001 et 2024, une enquête révèle plusieurs évolutions notables : l’éviction des classes populaires, la baisse des mairies communistes, et une augmentation du nombre de candidat·es racisé·es, surtout depuis 2008. Pourtant, malgré l’élection de 13 maires racisés sur 39, la sous-représentation des femmes demeure criante.
Marie-Hélène Bacqué et Nadia Chahboune, invitées de l’émission Horizons XXI, soulignent ces contradictions. Les élu·es sont souvent confronté·es à des défis qui vont bien au-delà des simples élections.
Pourquoi cela dérange
L’augmentation du nombre d’élus racisés pourrait être perçue comme une victoire, mais elle met en lumière des incohérences. Comment expliquer qu’avec 30 % de la population ouvrière et employée, ces groupes soient si peu représentés dans les conseils municipaux ? La réalité est que les promesses d’inclusion se heurtent à un plafond de verre, surtout pour les femmes.
Ce que cela implique concrètement
Cette situation a des conséquences directes sur la politique locale. Les décisions sont souvent prises sans tenir compte de la diversité de la population. Les élu·es racisé·es, bien que présents, se retrouvent souvent isolés dans un système qui ne les soutient pas.
Lecture satirique
Ironiquement, les discours politiques vantant la diversité et l’inclusion semblent déconnectés de la réalité. Les promesses de changement sont souvent suivies de décisions qui perpétuent l’exclusion. Les élus sont célébrés comme des symboles de progrès, mais leur pouvoir réel est souvent limité.
Effet miroir international
En observant les dérives autoritaires à l’étranger, comme celles aux États-Unis ou en Russie, on ne peut s’empêcher de faire des parallèles. Les discours sur la « grandeur » et la « pureté » nationale résonnent étrangement avec les défis rencontrés par les élu·es racisé·es en Seine-Saint-Denis.
À quoi s’attendre
Les tendances actuelles laissent présager une lutte continue pour une représentation véritable. Les élu·es racisé·es devront naviguer dans un paysage politique complexe, où les promesses d’inclusion sont souvent contredites par la réalité.
Sources
Cet article, fidèle aux faits, vise à susciter une réflexion critique sur la représentation des élu·es racisé·es en Seine-Saint-Denis, tout en utilisant un ton satirique pour mettre en lumière les incohérences du discours politique.




