Destin Daniel Cretton et Andrew Guest, les créateurs de « Wonder Man », à l’avant-première de la série au TCL Chinese Theatre, à Hollywood, le 22 janvier 2026. ALBERTO E. RODRIGUEZ/GETTY IMAGES VIA AFP
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Excellente surprise de ce début d’année, « Wonder Man » (Disney +) remet à plat la notion même de série de super-héros en éliminant son décorum et ses attendus : les costumes, les bagarres, les effets spéciaux… Que reste-t-il ? Une très belle histoire d’amitié entre un acteur débutant (Yahya Abdul-Mateen II) et un vieux routier des castings (le grand Ben Kingsley) qui tentent à tout prix d’être recrutés pour jouer dans « Wonder Man », un film de super-héros dirigé par un réalisateur, parangon du cinéma d’auteur européen. Une série en forme de mise en abyme qui rend un très bel hommage aux soutiers de l’industrie du cinéma.
Quel rapport avec « Spider Man » ? Aucun si ce n’est que l’un des deux protagonistes semble bien posséder des pouvoirs, ce qui est alors proscrit à Hollywood. L’intérêt est ailleurs : dans la peinture d’une ville – Los Angeles – en forme de miroir aux alouettes où toutes les trahisons sont possibles…
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Wonder Man : Quand le super-héros devient un anti-héros de l’industrie
Dans un monde où les super-héros sont rois, « Wonder Man » (Disney+) choisit de détruire le mythe pour mieux le reconstruire, révélant ainsi les travers d’une industrie cinématographique en pleine crise d’identité.
Excellente surprise de ce début d’année, « Wonder Man » remet à plat la notion même de série de super-héros en éliminant son décorum et ses attendus : les costumes, les bagarres, les effets spéciaux… Que reste-t-il ? Une très belle histoire d’amitié entre un acteur débutant (Yahya Abdul-Mateen II) et un vieux routier des castings (le grand Ben Kingsley) qui tentent à tout prix d’être recrutés pour jouer dans « Wonder Man », un film de super-héros dirigé par un réalisateur, parangon du cinéma d’auteur européen. Une série en forme de mise en abyme qui rend un très bel hommage aux soutiers de l’industrie du cinéma.
Ce qui se passe réellement
Dans cette série, les super-héros sont absents, mais les véritables pouvoirs résident dans les relations humaines et les luttes pour la reconnaissance. Les protagonistes, perdus dans le monde impitoyable d’Hollywood, naviguent entre rêves et désillusions, illustrant ainsi la réalité d’une industrie où le talent est souvent éclipsé par le marketing.
Pourquoi cela dérange
La série soulève des questions sur la superficialité des productions modernes et la manière dont elles exploitent les talents. En se moquant des clichés du genre, elle met en lumière les incohérences d’un système qui privilégie l’apparence à la substance. Pourquoi les super-héros, censés incarner des valeurs de justice et d’héroïsme, sont-ils devenus des produits marketing ?
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences sont claires : une industrie qui se perd dans ses propres mythes, laissant de côté les véritables histoires humaines. Les spectateurs, fatigués des récits prévisibles, cherchent désespérément des récits authentiques. « Wonder Man » pourrait bien être le catalyseur d’un changement, mais à quel prix ?
Lecture satirique
Le discours politique autour de l’industrie du cinéma est tout aussi déconnecté que celui des politiciens qui promettent des changements sans jamais les concrétiser. « Wonder Man » nous rappelle que derrière chaque blockbuster se cache une réalité bien plus sombre, où les véritables héros sont ceux qui luttent dans l’ombre.
Effet miroir international
À l’échelle mondiale, cette critique résonne avec les dérives autoritaires que l’on observe dans des pays comme les États-Unis ou la Russie, où les discours politiques sont souvent déconnectés de la réalité. Les promesses de transparence et d’authenticité sont souvent contredites par des actions qui privilégient le contrôle et la manipulation.
À quoi s’attendre
Si « Wonder Man » réussit à capter l’attention du public, il pourrait bien ouvrir la voie à une nouvelle ère de récits plus authentiques, mais cela dépendra de la capacité de l’industrie à écouter les véritables aspirations de son audience.
Sources




