Vols vers l’absurde : Air China relance la liaison avec Pyongyang
Après six ans d’absence, Air China reprend ses vols vers la Corée du Nord, un retour qui soulève plus de questions qu’il n’apporte de réponses.
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Le 30 mars 2026, Air China a enfin décidé de reprendre ses vols directs entre Pékin et Pyongyang, comme si la pandémie n’avait été qu’un léger contretemps dans la grande danse diplomatique. Le premier vol, le CA121, a décollé à l’aube, probablement pour éviter de croiser les regards perplexes des passants. Mais qui aurait cru qu’un vol vers le pays le plus isolé du monde serait à nouveau à l’ordre du jour ?
Ce qui se passe réellement
Après six ans d’interruption, Air China a repris, lundi 30 mars, ses vols directs entre Pékin et la capitale nord-coréenne, Pyongyang, selon un site spécialisé, plus de deux semaines après le rétablissement récent de la liaison ferroviaire entre les capitales des deux pays. Le premier de ces vols, le CA121, a décollé de l’aéroport international de Pékin-Capitale le 30 mars à 7 h 58 (1 h 58 à Paris), quelques minutes avant l’heure prévue, précise le site de suivi de vols FlightStats. Il doit atterrir à l’aéroport international Sunan, à Pyongyang, à 11 heures, selon le site d’Air China. La compagnie chinoise a prévu de relier Pékin à Pyongyang tous les lundis.
Des voyageurs à l’aéroport de Pékin formaient une file d’attente pour enregistrer leurs bagages auprès de la compagnie aérienne, ont pu constater des journalistes de l’Agence France-Presse. Zhao Bin, un voyageur à destination de Pyongyang, a montré son billet d’avion aux journalistes. M. Zhao a déclaré que, avec la reprise des services ferroviaires et des vols d’Air China pour les détenteurs de visas officiels, la prochaine étape pour la Corée du Nord serait probablement de relancer le tourisme pour les visiteurs chinois. « Je m’attends à ce que les liaisons ferroviaires et les vols d’Air China augmentent, et qu’il y ait plus d’échanges et de voyages entre les populations », a-t-il ajouté.
Pourquoi cela dérange
Ce retour des liaisons aériennes et ferroviaires semble être un coup de poker. Alors que la Chine a rouvert ses frontières, la Corée du Nord, elle, reste dans une bulle de méfiance. Les visas touristiques sont toujours en attente, laissant les voyageurs dans l’incertitude. On pourrait presque croire que Pyongyang joue à cache-cache avec le monde, tout en espérant que le tourisme chinois reprenne comme si de rien n’était.
Ce que cela implique concrètement
Les nouvelles liaisons sont principalement empruntées par des étudiants, des travailleurs et des personnes rendant visite à leur famille. En d’autres termes, pas de touristes, mais des gens qui ont des raisons bien précises de se rendre dans ce pays mystérieux. La promesse d’un retour à la normale semble donc plus être un mirage qu’une réalité tangible.
Lecture satirique
Les discours politiques autour de cette réouverture sont aussi absents que les touristes. On nous promet des échanges culturels, mais la réalité est que la Corée du Nord reste aussi fermée qu’une huître. Les promesses de Zhao Bin, bien qu’optimistes, semblent être un doux rêve face à la réalité de la prudence nord-coréenne. Qui aurait cru que la réouverture des frontières serait aussi compliquée qu’un casse-tête ?
Effet miroir international
En parallèle, on peut observer des comportements similaires dans d’autres régimes autoritaires. Les promesses de réformes et d’ouverture se heurtent souvent à la réalité d’un contrôle strict. Que ce soit en Russie ou aux États-Unis, les discours politiques semblent parfois déconnectés des réalités vécues par les citoyens. La Corée du Nord, elle, est juste un peu plus honnête dans son isolement.
À quoi s’attendre
À l’avenir, il est probable que ces liaisons aériennes et ferroviaires continuent d’exister, mais pour qui ? Les promesses de tourisme et d’échanges culturels risquent de rester lettre morte tant que la méfiance persiste. Les voyageurs devront donc se contenter de l’espoir, en attendant que Pyongyang daigne ouvrir ses portes.




