Viure al País : Retour aux Sources, mais Pas Sans Ironie
Après une longue interruption, le magazine occitane Viure al País revient, mais est-ce vraiment un retour triomphal ou un simple coup de communication ?
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Le dimanche, à 10h25, sur Ici Occitanie, le magazine Viure al País, présenté par Marius Blénet, fait son grand retour. Mais ne vous attendez pas à une révolution : c’est plutôt un hommage à Jean-Marie Carlotti, le chanteur provençal, qui nous a quittés en 2025. Un reportage, agrémenté d’archives INA et de témoignages d’amis, nous rappelle que l’art et l’engagement peuvent coexister… ou pas. On se demande si cette nostalgie artistique ne cache pas une certaine paresse à aborder des sujets plus contemporains.
Ce qui se passe réellement
Le programme de ce dimanche inclut un hommage à Jean-Marie Carlotti, avec des témoignages de Manu Théron et Sam Karpienia, qui évoquent un homme à la fois artistique et engagé. Ensuite, direction Mas-Saintes-Puelles pour découvrir la poterie Not et la fabrication des « cassoles », ce plat qui cuit le cassoulet de Castelnaudary. Un vrai voyage dans le temps, mais à quand un voyage dans le présent ?
Pourquoi cela dérange
Ce retour aux sources, bien que charmant, soulève des questions. Pourquoi se limiter à des hommages et des traditions alors que les enjeux contemporains, comme la lutte contre les discriminations, sont brûlants ? La Table Ronde organisée par les élèves du lycée Pierre-Paul Riquet sur la LGBT+phobie est un bon début, mais pourquoi attendre que les jeunes prennent les devants ?
Ce que cela implique concrètement
Le retour de Viure al País pourrait être une belle occasion de s’attaquer à des problématiques actuelles, mais il semble que l’on préfère se vautrer dans le passé. Les promesses d’engagement et de diversité sont souvent noyées dans un discours nostalgique qui ne fait que masquer les véritables enjeux.
Lecture satirique
Les discours politiques sont souvent déconnectés de la réalité. On nous parle d’engagement, mais où sont les actions concrètes ? Entre promesses et réalité, on se demande si le magazine ne fait pas que surfer sur une vague de nostalgie pour éviter de se mouiller dans les eaux troubles de l’actualité.
Effet miroir international
En regardant au-delà de nos frontières, on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec les politiques autoritaires qui, elles aussi, préfèrent se concentrer sur un passé glorieux plutôt que de faire face aux défis d’aujourd’hui. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, la nostalgie est souvent utilisée comme un outil de manipulation.
À quoi s’attendre
Si Viure al País continue sur cette lancée, on peut s’attendre à un mélange de nostalgie et de quelques tentatives d’engagement. Mais attention, le risque est grand de rester coincé dans un passé qui ne fait que masquer les véritables enjeux de notre société.
Sources
Source : www.lepetitjournal.net



