Violences policières à Saint-Denis : Elsa Marcel propose un programme radical
Mise à jour le 2026-03-11 17:46:00 : Les violences policières à Saint-Denis suscitent une vive réaction politique, avec des propositions de réforme.
Table Of Content
Les quartiers populaires, tout particulièrement en Seine-Saint-Denis, sont en première ligne face à la violence d’État. À Saint-Denis – Pierrefitte, Darmanin, Retailleau et comparses ont trouvé un relais local pour appliquer leur politique : Mathieu Hanotin a fait de sa police municipale un véritable laboratoire de la répression et un modèle d’acharnement contre les habitants des quartiers populaires.
La violence de la police municipale, connue de tous et toutes, a été de nombreuses fois pointée du doigt, par Streetpress en 2023, la Ligue des droits de l’Homme en décembre dernier ou bien encore L’Humanité en janvier. Humiliations, agressions physiques et sexuelles, abus de pouvoir, contrôles d’identité intempestifs, harcèlement… les témoignages sont accablants. Cette surenchère policière va de pair avec le projet de gentrification de Mathieu Hanotin : criminaliser les habitants des quartiers populaires pour progressivement les pousser en dehors de certains quartiers. Un bilan que le maire socialiste revendique fièrement et qu’il promet d’accélérer en cas de réélection, avec l’installation de 50% de caméras de vidéosurveillance supplémentaires et une nouvelle augmentation des effectifs de la police municipale.
Pour répondre à cette situation catastrophique, Bally Bagayoko et la liste LFI-PCF promettent de modifier la « doctrine » de la police municipale pour en faire une police de « proximité », appellent à la « création d’un observatoire des pratiques policières pour éviter les abus » et fixent un « objectif territoire 0% violences policières ». En parallèle, ils appellent l’État à « prendre sa responsabilité » sur les questions de sécurité, ou en d’autres termes, ils renvoient la responsabilité de réprimer les quartiers populaires à la police nationale. Ces mesures floues et le refus obstiné d’appeler au désarmement total de la police municipale témoignent d’une chose : Bally Bagayoko ne rompt aucunement avec le consensus sécuritaire et fait preuve d’une inconséquence certaine pour lutter contre les violences policières.
Elsa Marcel, candidate pour Révolution Permanente, est avocate au barreau de Seine-Saint-Denis. Elle connaît la réalité de la brutalité policière dans les quartiers populaires, la criminalisation de ses habitants et le harcèlement quotidien dont ils sont les victimes. En 2023, à la suite de la mort de Nahel, elle était en première ligne pour défendre au tribunal les jeunes qui s’étaient révoltés face à ce meurtre. Cette année, elle a rencontré s’est entretenue avec la tante de Yanis, tué en 2021 par la BAC dans le quartier de La Plaine. C’est parce que nous avons conscience de cette réalité que nous ne pouvons nous contenter de demi-mesures. Le harcèlement policier est une réalité à Saint-Denis, et nécessite de revendiquer des mesures d’urgence pour mettre un coup d’arrêt à la surenchère sécuritaire de Mathieu Hanotin menée conjointement avec le gouvernement. Découvrez ces mesures ci-dessous.
Nos mesures phares pour lutter contre les violences policières
• Démantèlement de la vidéosurveillance.
• Désarmement de la police municipale.
• Dissolution des corps spéciaux de police (BAC, CRS, CSI 93).
• Justice et vérité pour Yanis et toutes les victimes des violences policières.
