Congo-Brazzaville : Denis Sassou Nguesso, le roi des urnes et des promesses en l’air
Après avoir raflé 94,90% des voix lors de sa réélection, Denis Sassou Nguesso se voit exhorté par l’UPADS à créer les conditions d’une bonne gouvernance. Une demande qui semble aussi sérieuse qu’un clown à un enterrement.
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INTRODUCTION : La réélection de Denis Sassou Nguesso pour un cinquième mandat, avec un score digne d’un match de foot truqué, a suscité des réactions variées. L’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), la première formation d’opposition, a décidé de ne pas présenter de candidat, jugeant que les conditions d’une élection crédible n’étaient pas réunies. Mais maintenant que le vote est passé, l’UPADS appelle le président à faire ce qu’il n’a jamais fait : gouverner correctement.
Ce qui se passe réellement
L’UPADS a déclaré que, bien que l’élection présidentielle soit derrière nous, « la construction du Congo doit se poursuivre ». Sidoine Giscard Madoulou, le secrétaire national du parti, a insisté sur la nécessité de rassembler les Congolais autour d’un Pacte républicain. En d’autres termes, il s’agit de faire semblant que tout va bien dans le meilleur des mondes, alors que la réalité est tout autre.
Pourquoi cela dérange
La demande de l’UPADS pour une gouvernance « dynamique et transparente » de la part d’un président de 82 ans, qui a passé plus de trois décennies au pouvoir, est à la fois ironique et tragique. Comment peut-on espérer une gouvernance transparente de la part d’un homme qui a fait de l’opacité son art de vivre ?
Ce que cela implique concrètement
Les promesses de bonne gouvernance sont souvent des mots en l’air. L’UPADS appelle à améliorer les conditions de vie des Congolais, mais ces belles paroles ne masquent pas le fait que le pays est en proie à des crises économiques et sociales. Les Congolais attendent des actes, pas des discours.
Lecture satirique
La situation actuelle est un parfait exemple de décalage entre promesse et réalité. Pendant que l’UPADS appelle à la cohésion nationale, le président Sassou Nguesso continue de jouer les chefs d’orchestre d’une symphonie de la désillusion. Les Congolais sont-ils censés applaudir un spectacle où les acteurs sont tous des figurants ?
Effet miroir international
En observant la scène politique congolaise, on ne peut s’empêcher de faire des parallèles avec d’autres régimes autoritaires à travers le monde. Que ce soit en Russie ou aux États-Unis, les discours de réconciliation et de bonne gouvernance semblent souvent être des façades pour masquer des réalités bien plus sombres.
À quoi s’attendre
Si l’histoire nous a appris quelque chose, c’est que les promesses de changement dans des régimes autoritaires sont souvent suivies de déceptions. Les Congolais peuvent s’attendre à une continuité des pratiques anciennes, avec quelques embellissements pour faire bonne figure.




