Dans un hangar de la cimenterie Lafarge, à Fort-de-France, le clinker — composant essentiel du ciment — arrive directement d’Algérie. Mais depuis le 1er janvier 2026, son importation est soumise au mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF).

Cette mesure européenne vise à intégrer le coût des émissions de CO2 dans les produits importés. Une décision qui s’inscrit dans les objectifs climatiques de l’Union européenne.

« C’est un produit qui émet beaucoup de CO2 à être fabriqué », explique Fabrice Telliam, directeur de la cimenterie de Martinique. « Le clinker représente entre 50 et 90 % du ciment. »

Une hausse immédiate des prix

Conséquence directe : le prix du ciment augmente. Depuis le début de l’année, il a bondi de plus de 11 %. Le sac standard est passé de 7,68 euros à 8,34 euros à la sortie d’usine.

Et la tendance pourrait s’accentuer. Avec la montée progressive du coût du carbone, certains professionnels évoquent une hausse pouvant atteindre 30 %.

« Une augmentation de 30 %, je ne sais pas comment le marché réagira. Sur une maison, cela représente environ 1 000 euros de plus. Sur des chantiers publics, cela peut atteindre des centaines de milliers d’euros. »

Fabrice Telliam, directeur de la cimenterie de Martinique

Un secteur déjà fragilisé

Ce nouveau choc intervient dans un contexte difficile pour le BTP martiniquais. En 2025, l’activité a reculé de 5,8 %. Pour les entreprises, absorber ces hausses sans les répercuter sur les clients semble impossible.

« L’impact est considérable. Nous souhaitons une réaction rapide des parlementaires et de l’État pour défendre une exemption de nos territoires au niveau européen. »

Jean-Yves Bonnaire, secrétaire général de la fédération régionale du bâtiment et des travaux publics

Cette situation est d’autant plus préoccupante que les besoins en logement restent importants sur l’île. Selon l’INSEE, près de 2 200 logements sociaux devraient être construits chaque année en Martinique pour répondre à la demande.

Une hausse durable du coût des matériaux pourrait ralentir, voire bloquer, certains projets.

Le MACF, un mécanisme appelé à s’élargir

Le MACF concerne pour l’instant plusieurs secteurs fortement émetteurs de CO2 :

  • acier
  • ciment
  • aluminium
  • engrais azotés
  • hydrogène
  • importations d’électricité

Ces industries représentent environ la moitié des émissions industrielles de l’Union européenne. À terme, le dispositif pourrait être étendu à d’autres secteurs comme la chimie ou le raffinage.

Face à cette nouvelle donne, les professionnels du bâtiment redoutent un marché grippé. Le tiraillement reste vif entre impératif écologique et réalité économique, et l’équilibre reste à trouver pour éviter un coup d’arrêt à la construction en Martinique.

Ciment : Quand la Taxe Carbone Fait Pousser les Prix au Plafond

Le prix du ciment explose en Martinique, conséquence directe d’une mesure européenne sur le carbone. Une ironie qui pourrait bien faire grincer des dents.

Dans un hangar de la cimenterie Lafarge, à Fort-de-France, le clinker — composant essentiel du ciment — arrive directement d’Algérie. Mais depuis le 1er janvier 2026, son importation est soumise au mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF). Cette mesure européenne vise à intégrer le coût des émissions de CO2 dans les produits importés. Une décision qui s’inscrit dans les objectifs climatiques de l’Union européenne. « C’est un produit qui émet beaucoup de CO2 à être fabriqué », explique Fabrice Telliam, directeur de la cimenterie de Martinique. « Le clinker représente entre 50 et 90 % du ciment. »

Ce qui se passe réellement

Conséquence directe : le prix du ciment augmente. Depuis le début de l’année, il a bondi de plus de 11 %. Le sac standard est passé de 7,68 euros à 8,34 euros à la sortie d’usine. Et la tendance pourrait s’accentuer. Avec la montée progressive du coût du carbone, certains professionnels évoquent une hausse pouvant atteindre 30 %. « Une augmentation de 30 %, je ne sais pas comment le marché réagira. Sur une maison, cela représente environ 1 000 euros de plus. Sur des chantiers publics, cela peut atteindre des centaines de milliers d’euros », prévient Fabrice Telliam.

Un secteur déjà fragilisé

Ce nouveau choc intervient dans un contexte difficile pour le BTP martiniquais. En 2025, l’activité a reculé de 5,8 %. Pour les entreprises, absorber ces hausses sans les répercuter sur les clients semble impossible. « L’impact est considérable. Nous souhaitons une réaction rapide des parlementaires et de l’État pour défendre une exemption de nos territoires au niveau européen », s’inquiète Jean-Yves Bonnaire, secrétaire général de la fédération régionale du bâtiment et des travaux publics.

Cette situation est d’autant plus préoccupante que les besoins en logement restent importants sur l’île. Selon l’INSEE, près de 2 200 logements sociaux devraient être construits chaque année en Martinique pour répondre à la demande. Une hausse durable du coût des matériaux pourrait ralentir, voire bloquer, certains projets.

Pourquoi cela dérange

Les contradictions sont frappantes : d’un côté, l’Europe prône des mesures écologiques, de l’autre, elle met en péril des secteurs déjà fragiles. Le MACF, censé protéger l’environnement, pourrait bien devenir un boulet pour le BTP martiniquais. Les promesses de croissance verte se heurtent à la réalité économique, laissant les acteurs du secteur dans une situation précaire.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont claires : une hausse des prix qui pourrait rendre la construction de logements sociaux presque impossible. Les projets en cours, déjà fragilisés par un marché en déclin, risquent d’être stoppés net.

Lecture satirique

Ah, la belle Europe et ses belles promesses ! On nous parle de transition écologique, mais à quel prix ? Les décideurs semblent oublier que la réalité économique ne se plie pas aux idéaux. Pendant ce temps, les citoyens martiniquais paient le prix fort pour une politique qui, à première vue, semble noble, mais qui, en réalité, pourrait bien être un coup de poignard dans le dos de l’économie locale.

Effet miroir international

À l’échelle mondiale, cette situation rappelle les dérives autoritaires où les discours politiques se détachent de la réalité. Les États-Unis et la Russie, par exemple, ont souvent utilisé des mesures économiques pour justifier des politiques impopulaires. Ici, c’est le climat qui sert de prétexte, mais les conséquences sont tout aussi dévastatrices pour les populations.

À quoi s’attendre

Si la tendance se poursuit, il est à craindre que le secteur du BTP en Martinique ne soit grippé, avec des projets de construction qui s’accumulent sur le papier, mais qui ne voient jamais le jour. L’équilibre entre impératif écologique et réalité économique semble de plus en plus difficile à atteindre.

Sources

Source : la1ere.franceinfo.fr

VIDEO. Taxe carbone : le secteur du BTP lourdement impacté en Martinique
Visuel — Source : la1ere.franceinfo.fr
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