Veto à l’ONU : Quand Moscou et Pékin jouent les héros de la paix

La Russie et la Chine bloquent une résolution de l’ONU pour débloquer le détroit d’Ormuz, laissant les pays du Golfe dans l’expectative. Ironie du sort, ces deux puissances se présentent comme les gardiens de la paix mondiale.

Ce mardi 7 avril 2026, le Conseil de sécurité de l’ONU a été le théâtre d’un spectacle aussi tragique qu’absurde. Alors que les pays du Golfe espéraient un feu vert pour libérer le détroit d’Ormuz, Moscou et Pékin ont décidé de jouer les trouble-fête en opposant leur veto à une résolution déjà édulcorée. Un veto qui, à première vue, semble défendre la paix, mais qui, en réalité, ne fait que renforcer les tensions dans une région déjà en ébullition.

Ce qui se passe réellement

Le projet de résolution, soutenu par Bahreïn, visait à autoriser l’utilisation de « tous les moyens nécessaires » pour garantir la sécurité des navires dans le détroit d’Ormuz, par où transite un cinquième de la production mondiale de pétrole. Malgré 11 votes pour, la Russie et la Chine ont donc décidé de faire entendre leur voix, avec deux abstentions de la part du Pakistan et de la Colombie. La situation est d’autant plus ironique que ces deux pays, souvent critiqués pour leurs propres politiques autoritaires, se posent en défenseurs des droits internationaux.

Pourquoi cela dérange

Ce veto envoie un message déroutant : les menaces contre les voies de navigation ne provoquent pas d’action décisive de la part de l’ONU. Le ministre des Affaires étrangères de Bahreïn, Abdoullatif ben Rachid Al Zayani, a exprimé son indignation, soulignant que ce vote « envoie le mauvais signal au monde ». Mais qui aurait cru que Moscou et Pékin, champions des droits de l’homme, seraient les premiers à défendre le statu quo, même au prix de la sécurité internationale ?

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences de ce veto sont déjà palpables : la hausse des prix des hydrocarbures, un impact économique mondial, et une instabilité accrue dans une région où la tension est déjà à son comble. Les pays du Golfe, qui ont fait preuve de retenue face à l’agression iranienne, commencent à se demander jusqu’où ils doivent aller pour défendre leurs intérêts.

Lecture satirique

Il est fascinant de voir comment des pays qui ne brillent pas par leur respect des droits humains se présentent comme les sauveurs de la paix. La Russie, qui a récemment été accusée de crimes de guerre, et la Chine, qui ne recule devant aucune répression, se posent en champions de la diplomatie. Peut-être qu’ils devraient se concentrer sur leurs propres affaires avant de donner des leçons au monde entier.

Effet miroir international

Ce veto rappelle étrangement les dérives autoritaires que l’on observe ailleurs, notamment aux États-Unis, où la rhétorique de la « légitime défense » est souvent utilisée pour justifier des actions militaires. La contradiction est frappante : comment peut-on défendre la paix tout en menaçant d’éradiquer « une civilisation entière » ?

À quoi s’attendre

À l’avenir, il est probable que les tensions dans le détroit d’Ormuz continuent de croître, avec des conséquences imprévisibles pour la sécurité mondiale. Les pays du Golfe, face à l’inaction de l’ONU, pourraient être contraints de prendre des mesures unilatérales, ce qui ne fera qu’aggraver la situation.

Sources

Source : www.nouvelobs.com

Visuel — Source : www.nouvelobs.com
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