Nouveaux renforts au sein de la police municipale de Vernon, dans l’Eure.
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La brigade cynophile, opérationnelle depuis 2014, a accueilli dans ses rangs deux recrues fraîchement débarquées dans la commune : Sylvain*, policier municipal depuis quatre ans et Rex*, malinois de 8 ans et fidèle acolyte à quatre pattes.
La police municipale dispose désormais d’une brigade canine forte de deux agents et deux chiens.
« Au moins deux ans de travail »
Sylvain et Rex ont rejoint les effectifs de Vernon en janvier dernier. « La coopération avec l’autre binôme (Romain* et son chien Zeus*, un malinois) se passe très bien. Bon, les chiens travaillent ensemble mais ils ne peuvent pas cohabiter », s’amuse la nouvelle recrue.
Entre Sylvain et Rex, c’est un lien unique qui s’est forgé il y a huit ans.
« Je l’ai depuis qu’il est tout petit, il n’avait que deux mois. C’est un bon toutou, indique l’agent, auparavant militaire chez les pompiers de Paris durant 20 ans avant de se lancer dans une reconversion. Je voulais rester sur le terrain, repartir sur un métier qui donne envie d’apprendre et évoluer, et surtout pouvoir travailler avec les chiens (il a aussi été éducateur canin et a participé à des concours, ndlr). Le métier de policier municipal me permettait de le faire ».

Selon les dires de l’agent, la formation d’un chien policier nécessite du temps… et de la patience.
Pour qu’il soit pleinement opérationnel, il faut compter au moins deux ans de travail régulier et quotidien, précise Sylvain. En réalité, sa formation se poursuit tout au long de sa vie. L’entraînement est quasiment quotidien pour le garder au niveau et qu’il se perfectionne.
« Arme très dissuasive »
Travail du mordant et de la frappe muselée, apprentissage de la muselière, sociabilisation… Un vrai parcours du combattant pour le soldat Rex, formé initialement à la défense mais aussi dans la détection de produits stupéfiants (ce qui n’est pas le cas de Zeus pour ce dernier point, Ndlr).
« Avant que je ne rentre dans la police, il était spécialisé dans la recherche de personnes, précise Sylvain. On pourrait aussi les former pour la recherche d’armes et de munitions, le sauvetage aquatique… Il y a tout un tas de domaines de prédilection qu’on peut leur inculquer. »
Les chiens de la PM permettent aussi, et surtout, d’avoir à leurs côtés « une arme dissuasive », dixit Sylvain. Surtout lorsqu’une situation peut mettre en danger la vie d’habitants ou des agents sur le terrain.
On se rend aussi régulièrement dans des parties communes pour y rechercher notamment des produits stupéfiants, souligne le policier. Dernièrement, on est souvent pris à partie et caillassés. Quand un groupe d’individus important est face à nous, la présence d’un chien et de son maître permet de calmer les esprits et ils vont rester à distance.
Puis de rappeler : « Utiliser un chien policier dans une opération ne veut pas forcément dire le lâcher pour qu’il aille percuter un individu menaçant. Certaines situations peuvent s’y prêter mais cela reste dans des cadres bien précis. »
La loi stipule que la mission d’un chien au sein de la police dure en moyenne six ans. « Un chien peut facilement travailler avec nous jusqu’à l’âge de 9 ans, mais cela dépend d’un tas de critères (races de chien, capacités, état de santé…). On s’adapte, et nous pouvons tout aussi bien réformer un chien avant l’âge maximum défini », prévient Sylvain.
Chien policier : quid de la retraite ?
Et à l’heure de la retraite, il retrouve généralement le foyer qui l’a accueilli dans ses premiers mois.
Avec une nuance toutefois : la loi a quelque peu évolué ces dernières années. En effet, un décret publié en février 2022 stipule désormais que les chiens ayant intégré la PM (après parution de ce dernier, ndlr) doivent appartenir à la commune.
« Nous souhaiterions mettre en place une convention avec la mairie, nous permettant de garder notre compagnon chez nous même s’il appartient à la ville, conclut Sylvain. Généralement, si un agent quitte une commune, on s’arrange toujours pour que le chien reste avec son maître. L’objectif est d’avoir des chiens sociables, à tous les niveaux. »
*Les prénoms ont été changés afin de préserver leur anonymat.
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Vernon : Quand la Brigade Cynophile Se Renforce… Avec un Malinois
La police municipale de Vernon, dans l’Eure, s’est récemment dotée d’un duo pour le moins original : un policier et son fidèle malinois. Mais derrière cette belle histoire d’amitié se cache une réalité bien plus complexe.
Dans un monde où les promesses de sécurité se mêlent à des discours politiques de plus en plus autoritaires, la police municipale de Vernon a décidé de renforcer ses effectifs avec une brigade cynophile. Sylvain, un policier municipal, et Rex, son malinois de 8 ans, viennent d’intégrer les rangs. Une belle histoire, n’est-ce pas ? Sauf que cette « coopération » entre l’homme et le chien semble cacher des enjeux bien plus sombres.
Ce qui se passe réellement
La brigade cynophile de Vernon, opérationnelle depuis 2014, a accueilli Sylvain et Rex en janvier dernier. Sylvain, ancien militaire, a choisi de se reconvertir pour travailler avec les chiens. « Au moins deux ans de travail » sont nécessaires pour former un chien policier, dit-il. Mais que se passe-t-il pendant ces deux ans ? Une formation qui, selon Sylvain, se poursuit tout au long de la vie du chien. Une belle promesse, mais à quel prix ?
Pourquoi cela dérange
La police municipale, censée protéger les citoyens, semble ici se transformer en une force de dissuasion. Sylvain évoque la présence de Rex comme une « arme dissuasive » face à des groupes d’individus. On pourrait se demander si cette approche ne renforce pas la peur plutôt que la sécurité. En effet, la police ne devrait-elle pas être un symbole de protection et non de menace ?
Ce que cela implique concrètement
Les chiens policiers, comme Rex, sont formés pour des missions variées, de la détection de stupéfiants à la recherche de personnes disparues. Mais cette polyvalence soulève des questions. Pourquoi la police municipale de Vernon, dans un contexte de tensions sociales, choisit-elle d’investir dans des chiens plutôt que dans des moyens de prévention plus humains ?
Lecture satirique
Il est ironique de constater que dans une époque où les discours politiques promettent une sécurité accrue, la solution semble se réduire à un malinois et son maître. On pourrait presque croire que la présence de Rex est là pour apaiser les consciences, alors qu’en réalité, elle pourrait exacerber les tensions. La promesse d’une sécurité renforcée se heurte à la réalité d’une militarisation croissante des forces de l’ordre.
Effet miroir international
À l’échelle mondiale, cette tendance à militariser la police n’est pas nouvelle. Des États-Unis à la Russie, les gouvernements utilisent des forces de sécurité de plus en plus agressives pour contrôler la population. Vernon n’est qu’un exemple parmi tant d’autres de cette dérive autoritaire qui s’installe insidieusement dans nos sociétés.
À quoi s’attendre
Si la tendance se poursuit, nous pourrions voir une augmentation des tensions entre la police et les citoyens. La question reste : jusqu’où ira cette militarisation ? La présence de Rex est-elle un signe d’espoir ou un présage inquiétant d’un avenir où la sécurité prime sur la liberté ?
Sources



