Venezuela : Quand l’Industrie Minère Devient un Terrain de Jeu pour les Investisseurs Étrangers

Sous la pression des États-Unis, le Parlement vénézuélien ouvre grand les portes des mines aux investisseurs étrangers, tout en laissant les gangs faire la loi.

Le 9 avril, le Parlement du Venezuela a adopté, comme un bon élève, une nouvelle loi sur l’industrie minière, déclarant que « la deuxième lecture du projet de loi organique sur les mines est déclarée approuvée à l’unanimité ». Un bel exploit, n’est-ce pas ? Surtout quand on sait que cette unanimité a été obtenue sous l’œil bienveillant de Washington.

Ce qui se passe réellement

La présidente par intérim, Delcy Rodriguez, a déjà pris les devants en promulguant une réforme de la loi sur les hydrocarbures, garantissant ainsi un bon retour sur investissement pour les privés. Qui aurait cru que le modèle étatiste d’Hugo Chavez serait si facilement mis de côté ?

Le Venezuela, connu pour ses réserves pétrolières, est également riche en minerais comme l’or, le diamant, la bauxite ou le coltan. L’Arc minier, un territoire de 112,000 km², est devenu un véritable Far West où gangs et groupes armés, souvent en collusion avec les forces de sécurité, règnent en maîtres.

« Il y a un contrôle des bandes armées, organisées, qui se font appeler syndicats, mais plus récemment + le système + parce qu’elles sont tellement bien implantées », explique Lisseth Boon, auteur de l’enquête « Oro malandro » (Or bandit).

Pourquoi cela dérange

Ce qui est dérangeant, c’est cette danse macabre entre l’ouverture à l’investissement étranger et la réalité chaotique des zones minières. Comment peut-on promettre un environnement sûr pour les investisseurs quand des groupes armés font la loi ? C’est un peu comme inviter des enfants à une fête d’anniversaire dans une maison en feu.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont claires : l’exploitation des ressources naturelles par des entreprises étrangères, souvent au détriment des communautés locales et dans un climat d’insécurité. Les promesses de prospérité se heurtent à la réalité d’un pays où l’argent coule à flots, mais où la population reste assoiffée de droits fondamentaux.

Lecture satirique

Le discours politique est un véritable chef-d’œuvre de contradictions. D’un côté, on vante les mérites de l’investissement étranger, de l’autre, on laisse des gangs contrôler les mines. C’est un peu comme si on disait : « Venez, investissez chez nous, mais attention, il y a des ours dans le jardin ! »

Effet miroir international

Ce scénario n’est pas sans rappeler d’autres dérives autoritaires à travers le monde. Les États-Unis, en particulier, semblent jouer un double jeu, prônant la démocratie tout en soutenant des régimes qui favorisent leurs intérêts économiques. C’est un peu comme si l’on applaudissait un magicien tout en sachant qu’il a caché sa main derrière son dos.

À quoi s’attendre

À l’avenir, il est probable que le Venezuela continue de sombrer dans cette spirale où les intérêts étrangers priment sur les droits des citoyens. Les promesses de prospérité risquent de se transformer en mirages, laissant la population dans l’ombre de l’exploitation.

Sources

Source : www.la-croix.com

Visuel — Source : www.la-croix.com
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