La farce vénézuélienne : quand les promesses de salaire se heurtent à la réalité

Alors que la police tire des gaz lacrymogènes sur des manifestants réclamant des augmentations de salaire, la présidente par intérim Delcy Rodriguez promet une « augmentation responsable ». Un bel exemple de décalage entre promesses et réalité.

Jeudi 9 avril, à Caracas, la police vénézuélienne a décidé d’accueillir les manifestants avec des gaz lacrymogènes. Ces derniers, environ 2 000, avaient l’audace de réclamer des augmentations de salaire devant le palais présidentiel de Miraflores. « Allons jusqu’à Miraflores ! » criaient-ils, comme si leur présence pouvait réellement effrayer le pouvoir en place. Mais visiblement, la peur ne semble pas être du côté des manifestants, mais plutôt de ceux qui tirent sur la foule.

Ce qui se passe réellement

Les manifestations au Venezuela sont devenues aussi rares que les augmentations de salaire. Depuis la répression des rassemblements de l’opposition au président déchu Nicolas Maduro, les syndicats et les travailleurs se plaignent de salaires « de misère » gelés depuis quatre ans. La présidente par intérim, Delcy Rodriguez, a promis une « augmentation responsable » des salaires, mais sans donner de chiffres précis. Une promesse qui semble aussi vide que les poches des Vénézuéliens.

Pourquoi cela dérange

Le salaire minimum au Venezuela est actuellement de 0,27 dollar, soit 130 bolivars, alors que l’inflation annuelle dépasse les 600 %. Les salaires peuvent atteindre 150 dollars avec les primes versées par l’État, mais ce montant est insuffisant pour couvrir le panier alimentaire de base d’une famille, estimé à 645 dollars. Les promesses de Rodriguez semblent donc plus être une farce qu’une réelle intention d’améliorer la vie des citoyens.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont désastreuses : des retraités comme Mariela Diaz et Mauricio Ramos dénoncent les « mensonges » et les « pseudo-augmentations de salaire ». La réalité est que la majorité des Vénézuéliens continuent de vivre dans la pauvreté, tandis que les dirigeants jouent avec les mots pour masquer leur inaction.

Lecture satirique

Il est presque comique de voir une présidente promettre des augmentations de salaire alors que le peuple crie famine. Rodriguez, qui a été la dernière vice-présidente de Maduro, semble avoir hérité du talent de son prédécesseur pour jongler avec les chiffres. « Augmentation responsable », vraiment ? Peut-être qu’elle devrait d’abord apprendre à définir ce qu’est un salaire digne.

Effet miroir international

Cette situation n’est pas sans rappeler les dérives autoritaires d’autres pays, où les dirigeants se cachent derrière des promesses vides tout en réprimant les voix dissidentes. Les États-Unis et la Russie, par exemple, ont également leur lot de promesses non tenues et de répressions violentes. Mais au Venezuela, la farce atteint des sommets.

À quoi s’attendre

Si la tendance actuelle se poursuit, les Vénézuéliens peuvent s’attendre à plus de gaz lacrymogènes et moins de pain. Les promesses de Rodriguez ne changeront rien à leur quotidien, et la répression continuera d’étouffer toute forme de contestation.

Sources

Source : www.lemonde.fr

Visuel — Source : www.lemonde.fr
Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire