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La troisième édition de la Vendée
Arctique – Les Sables d’Olonne, dont le départ sera donné le 7
juin, a été présentée ce jeudi. Les skippers n’auront pas de
parcours impératif mais devront absolument franchir le 66e
parallèle Nord.
C’est assez rare dans la course en large, mais les skippers qui
prendront le départ de la troisième Vendée Arctique – Les Sables
d’Olonne le 7 juin prochain n’auront pas de parcours impératif à
respecter. Ils partiront et arriveront aux Sables d’Olonne, en
Vendée, et entre-temps, leur seule obligation (et non des moindres
!) sera d’aller franchir, à la longitude de leur choix, le 66e
parallèle Nord, également appelé Cercle polaire arctique, au nord
de l’Islande. « Ce format inédit ouvre un champ très
large de trajectoires possibles, tandis que cette latitude extrême,
jamais atteinte jusqu’ici en IMOCA, renforce le caractère exigeant
et engagé de la Vendée Arctique », se réjouissent les
organisateurs.
Lors de la première édition (remportée par Jérémie Beyou), les
skippers devaient atteindre un point entre le Groenland et
l’Islande, puis un autre point sur la même longitude que Les Sables
d’Olonne, afin de former un triangle. Lors de la deuxième
(remportée par Charlie Dalin), les skippers devaient faire le tour
de l’Islande, mais la course avait finalement été raccourcie en
raison de la météo. Si tout se passe bien, l’édition 2026
entre sept et dix jours. Course disputée en solitaire et sans
assistance, la Vendée Arctique – Les Sables d’Olonne est la
première course qualificative pour le Vendée Globe 2028.
Goodchild et Dorange seront
là
Dix skippers ont déjà confirmé leur présence en juin prochain.
Parmi eux, Sam Goodchild, qui remplace au pied levé Charlie Dalin,
qui lutte contre un cancer, à la barre de Macif, mais aussi la
jeune Violette Dorange, qui va débuter son aventure en solitaire
avec Initiatives-Coeur, qu’elle a rejoint l’an passé. Muriel Cousin
(Coup de pouce) et Arnaud Boissières (April Marine) sont également
annoncés. Ils étaient 20 puis 25 skippers au départ lors
des deux premières éditions, mais la situation économique est
compliquée pour les Imoca, et la difficulté de la course peut
également en rebuter quelques uns « La situation
économique, géopolitique, politique est assez incertaine et du
coup, il y a un impact non négligeable sur le sponsoring, qui est
quand même le mode de financement de notre catégorie, explique
Antoine Mermod, le président de la classe IMOCA, à France
3. « C’est une course qui est extrêmement engagée pour
les skippers. C’est vrai qu’on en a un certain nombre qui se
préparent pour le prochain Vendée Globe, mais qui n’ont pas encore
tout à fait le niveau d’aller prendre de tels risques. » Aux
skippers présents d’en profiter.
Vendée Arctique : Une Course au Cœur des Contradictions
Le 7 juin, les skippers de la Vendée Arctique s’élanceront sans parcours impératif, mais avec l’obligation de franchir le 66e parallèle Nord. Une liberté qui pourrait bien ressembler à une illusion.
La troisième édition de la Vendée Arctique – Les Sables d’Olonne, présentée ce jeudi, promet une aventure inédite. Les skippers, au lieu de suivre un parcours rigide, auront la liberté de choisir leur trajectoire, tant qu’ils franchissent le 66e parallèle Nord. Une innovation qui, selon les organisateurs, « ouvre un champ très large de trajectoires possibles » tout en renforçant le caractère exigeant de la course. Mais qui peut vraiment croire que cette liberté ne cache pas des défis bien plus grands ?
Ce qui se passe réellement
Les skippers, qui prendront le départ le 7 juin, n’auront pas de parcours impératif à respecter. Ils partiront et arriveront aux Sables d’Olonne, mais devront obligatoirement franchir le 66e parallèle Nord, au nord de l’Islande. Lors des éditions précédentes, les parcours étaient plus définis, mais la météo avait déjà forcé des raccourcis. Cette fois, la course pourrait durer entre sept et dix jours, mais sans assistance, ce qui soulève des questions sur la sécurité et la préparation des participants.
Goodchild et Dorange seront là
Dix skippers ont déjà confirmé leur participation, dont Sam Goodchild, remplaçant de Charlie Dalin, actuellement en lutte contre un cancer. La jeune Violette Dorange, qui débute son aventure avec Initiatives-Cœur, sera également de la partie. Mais la situation économique des Imoca est préoccupante, et Antoine Mermod, président de la classe IMOCA, souligne que l’incertitude géopolitique impacte le sponsoring, essentiel pour financer cette catégorie. « C’est une course extrêmement engagée », dit-il. Mais qui peut se permettre de prendre de tels risques dans un contexte aussi instable ?
Pourquoi cela dérange
Cette liberté apparente de parcours soulève des incohérences. D’un côté, on nous vante l’innovation et l’engagement, de l’autre, on constate que le manque de sponsors et les difficultés économiques pourraient dissuader des skippers de participer. La promesse d’une aventure exaltante se heurte à la réalité d’une compétition de plus en plus élitiste.
Ce que cela implique concrètement
Les skippers présents devront naviguer dans des conditions potentiellement extrêmes, sans assistance, ce qui pourrait avoir des conséquences dramatiques. La liberté de choix de parcours pourrait se transformer en un véritable parcours du combattant, où seuls les plus aguerris survivront.
Lecture satirique
Ironiquement, cette course qui se veut un symbole de liberté pourrait bien devenir un reflet des dérives autoritaires que l’on observe ailleurs dans le monde. Comme dans certaines politiques qui promettent la liberté tout en imposant des contraintes invisibles, la Vendée Arctique pourrait se transformer en une course où seuls les plus riches et les plus préparés ont une chance de succès. Une belle métaphore de notre époque, où la liberté est souvent synonyme d’exclusion.
Effet miroir international
À l’échelle mondiale, cette situation rappelle les discours politiques de certains leaders autoritaires qui promettent la liberté tout en renforçant leur contrôle. Les skippers, tout comme les citoyens, se retrouvent souvent piégés dans des systèmes qui valorisent l’apparence de la liberté tout en restreignant les véritables choix.
À quoi s’attendre
Si la tendance actuelle se maintient, la Vendée Arctique pourrait devenir un événement de plus en plus élitiste, où seuls quelques skippers triés sur le volet auront la chance de participer. La promesse d’une aventure accessible à tous pourrait se transformer en un mirage, laissant sur le carreau ceux qui n’ont pas les moyens de se préparer adéquatement.
Sources




