2, 32 euros le litre de gazole, 2 euros le litre de sans-plomb 95. En pleine période des vacances de Pâques, à la pompe, les automobilistes font la grimace. Certains renoncent aux destinations lointaines et cela pourrait faire le bonheur des campings des acteurs du tourisme dans la région. À condition que la situation ne dure pas trop longtemps.

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« À cette époque de l’année, on devrait être en Espagne »… Pascal a un petit mouvement d’épaules, comme pour signifier un petit tant pis. À la place, il est en Bretagne, ça rime ! « Au moment de partir, le conflit s’est déclenché, ça nous a fait réfléchir un petit peu et on a pris la décision de partir dans un périmètre qui nous permettait de rentrer avec un plein de carburant. »

Le calcul a été rapide, entre Niort, où il habite et Dinard, il y a un peu moins de 400 kilomètres. Contre 1 500 pour aller boire de la sangria sur la Costa Bianca ! « Étant donné que les finances ne sont pas extensibles, il faut trouver des solutions », résume le vacancier.

Un petit rayon de soleil sur le camping du Port-Blanc de Dinard.

© Vincent Bars / France Télévisions

Quelques camping-cars plus loin, Patrick a lui aussi renoncé. Généralement, il quitte Saint-Méloir pour partir dans le Sud-Finistère ou dans le Morbihan. Cette fois, il est parti en vacances à 15 kilomètres de son domicile. « Si j’allais là-bas, c’était deux pleins ou deux pleins et demi, là, j’ai fait 5 ou 6 litres de gazole, il y a quand même une grosse différence. »

Il y a la question du prix et puis aussi les incertitudes créées par le conflit. « Je n’avais pas envie de me retrouver là-bas à sec avec des stations fermées, continue Patrick. Si c’est un peu plus cher, c’est un peu plus cher, mais s’il faut pousser la voiture, moi, ça me va plus du tout. Je ne voulais pas me retrouver en panne sèche quelque part. »

Des séjours en Bretagne qui feront peut-être le bonheur des structures bretonnes. « Il est beaucoup trop tôt pour le savoir, » explique Hugo Molins, assistant de direction du camping du Port Blanc à Dinard.

Dans ce camping, ce dimanche 12 avril, une centaine d’emplacements sur les 170 du site sont occupés. « Nous avons beaucoup de clients qui viennent de Rennes, de Nantes, du Mans, de Laval, des gens qui sont à moins de deux heures de route, parce qu’évidemment l’impact est moindre sur des petits trajets que sur des gros trajets à travers l’Europe, analyse Hugo Molins, mais il y a aussi des Allemands, quelques Suisses, des Belges… Il n’y a pas de grosse différence avec les années précédentes. »

« Mais sur la semaine en cours, il y a quand même eu deux annulations à cause de la flambée des cours du carburant, signale-t-il. Après ce n’est pas tant des personnes qui annulent que des gens qui ne réservent pas ou qui attendent de voir ce qui va se passer. Certains se sont dit, si ça ne dure, on partira plus tard, mais si les prix du carburant restent élevés, on aura peut-être des séjours plus courts… On verra ce que l’avenir nous réserve ! »

La vue sur mer du camping du Port-Blanc de Dinard. A cause du prix de l’essence, Pascal a renoncé à l’Espagne pour la Bretagne… ce n’est pas mal non plus !

© Vincent Bars / France Télévisions

Les ponts de mai permettront sans doute d’en savoir plus sur la tendance. « Là, on est encore dans une période où les gens réservent au dernier moment et puis tout peut basculer d’un jour à l’autre », espère l’assistant de direction. « Les gens feront sans doute des arbitrages sur les loisirs, mangeront davantage dans leur camping-car qu’au restaurant, les séjours raccourciront un peu. »

Car ensuite, l’été se dessine. Et si le prix de l’essence ne baisse pas, Dominique n’est pas sûr de repartir en vacances. Cette semaine, il découvre la côte bretonne. « On s’est dit, on se serrera un peu la ceinture à la maison, on part en vacances, mais si ça dure, on se posera la question« , reconnaît le touriste belge. » On est quand même à 1000 kilomètres de chez nous… Alors, on espère que les prix vont baisser… En Belgique, comme en France ! »

(Avec Hugo Lauzy)

Vacances en Bretagne : Quand le prix du carburant fait rimer tourisme avec économie

2,32 euros le litre de gazole, 2 euros le litre de sans-plomb 95. En pleine période des vacances de Pâques, les automobilistes font la grimace. Entre renoncements et choix économiques, la Bretagne pourrait bien devenir la destination de choix… à condition que la situation ne dure pas trop longtemps.

INTRODUCTION

À l’heure où l’on devrait savourer un bon mojito sur une plage espagnole, voilà que nos vacanciers se retrouvent à contempler les vagues bretonnes. La raison ? Un prix du carburant qui ferait rougir d’envie les plus ardents défenseurs de la décroissance. Entre la flambée des prix et les conflits internationaux, les vacanciers doivent désormais jongler avec leur budget, transformant leurs rêves d’évasion en réalités de proximité.

Ce qui se passe réellement

Pascal, en Bretagne au lieu de la Costa Blanca, résume la situation : « Au moment de partir, le conflit s’est déclenché, ça nous a fait réfléchir un petit peu. » En effet, entre Niort et Dinard, il n’y a que 400 kilomètres, contre 1 500 pour la sangria. Un calcul simple, mais révélateur d’une réalité économique qui pousse les vacanciers à revoir leurs ambitions à la baisse.

Patrick, quant à lui, a troqué le Sud-Finistère pour un camping à 15 kilomètres de chez lui. « Si j’allais là-bas, c’était deux pleins ou deux pleins et demi. Là, j’ai fait 5 ou 6 litres de gazole, il y a quand même une grosse différence. » Une différence qui ne fait pas que des heureux, mais qui pourrait bien faire le bonheur des campings bretons.

Pourquoi cela dérange

Cette situation met en lumière une incohérence flagrante : alors que les discours politiques promettent un avenir radieux, la réalité des prix du carburant et des conflits internationaux viennent balayer ces promesses d’un revers de main. Les vacanciers sont contraints de s’adapter à une réalité qu’ils n’ont pas choisie, et ce, au détriment de leurs envies de voyage.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont directes : des annulations de réservations, des séjours raccourcis, et un tourisme local qui peine à s’organiser face à une demande fluctuante. Hugo Molins, assistant de direction d’un camping à Dinard, note que « sur la semaine en cours, il y a quand même eu deux annulations à cause de la flambée des cours du carburant. » Les vacanciers, inquiets, choisissent de ne pas réserver ou d’attendre de voir comment la situation évolue.

Lecture satirique

Ironiquement, alors que les politiques prônent un retour à la normalité, la réalité est tout autre. Les promesses de croissance économique et de prospérité se heurtent à la dure réalité des prix qui s’envolent. Les vacanciers, pris en étau entre leurs envies et leurs moyens, se retrouvent à faire des arbitrages sur leurs loisirs. « On espère que les prix vont baisser… En Belgique, comme en France ! » s’inquiète Dominique, un touriste belge.

Effet miroir international

En parallèle, cette situation rappelle les dérives autoritaires et les politiques ultraconservatrices qui, à travers le monde, font peser des incertitudes sur les populations. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les décisions politiques semblent souvent déconnectées des réalités vécues par les citoyens. La flambée des prix du carburant en Bretagne n’est qu’un écho de ces tensions globales.

À quoi s’attendre

Les ponts de mai pourraient bien être révélateurs de la tendance. Les vacanciers continueront-ils à faire des choix économiques au détriment de leurs désirs ? Les campings bretons, pris d’assaut par des vacanciers de proximité, devront s’adapter à cette nouvelle réalité. Si les prix du carburant ne baissent pas, il est fort à parier que les séjours se raccourciront encore.

Sources

Source : france3-regions.franceinfo.fr

Flambée des prix des carburants. Quel impact pour le tourisme en Bretagne ?
Visuel — Source : france3-regions.franceinfo.fr
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