Université Cheikh-Anta-Diop : Quand la fermeture des pavillons devient un acte de résistance
Près de deux mois après la mort tragique d’un étudiant, les autorités sénégalaises ferment toujours deux pavillons, laissant 1 000 étudiants dans le besoin. Une situation qui soulève des questions sur la gestion des crises.
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Il est fascinant de voir comment, dans un pays où l’éducation est censée être une priorité, les étudiants de l’université Cheikh-Anta-Diop de Dakar se retrouvent à vivre une véritable odyssée. Après des violences ayant coûté la vie à Abdoulaye Ba, les pavillons F et B sont toujours fermés, comme si la sécurité des étudiants était un concept aussi flou que les promesses gouvernementales. Pendant ce temps, les examens continuent, et les étudiants, privés de logements, se battent pour leurs droits avec la détermination d’un gladiateur dans l’arène.
Ce qui se passe réellement
Le collectif des amicales de l’Ucad a dénoncé, le 7 avril, la fermeture prolongée des deux bâtiments, qui logent près de 1 000 étudiants. Cette décision, prise sous prétexte d’une enquête suite à un incendie lors d’une intervention policière, est jugée injuste par les étudiants. Seydou Sow, un étudiant, a déclaré : « On a un millier et quelques d’étudiants privés de logements. Les coûts et les examens continuent de dérouler. Ces étudiants sont vraiment dans le besoin. » En parallèle, les étudiants exigent le paiement de leurs arriérés de bourses, une situation qui semble être devenue la norme plutôt qu’une exception.
Pourquoi cela dérange
La fermeture des pavillons est une illustration parfaite de l’absurdité bureaucratique. Alors que le reste du campus a rouvert, ces deux bâtiments restent fermés, comme si les autorités avaient décidé de punir les étudiants pour avoir eu le malheur de se retrouver au mauvais endroit au mauvais moment. Cette incohérence soulève des questions sur la véritable intention des autorités : protéger les étudiants ou les maintenir sous contrôle ?
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de cette fermeture sont dramatiques. Les étudiants se retrouvent sans logement, ce qui complique leur accès à l’éducation. De plus, la demande de prise en charge des blessés lors de l’intervention policière reste sans réponse, laissant les victimes dans l’oubli. La suspension des cours en hommage à Abdoulaye Ba n’est qu’un geste symbolique face à une réalité bien plus sombre.
Lecture satirique
Il est presque comique de voir les discours politiques promettant une éducation accessible et de qualité, alors que la réalité est tout autre. Les autorités semblent plus préoccupées par la gestion de l’image que par le bien-être des étudiants. La promesse d’une éducation pour tous se transforme en une farce tragique, où les étudiants sont réduits à des pions sur un échiquier politique.
Effet miroir international
Cette situation n’est pas sans rappeler les dérives autoritaires observées ailleurs dans le monde. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, la gestion des crises par la répression et le contrôle est devenue une norme. Les étudiants de l’Ucad se battent non seulement pour leurs droits, mais aussi contre un système qui semble vouloir les étouffer.
À quoi s’attendre
Si la situation ne change pas rapidement, on peut s’attendre à une escalade des tensions sur le campus. Les étudiants, déjà à bout, pourraient intensifier leurs actions pour faire entendre leur voix. La promesse d’une réouverture des pavillons dans un délai de 48 heures semble être une lueur d’espoir, mais la réalité pourrait bien les décevoir.


