Installée depuis six ans dans les Cotswolds avec son mari et leurs trois enfants, l’Américaine Audrey Ann Masur raconte les décalages auxquels sa famille est confrontée au Royaume-Uni. Des différences de vocabulaire aux réactions suscitées par son accent, son témoignage décrit une intégration faite de rencontres, de malentendus et d’ajustements.

Des mots qui ne veulent pas toujours dire la même chose
Dans un témoignage relayé par Courrier international le 27 octobre 2026, Audrey Ann Masur évoque les surprises provoquées par les variantes de l’anglais. Le mot « pants », par exemple, désigne un pantalon en anglais américain, mais des sous-vêtements en anglais britannique. Cette différence a été à l’origine d’un moment gênant pour elle.
Son accent américain attire aussi l’attention. Masur raconte que certaines personnes semblent reculer lorsqu’elle parle, tandis que d’autres l’interrogent sur la politique des États-Unis. Elle rapporte notamment des questions sur les armes à feu, ainsi qu’une remarque reçue dans un supermarché au sujet de son vote.
Trouver sa place dans la vie du village
La famille se distingue parfois par ce que Masur décrit comme son tempérament américain plus bruyant. Pour s’ancrer dans son nouvel environnement, elle s’est impliquée dans la vie locale, notamment à l’école et à l’église. Une femme âgée rencontrée dans ce cadre est devenue, selon son récit, une figure de grand-mère pour ses enfants.
Les liens amicaux, eux, se nouent plus lentement. Masur estime que les Anglais qu’elle côtoie sont moins démonstratifs que les Américains. Son expérience souligne ainsi que l’installation dans un pays ne fait pas disparaître les différences de codes sociaux, même lorsque les langues sont proches.
Une identité entre deux pays
Les enfants du couple ont grandi en Angleterre, mais doivent parfois répondre aux remarques sur leur pays d’origine. Ils composent avec une identité à la fois britannique et américaine, explique leur mère, qui dit avoir trouvé un équilibre malgré les difficultés.
Son récit ne présente pas l’intégration comme un parcours uniforme : il s’appuie sur son expérience familiale, faite d’incompréhensions, mais aussi de liens noués dans le village. Masur évoque également, sur le ton de la plaisanterie, la possibilité que cette approche soit utile à Meghan, l’épouse du prince Harry.
Source : Courrier international – Actualités France et Monde, vidéos, infographies (www.courrierinternational.com)
Article original : Consulter la source originale







