Un père découvre la mort de son fils quatre mois après et conteste une facture de 3 800 euros
Mise à jour le 2026-03-26 17:30:00 : Un père du Doubs apprend tardivement le décès de son fils sans-abri à Bordeaux et reçoit une facture pour la conservation de son corps.
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Alerte : Aucune confirmation indépendante n’a pu être obtenue à partir de sources fiables. Cette information est à considérer avec prudence.
À Saint-Maurice-Colombier, près de Montbéliard, Laurent Simon a appris la mort de son fils dans des circonstances aussi tardives que brutales. Ange Simon, 39 ans, sans domicile fixe, est décédé en avril 2025 dans la région de Bordeaux. Son corps n’a pourtant été identifié par son père qu’au début du mois de septembre, soit quatre mois plus tard.
Selon les informations de Ici Belfort-Montbéliard, le corps de l’homme a été retrouvé dans une voiture, sur un parking de la commune de Bouliac. Souffrant d’addictions et éloigné de sa famille, il n’entretenait que des liens distendus avec ses proches. C’est « une rumeur colportée par des proches de son fils » qui a conduit Laurent Simon à entreprendre des démarches auprès de la mairie de Belfort pour confirmer le décès.
En contactant ensuite le CHU de Bordeaux, le père découvre que la dépouille de son fils est conservée depuis plusieurs mois à la chambre mortuaire de l’établissement, en attente d’une inhumation dans le carré des indigents. Peu après, il reçoit une facture de 3 800 euros correspondant aux frais de conservation.
« S’ils m’avaient prévenu… »
Laurent Simon conteste cette demande, estimant qu’il aurait pu organiser les obsèques s’il avait été informé à temps. « S’ils m’avaient prévenu dans les jours qui ont suivi son décès, je serais venu tout de suite », affirme-t-il à la radio locale.
De son côté, le CHU de Bordeaux rappelle qu’il n’est pas chargé de prévenir les familles. « L’établissement n’a ni la responsabilité ni la compétence de rechercher les familles des personnes décédées », indique-t-il, précisant que ces frais relèvent juridiquement des frais funéraires.
D’après le collectif Les Morts de la Rue, cité par la radio, ce type de situation reste fréquent : l’isolement des personnes sans-abri retarde souvent l’identification et l’information des proches. En outre, en 2025, 956 personnes sans domicile sont décédées en France selon les chiffres du collectif.
Que dit la loi en France ?
En droit français, l’hôpital n’a aucune obligation de rechercher les proches d’un défunt : cette mission relève des autorités administratives. La conservation du corps en chambre mortuaire est gratuite quelques jours seulement (entre trois et six jours), puis devient payante. Ces frais sont juridiquement assimilés aux frais funéraires, à la charge des héritiers, même en cas de renonciation à la succession : cette obligation relève du devoir alimentaire. En l’absence de famille identifiée, c’est la commune qui organise les obsèques, mais elle peut ensuite se retourner contre les proches s’ils sont retrouvés.
Ce qu’il faut savoir
- Le fait : Un père découvre le décès de son fils sans-abri quatre mois après sa mort.
- Qui est concerné : Les familles de personnes sans domicile fixe.
- Quand : Décès en avril 2025, identification en septembre 2025.
- Où : Bordeaux, France.
Contexte
Ce cas met en lumière les difficultés rencontrées par les familles de personnes sans-abri en matière d’identification et d’information sur les décès. L’isolement de ces individus complique souvent la communication avec leurs proches.
Sources
Source d’origine : Voir la publication initiale
Date : 2026-03-26 17:30:00 — Site : www.ladepeche.fr
Auteur : Cédric Balcon-Hermand — Biographie & projets
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Publié le : 2026-03-26 17:30:00 — Slug : il-apprend-le-deces-de-son-fils-quatre-mois-apres-sa-mort-et-recoit-une-facture-de-3-800-euros-de-la-part-de-lhopital
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