Un parquet à Anvers : l’illusion d’une solution contre le trafic de drogue
Création d’un parquet à Anvers, mais la justice belge manque de magistrats. Une mesure visible, mais est-ce vraiment efficace ?
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La ministre Verlinden a décidé de créer un parquet à Anvers pour lutter contre le trafic de drogue. Une initiative qui brille par sa visibilité, mais qui soulève une question cruciale : est-ce vraiment la priorité alors que le système judiciaire belge est en crise, manquant cruellement de magistrats et de greffiers ?
Ce qui se passe réellement
Le risque est celui d’un empilement de structures dont les missions se recoupent, où la coordination devient un problème en soi, et où l’on crée davantage de cloisonnements qu’on n’en supprime. La création d’un parquet par la ministre Verlinden est une mesure visible, facilement communicable politiquement. Mais quand la justice belge manque de magistrats et de greffiers, on peut légitimement s’interroger sur l’opportunité de créer une nouvelle structure coûteuse, dont la création n’avait pas été annoncée dans l’accord de majorité Arizona, avant même d’avoir sécurisé les ressources nécessaires.
La priorité ne devrait-elle pas être de mieux coordonner ce qui existe déjà ? Le modèle néerlandais repose sur une logique différente : plutôt que de multiplier les structures, Rotterdam a réuni parquet, police portuaire, douanes et ville autour d’une même table. Avec des résultats tangibles.
La Belgique ferait bien de s’en inspirer. Créer une nouvelle instance, c’est plus visible qu’optimiser l’existant. C’est aussi, souvent, moins efficace.
Pourquoi cela dérange
Cette initiative soulève des incohérences flagrantes. Alors que le système judiciaire est déjà saturé, la création d’un nouveau parquet semble être une solution de façade, une manière de faire du bruit sans véritable impact. La question se pose : pourquoi ne pas renforcer les structures existantes avant d’en créer de nouvelles ?
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences directes de cette décision sont préoccupantes. En multipliant les instances, on risque de créer davantage de confusion et de cloisonnement, rendant la coordination encore plus difficile. Cela pourrait aggraver la situation au lieu de l’améliorer.
Lecture satirique
Il est ironique de constater que, dans un pays où la justice est déjà en crise, on choisit de créer une nouvelle structure plutôt que de renforcer les ressources existantes. C’est un peu comme si l’on décidait de construire un étage supplémentaire sur une maison qui menace de s’effondrer. Les promesses politiques brillent par leur éloquence, mais la réalité est tout autre.
Effet miroir international
Dans un monde où les dérives autoritaires et les politiques ultraconservatrices se multiplient, cette situation en Belgique rappelle les choix discutables de certains gouvernements qui préfèrent l’apparence à l’efficacité. Les États-Unis et la Russie, par exemple, ont souvent été critiqués pour leurs décisions qui semblent plus axées sur la communication que sur des solutions réelles. La Belgique, en multipliant les structures, ne fait-elle pas écho à ces dérives ?
À quoi s’attendre
Si cette tendance se poursuit, on peut s’attendre à une aggravation des problèmes judiciaires en Belgique. La création de nouvelles instances sans véritable réflexion sur les ressources nécessaires pourrait mener à une situation encore plus chaotique.



