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Un enfant de neuf ans a été séquestré dans une camionnette, notamment par son père pendant plus d’un an à Hagenbach, dans le Haut-Rhin. Le procureur de la République chargé de l’enquête s’interroge samedi 11 avril sur le déroulement des faits qui ont conduit à ce drame. Comment les voisins, les proches et les autorités ont-ils pu ne rien voir ni savoir ? Qui aurait pu intervenir plus tôt ?
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
C’est une petite rue sans histoire. Un quartier paisible à Hagenbach (Haut-Rhin) devenu le lieu d’une affaire hors norme. Dans la cour, un enfant de neuf ans a passé plus d’un an caché dans une camionnette, séquestré par son père sans que personne ne s’en rende compte. Dans le quartier, c’est l’incompréhension et la culpabilité qui ont gagné samedi 11 avril les riverains : « Ce gamin, coincé aussi longtemps dans cette camionnette, et qu’on ne remarque rien, qu’on n’entende rien. À un moment donné, ce pauvre gosse a dû avoir froid, a dû avoir faim, et on est là à côté, et puis voilà », réagit une habitante.
Difficile de réaliser et d’accepter, d’autant que bien des questions se posent. Comment notamment un enfant a-t-il pu être caché aussi longtemps sans que cela ne déclenche une alerte ? Le père racontait autour de lui que le petit garçon avait été hospitalisé pour des raisons psychiatriques. Mais cela ne suffit pas à tout expliquer pour les habitants. « Est-ce que la famille aurait pu se dire : où est passé le petit ? Au-delà même des services sociaux ou de l’Éducation nationale », se questionne l’une d’entre eux. « Pourquoi l’école n’a-t-elle pas demandé où allait l’enfant ? Dans quelle école il irait après ? Peut-être que ce serait pas mal de savoir à ce niveau-là ce qu’il y a eu », poursuit un autre.
Ce que l’on sait samedi 11 avril, c’est que l’enfant était scolarisé à Mulhouse en cours préparatoire durant l’année scolaire 2023-2024. L’école avait classé son dossier lorsque la famille, qui avait déménagé à Hagenbach, a annoncé qu’il serait scolarisé ailleurs. Mais le petit garçon ne fréquentera jamais l’école de son nouveau village et va comme disparaître des radars. Pour les associations de défense des droits des enfants, c’est la preuve de failles dans le suivi des élèves.
« Il faut qu’on mette à plat tout ce qui va permettre, au niveau scolaire, de s’assurer qu’un enfant qui quitte un établissement scolaire soit bien inscrit dans un nouvel établissement, que toutes les mesures soient prises d’une académie à une autre, d’une transmission d’école à une autre », explique Martine Brousse, cofondatrice de la Voix de l’enfant. Dans le Haut-Rhin, l’enquête qui se poursuit tentera d’établir toutes les responsabilités. L’association La Voix de l’Enfant, elle, a décidé de se porter partie civile dans cette affaire.
Un enfant séquestré : un drame passé sous silence à Hagenbach
Un enfant de neuf ans a été séquestré dans une camionnette par son père pendant plus d’un an, révélant des défaillances alarmantes dans le suivi des enfants par les autorités.
INTRODUCTION
À Hagenbach, une petite rue sans histoire est devenue le théâtre d’un drame inimaginable : un enfant de neuf ans a été séquestré dans une camionnette par son père pendant plus d’un an. Comment un tel fait a-t-il pu passer inaperçu ? La réponse semble résider dans une combinaison d’indifférence et de défaillance systémique.
Ce qui se passe réellement
Le procureur de la République s’interroge sur le déroulement des événements qui ont conduit à cette situation. Les voisins, incrédules, se demandent comment ils ont pu ignorer la présence d’un enfant enfermé à quelques pas de chez eux. « Ce gamin, coincé aussi longtemps dans cette camionnette, et qu’on ne remarque rien, qu’on n’entende rien… » s’interroge une habitante, visiblement choquée.
Le père, pour justifier l’absence de son fils, a prétendu qu’il était hospitalisé pour des raisons psychiatriques. Une excuse qui, à première vue, semble avoir suffi à masquer la réalité. Mais où étaient les services sociaux ? L’Éducation nationale ? Les enseignants qui auraient dû s’inquiéter de l’absence prolongée d’un élève ?
L’enfant, scolarisé à Mulhouse, a disparu des radars après le déménagement de sa famille. Les associations de défense des droits des enfants soulignent ici une faille majeure dans le suivi des élèves : « Il faut s’assurer qu’un enfant qui quitte un établissement soit bien inscrit dans un nouvel établissement », déclare Martine Brousse, cofondatrice de la Voix de l’enfant.
Pourquoi cela dérange
Cette affaire met en lumière des incohérences flagrantes dans le système de protection de l’enfance. Comment un enfant peut-il disparaître sans que personne ne s’en aperçoive ? Les promesses des autorités de protéger les enfants semblent être de vains mots, déconnectés de la réalité.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de cette situation sont graves. Les enfants vulnérables, laissés sans surveillance, sont exposés à des dangers inimaginables. Cette affaire devrait servir de signal d’alarme pour une réforme urgente des mécanismes de suivi et de protection.
Lecture satirique
Il est ironique de constater que, dans un pays où l’on parle tant de protection de l’enfance, un enfant peut être séquestré sans que cela ne suscite d’alerte. Les discours politiques sur la sécurité des enfants semblent être de simples slogans, tandis que la réalité est tout autre.
Effet miroir international
Cette situation rappelle les dérives autoritaires observées ailleurs dans le monde, où les droits des enfants sont souvent bafoués au nom de la « protection ». Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les discours politiques se heurtent à une réalité bien plus sombre.
À quoi s’attendre
Si cette affaire ne déclenche pas une prise de conscience collective, il est à craindre que d’autres enfants subissent le même sort. Les tendances actuelles montrent un besoin urgent de réévaluation des systèmes de protection.
Sources




