Tunisie : 285 atteintes aux droits, mais qui s’en soucie ?

285 atteintes aux droits et libertés en un an : un chiffre qui ferait rougir n’importe quel régime autoritaire, mais qui semble passer inaperçu sous le soleil tunisien.

En Tunisie, la situation des droits humains prend des allures de tragédie comique. Entre mars 2025 et février 2026, l’association Intersection pour les droits et les libertés a recensé 285 atteintes aux droits fondamentaux. Oui, vous avez bien lu : 285 ! Des violations de la liberté d’expression aux atteintes à l’intégrité physique, en passant par le droit à un procès équitable. Tout un programme, n’est-ce pas ?

Ce qui se passe réellement

Ce chiffre alarmant, rapporté par Al-Araby Al-Jadid, couvre un large éventail de violations. Le pouvoir, dans sa grande sagesse, a choisi d’adopter une approche sécuritaire pour gérer les défis de développement et les revendications sociales. Qui a besoin de droits quand on peut avoir la sécurité, n’est-ce pas ?

Dans son rapport intitulé “Sous le poids de la marginalisation : rapport sur l’intersectionnalité des violations au sein des régions”, l’ONG souligne que ces violations se concentrent dans le nord-ouest du pays, là où les populations sont les plus vulnérables. Un bel exemple de l’art de l’ignorer : les plus démunis sont ceux qui souffrent le plus, mais apparemment, cela ne dérange pas nos dirigeants.

Limiter le débat public

Les militants, opposants politiques et même de simples utilisateurs de réseaux sociaux sont régulièrement poursuivis pour avoir osé exprimer leurs opinions. Le décret 54, promulgué en septembre 2022, punit la publication de “fausses informations”. Une belle manière de dire : “Ne parlez pas, sinon vous serez punis !” Qui aurait cru que la liberté d’expression pouvait être si… dangereuse ?

Lors d’une conférence de presse le 17 mars, l’ONG a appelé à revoir le cadre législatif et à renforcer l’indépendance de la justice. Mais, après dix ans de parenthèse démocratique, l’autoritarisme s’installe sous la présidence de Kaïs Saïed, qui concentre tous les pouvoirs depuis le 25 juillet 2021. Une belle démonstration de l’efficacité du “tout pour le peuple, rien pour les droits”.

Pourquoi cela dérange

Ce qui est dérangeant, c’est l’incohérence entre les discours politiques et la réalité. D’un côté, on nous parle de démocratie, de droits et de libertés. De l’autre, on assiste à une répression systématique. C’est un peu comme si on promettait un festin tout en servant des miettes. La promesse d’un avenir radieux semble s’évanouir dans les méandres d’un autoritarisme rampant.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont directes : des voix étouffées, des droits piétinés et une population qui se résigne à vivre dans la peur. Les jeunes, en particulier, se retrouvent face à un mur d’indifférence et de répression. La question se pose : jusqu’où cela ira-t-il ?

Lecture satirique

Dans un monde idéal, les gouvernements seraient là pour protéger leurs citoyens, pas pour les museler. Mais en Tunisie, il semble que le gouvernement ait pris un virage à 180 degrés. Les promesses de liberté se sont transformées en menaces d’emprisonnement. C’est un peu comme si on promettait un voyage en première classe et qu’on se retrouvait coincé dans la soute.

Effet miroir international

Et pendant ce temps, à l’international, d’autres régimes autoritaires, comme ceux des États-Unis ou de la Russie, continuent de faire la leçon sur les droits humains. Peut-être qu’ils devraient d’abord balayer devant leur porte avant de donner des conseils. La dérive autoritaire semble être un sport mondial, et la Tunisie en est un des terrains d’entraînement.

À quoi s’attendre

À l’avenir, il est probable que la situation se détériore encore davantage. Si le pouvoir continue sur cette lancée, on peut s’attendre à une augmentation des atteintes aux droits et à une population de plus en plus résignée. La question n’est pas de savoir si cela va s’aggraver, mais quand.

Sources

Source : www.courrierinternational.com

Visuel — Source : www.courrierinternational.com
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