A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre la tuberculose, l’Agence régionale de santé Île-de-France rappelle que la région francilienne est la première région métropolitaine la plus touchée par la tuberculose. 

La tuberculose est une maladie infectieuse due à une bactérie bacille de Koch, seules les personnes atteintes de la forme respiratoire de la maladie sont contagieuses. La tuberculose se transmet par voie aérienne lorsque la personne malade parle, tousse ou éternue. Généralement, la transmission survient lors d’un contact étroit et prolongé avec la personne contagieuse. Il existe 2 formes d’infection tuberculeuse : 

  • L’infection tuberculeuse latente (ITL) : la bactérie est présente dans l’organisme à l’état latent. La personne atteinte n’est ni malade ni contagieuse.
  • La tuberculose maladie : la personne est malade et potentiellement contagieuse.

En France, il existe un système la surveillance de la tuberculose qui se base sur la déclaration des cas de tuberculose lorsque le diagnostic est posé par un médecin. Cette déclaration est signalée à l’Agence régionale de santé Île-de-France et au Centre de lutte anti-tuberculose (CLAT) du territoire. En effet, tout médecin ayant connaissance d’un cas de tuberculose doit le déclarer à l’ARS et au CLAT via la télé-déclaration e-DO. Cette démarche est indispensable pour déclencher rapidement les mesures de santé publique.

Alerter, signaler, déclarer

Les Centres de Lutte Anti-Tuberculose (CLAT), habilités par l’ARS, sont des acteurs clés dans la lutte contre la tuberculose. Ils ont notamment pour missions :

  • La conduite d’enquêtes autour de chaque cas et le dépistage personnes contact
  • Le suivi des personnes atteintes de tuberculose maladie et d’infection tuberculeuse latente
  • Le repérage et le suivi des personnes à risque de développer la maladie
  • Le rôle de centre ressource sur la tuberculose

L’ARS Île-de-France s’appuie sur une feuille de route régionale dédiée à la lutte contre la tuberculose. Le bilan de la feuille de route 2022-2025 met en évidence des bases solides et des évolutions positives, avec des progrès notables dans la collaboration entre les acteurs de la lutte antituberculeuse et la coordination territoriale. Toutefois, certains défis persistent, notamment en matière d’information et de sensibilisation au diagnostic précoce, de déclaration des cas, de prévention, de dépistage et de suivi des patients. Une nouvelle feuille de route régionale 2026-2029 est en cours d’élaboration pour renforcer ces points et consolider les actions à venir.

Rencontre avec le Dr Amel Medjahed-Artebasse, médecin Coordonnateur du Centre de Lutte Anti-Tuberculeuse (CLAT) des Hauts-de-Seine

La lutte anti-tuberculose en Île-de-France est particulièrement à forts enjeux sanitaires : la région représente à elle seule la moitié des cas de tuberculose déclarés en France. 

[Aborder la lutte antituberculeuse sous l’angle de] la santé publique permet de sortir d’une pratique strictement curative. Il ne s’agit plus seulement de traiter, mais d’éviter que les patients ne tombent malades, en travaillant à partir des déterminants sociaux et territoriaux de santé. L’approche est holistique, humaine, centrée sur la prévention, le lien avec les patients et l’organisation des parcours de soins. […]

Le travail dans des structures comme les CLAT (Centres de lutte anti-tuberculose) ne se limite pas à la prescription. Il inclut un accompagnement global : suivi sur plusieurs mois, travail sur la santé sexuelle, la prévention des addictions, l’éducation à la santé, la coordination avec d’autres structures. Ce suivi favorise la confiance, la continuité et le dialogue avec les patients, souvent absents du système de soins classique.

Ma vocation pour la santé publique [et la lutte antituberculeuse notamment], s’est faite lors de mon dernier semestre en médecine sociale. J’ai été marqué par des cas de tuberculose touchant des enfants issus de milieux a priori peu exposés. En enquêtant, nous avons découvert qu’un marchand soufflait dans les sacs de cacahuètes vendus devant l’école, contaminant ainsi les enfants. Ce constat a éveillé ma curiosité : la prévention est possible en observant les réalités concrètes et en agissant en amont. […]

Des interventions coordonnées du CLAT et de l’ARS Île-de- France

Face à un foyer de tuberculose chez des jeunes travailleurs à Boulogne, l’ARS a pu déployer rapidement des moyens adaptés : matériel avec un camion radio-mobile) équipes disponibles en horaires décalés, interprètes pour populations allophones, etc.

Ce maillage territorial est pensé pour garantir une offre de prévention homogène sur tout le département des Hauts-de-Seine, avec une attention particulière à l’accessibilité : une personne habitant à Bagneux ne doit pas être obligée d’aller à Nanterre pour une radiographie.

Ce réseau, construit bien avant les CPTS (communautés professionnelles territoriales de santé), inclut 36 communes et plusieurs centres (Antoine Béclère, CMS Malakoff, Ambroise Paré…). Le taux de dépistage est élevé (plus de 80% des personnes concernées), et le suivi des traitements atteint des taux d’adhésion remarquables (95%).

L’intégration du patient dans un parcours de soins est fondamentale :

  • Le patient est acteur de sa santé,
  • Le médecin généraliste est informé et impliqué dans la continuité des soins,
  • Le CLAT combine une activité clinique, de coordination et de pilotage.

Les interventions hors-les-murs, en entreprise ou dans des foyers, permettent une médecine communautaire adaptée et réactive, souvent en lien avec des partenaires locaux : OFFI, associations, établissements pénitentiaires, médecine scolaire…

Cette organisation territoriale, portée par l’ARS et les délégations départementales, assure un accompagnement adapté et financé, conditionné à une bonne connaissance fine du territoire et de ses besoins.

Enfin, cette démarche dépasse la simple prise en charge de malades : elle consiste à aller chercher les personnes exposées pour les protéger avant même qu’elles ne développent la maladie : c’est la véritable mission d’un service de santé publique. 

Retrouvez le témoignage complet : Médecin Coordonnateur du CLAT 92 « prévenir plutôt que guérir » | Agence régionale de santé Ile-de-France

Tuberculose : La France, championne des promesses non tenues

La tuberculose explose en Île-de-France, mais les politiques de santé semblent plus préoccupées par les discours que par l’action. Qui a dit que la santé publique était une priorité ?

À l’occasion de la journée mondiale de lutte contre la tuberculose, l’Agence régionale de santé Île-de-France nous rappelle avec une ferveur presque comique que la région est la première métropolitaine touchée par cette maladie. Oui, vous avez bien entendu, la France, pays des droits de l’homme, se retrouve à la traîne dans la lutte contre une maladie que l’on pensait reléguée aux oubliettes de l’histoire.

Ce qui se passe réellement

La tuberculose, cette maladie infectieuse causée par le fameux bacille de Koch, se transmet par voie aérienne. En gros, si vous êtes en contact prolongé avec une personne malade, vous risquez de l’attraper. En France, un système de surveillance existe, basé sur la déclaration des cas par les médecins. Mais, surprise ! Ce système semble avoir quelques failles, car la région Île-de-France représente à elle seule la moitié des cas de tuberculose déclarés en France. Les Centres de Lutte Anti-Tuberculose (CLAT) sont censés mener des enquêtes et suivre les patients, mais la réalité semble bien plus chaotique.

Pourquoi cela dérange

Les promesses de prévention et de suivi sont souvent contredites par la réalité. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : malgré une feuille de route régionale, les défis persistent en matière d’information et de sensibilisation. La lutte contre la tuberculose semble être un sujet de discussion, mais pas une priorité d’action. Les politiques de santé publique sont souvent plus préoccupées par les effets d’annonce que par des mesures concrètes.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont alarmantes : un taux de dépistage élevé, mais une réelle prise en charge des patients qui laisse à désirer. Les CLAT, bien que présents, peinent à offrir un suivi adéquat, laissant les patients dans l’incertitude. La santé publique devrait être une priorité, mais elle semble souvent reléguée au second plan.

Lecture satirique

Ironiquement, alors que les discours politiques fleurissent sur l’importance de la santé publique, la réalité est que la tuberculose continue de faire des ravages. Les promesses de prévention et de soins sont souvent aussi vides que les salles d’attente des CLAT. On pourrait presque croire que la santé publique est un sujet à la mode, mais pas une priorité réelle.

Effet miroir international

En regardant au-delà des frontières, on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec des politiques autoritaires qui négligent la santé de leurs citoyens. Les États-Unis et la Russie, par exemple, ont également leurs propres défis en matière de santé publique, mais ici, en France, nous avons la chance d’avoir un système qui, malgré ses défauts, tente de faire face à la situation. Mais à quel prix ?

À quoi s’attendre

Si les tendances actuelles se poursuivent, nous pouvons nous attendre à une aggravation de la situation. La tuberculose n’est pas une maladie à prendre à la légère, et les politiques de santé doivent évoluer pour répondre à cette crise. Il est temps de passer des discours aux actes.

Sources

Source : www.iledefrance.ars.sante.fr

Hausse des cas de tuberculose : comment se protéger efficacement contre la maladie ?
Visuel — Source : www.iledefrance.ars.sante.fr
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