Donald Trump s’est exprimé après la fin des négociations menées à Islamabad le 11 avril, qui n’ont pas permis d’aboutir à un accord entre les États-Unis et l’Iran. Dans un long post publié le 12 avril sur sa plateforme Truth Social, le président annonce que la marine militaire des États-Unis va bloquer “tout navire tentant d’entrer dans le détroit d’Ormuz ou d’en sortir”. Trump affirme que “d’autres pays” participeront à ce blocus, “sans fournir plus de détails”, souligne The Wall Street Journal.
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“L’Iran a promis d’ouvrir le détroit d’Ormuz et il ne l’a pas fait, en parfaite connaissance de cause”, déplore le président dans son post. Le blocus “sera effectif très rapidement”, a-t-il ensuite déclaré sur la chaîne Fox News.
“L’Iran tient de facto le détroit en otage, imposant un droit de péage et limitant les exportations de pétrole” dans cette artère cruciale, rappelle Axios. “Le blocus de Trump vise à renverser le rapport de force en privant l’Iran de ce levier de négociation et en l’empêchant d’exporter son propre pétrole”, ajoute le site selon lequel “Trump discute depuis plusieurs jours de cette option avec son équipe, au cas où les pourparlers diplomatiques échoueraient”.
“Acte de guerre”
Très tôt ce 12 avril, le président s’était contenté de partager sur son réseau social un article du site Just the News à propos justement de la “carte” du blocus que Trump pourrait jouer contre l’Iran, comme au Venezuela avant la capture du président Maduro.
“Un blocus naval est considéré comme un acte de guerre” et son imposition “aurait probablement de sérieuses implications pour d’autres pays utilisant cette voie navigable”, observe dans son direct The New York Times.
Qui plus est, prévient le Wall Street Journal, un tel blocus serait “un gros pari économique”, risquant d’“affecter plus fortement l’économie mondiale” en aggravant les difficultés d’approvisionnement en énergie, ainsi que les soubresauts des marchés. “De son côté, Téhéran semble en meilleure position sur le plan économique, au moins à court terme”, car il bénéficie du matelas offert par ses juteuses exportations depuis le début du conflit.
“J’ai aussi ordonné à nos forces navales de rechercher et de prohiber tout navire dans les eaux internationales qui aurait versé à l’Iran un droit de péage”, déclare le locataire de la Maison-Blanche dans son long post, ajoutant que les États-Unis vont “commencer à détruire les mines que les Iraniens ont déposées dans le détroit”.
Des déclarations qui laissent présager d’une “escalade navale autour du détroit”, commente le New York Times, et rendent encore plus précaire le cessez-le-feu conclu il y a cinq jours à peine, comme le note aussi The Washington Post.
Des sujets d’entente mais l’écueil du nucléaire
Dans cette première véritable réaction aux pourparlers, Trump souligne, comme l’avait fait son vice-président J.D. Vance, que l’Iran n’était pas prêt à abandonner son programme nucléaire. Il signale néanmoins une entente sur nombre de sujets qui restent malgré tout, selon lui, “sans importance comparé au fait de laisser la puissance nucléaire entre les mains” de Téhéran.
J.D. Vance et le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, chefs de file des deux délégations au Pakistan, n’ont pas fermé la porte à la diplomatie mais ont tous deux évoqué une impasse.
Trump conclut son long post en avertissant que l’armée des États-Unis se tient prête et, “au moment approprié”, menace-t-il, “liquidera le peu qui reste de l’Iran”.
Trump, le blocus et le détroit d’Ormuz : un acte de guerre ou un coup de bluff ?
Après l’échec des négociations avec l’Iran, Trump annonce un blocus naval. Une manœuvre qui pourrait bien faire chavirer l’économie mondiale.
Le 12 avril, Donald Trump, dans un élan de bravade sur sa plateforme Truth Social, a décidé de jouer les marins en chef. Après des négociations infructueuses à Islamabad, il a déclaré que la marine américaine allait bloquer « tout navire tentant d’entrer dans le détroit d’Ormuz ou d’en sortir ». Un blocus naval, rien que ça. Mais qui a dit que la diplomatie était la voie la plus simple ? Quand on peut jouer à la guerre, pourquoi se priver ?
Ce qui se passe réellement
Dans son post, Trump se plaint que « l’Iran a promis d’ouvrir le détroit d’Ormuz et il ne l’a pas fait, en parfaite connaissance de cause ». Il annonce que le blocus « sera effectif très rapidement » et accuse l’Iran de « tenir le détroit en otage ». En effet, il semble que le président américain ait décidé de transformer le détroit d’Ormuz en un véritable péage maritime, privant l’Iran de son levier de négociation. Ce blocus, selon Trump, est une réponse à l’échec des pourparlers diplomatiques, une option qu’il aurait discutée avec son équipe depuis plusieurs jours.
Pourquoi cela dérange
Un blocus naval est considéré comme un acte de guerre, et Trump semble en avoir pleinement conscience. En effet, le New York Times souligne que cette décision pourrait avoir des implications sérieuses pour d’autres pays utilisant cette voie navigable. En d’autres termes, la mer pourrait devenir le théâtre d’une escalade militaire, et les conséquences économiques pourraient être catastrophiques. Le Wall Street Journal avertit que ce blocus pourrait aggraver les difficultés d’approvisionnement en énergie à l’échelle mondiale. Mais après tout, qui se soucie des marchés quand on peut faire le show ?
Ce que cela implique concrètement
Les déclarations de Trump laissent présager une montée des tensions dans la région. Le cessez-le-feu établi il y a à peine cinq jours pourrait s’effondrer, et les forces navales américaines pourraient se retrouver à jouer à la roulette russe avec des navires marchands. Le président américain a même ordonné à ses forces de rechercher et de prohiber tout navire ayant versé un « droit de péage » à l’Iran. Une belle manière de faire du commerce, n’est-ce pas ?
Lecture satirique
Il est fascinant de voir comment Trump, qui a souvent critiqué les interventions militaires, semble maintenant embrasser la guerre comme une solution à ses problèmes diplomatiques. Promettre de « liquider le peu qui reste de l’Iran » au moment approprié, c’est un peu comme dire qu’on va « réparer » une voiture en lui mettant le feu. La logique est tout aussi absente que la diplomatie.
Effet miroir international
Ce blocus naval rappelle les politiques autoritaires de certains dirigeants qui préfèrent la force à la négociation. En jouant les cow-boys sur la scène internationale, Trump s’inscrit dans une tradition où la diplomatie est souvent mise de côté au profit de la démonstration de puissance. Une tendance inquiétante qui pourrait bien faire des émules.
À quoi s’attendre
Si les tensions continuent de monter, on peut s’attendre à une escalade militaire dans la région. Les marchés pourraient s’effondrer, et les conséquences pour l’économie mondiale pourraient être désastreuses. Mais après tout, qui a besoin de stabilité quand on peut avoir du spectacle ?
Sources
Source : www.courrierinternational.com




