Trump, l’angoisse des chancelleries européennes : un discours qui ne dit rien

Les chancelleries européennes ont frémis d’inquiétude face à l’annonce d’un discours de Donald Trump, mais au final, rien de nouveau sous le soleil.

Début avril, les diplomates européens ont passé une nuit blanche, guettant la prise de parole de Donald Trump, prévue à trois heures du matin (21 heures à Washington). Après des menaces à peine voilées, l’Europe tremblait à l’idée que le président américain puisse annoncer un retrait des États-Unis de l’Alliance atlantique. Mais surprise ! Le discours a finalement tourné autour de la guerre en Iran, sans un mot sur l’Otan. Une belle occasion de rassurer les alliés, n’est-ce pas ?

Ce qui se passe réellement

Les chancelleries européennes ont vécu une nouvelle nuit d’angoisse par la faute de Donald Trump, début avril. La Maison Blanche avait annoncé une prise de parole cruciale du républicain pour trois heures du matin (21 heures à Washington). Le Vieux Continent frémissait d’inquiétude : après plusieurs menaces, allait-il annoncer que les États-Unis claquaient la porte de l’Alliance atlantique ? Il n’en a, finalement, rien été. Aucune mention de celle-ci pendant ce discours portant sur la guerre en Iran.


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Malgré ce silence, les Européens savent qu’ils ne sont pas tirés d’affaires. L’organisation militaire en charge de leur sécurité collective, l’Otan, qui a fêté ses 77 ans samedi, subit la pire crise de son histoire, comme l’ont confirmé plusieurs interlocuteurs à l’Opinion. La cause est à chercher à Washington, où se rend cette semaine son secrétaire général, Mark Rutte. Quand bien même la visite était prévue de longue date, elle a tout de la mission d’urgence, tant la détérioration de la relation transatlantique s’accélère.

Pourquoi cela dérange

Ce silence assourdissant sur l’Otan est révélateur d’une incohérence flagrante. Les États-Unis, qui se présentent comme le garant de la sécurité européenne, semblent jouer à cache-cache avec leurs alliés. Pendant que Trump s’illustre par des discours sur l’Iran, l’Europe se demande si elle doit investir dans des bunkers ou des parapluies anti-missiles.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences de cette indécision sont lourdes. L’Otan, qui a été le pilier de la sécurité européenne pendant des décennies, est maintenant en proie à des doutes. Les pays européens doivent se préparer à une éventuelle autonomie militaire, tout en espérant que Trump ne se réveille pas un matin avec une nouvelle idée saugrenue.

Lecture satirique

Ironiquement, Trump, qui a promis de rendre l’Amérique grande à nouveau, semble avoir oublié que la grandeur passe aussi par le respect de ses alliés. Le décalage entre ses promesses et la réalité est aussi grand que l’Atlantique lui-même. Pendant que l’Europe se débat dans ses incertitudes, Trump continue de jongler avec les mots, laissant les chancelleries dans un état de stress permanent.

Effet miroir international

Ce scénario n’est pas sans rappeler les dérives autoritaires ailleurs dans le monde. Que ce soit en Russie ou en Chine, les discours politiques déconnectés de la réalité sont monnaie courante. Trump, en bon élève, semble suivre le même manuel, où l’absurde devient la norme.

À quoi s’attendre

Les Européens doivent s’attendre à une période d’incertitude prolongée. Si la relation transatlantique continue de se détériorer, il est probable que les pays européens devront redoubler d’efforts pour assurer leur propre sécurité, tout en jonglant avec les caprices d’un président américain imprévisible.

Sources

Source : www.lopinion.fr

Visuel — Source : www.lopinion.fr
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