Trump et les Afrikaners : La persécution à l’envers
Près de 5 000 Afrikaners relocalisés aux États-Unis, tandis que les véritables persécutés restent sur le carreau. Ironie du sort ou cynisme politique ?
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Donald Trump, dans un élan de compassion inattendu, a décidé d’accueillir près de 5 000 Afrikaners, ces descendants de colons européens, en affirmant sans fondement qu’ils sont persécutés en Afrique du Sud. Ce geste, qui pourrait prêter à sourire s’il ne s’agissait pas d’une question de politique migratoire, a été documenté par le département d’État américain, comme l’a rapporté l’Agence France-Presse.
Ce qui se passe réellement
En mai 2025, lors d’une rencontre avec le président sud-africain Cyril Ramaphosa, Trump a diffusé des images trompeuses, illustrant une prétendue persécution des Blancs en Afrique du Sud. Pendant ce temps, toutes les autres demandes d’asile étaient suspendues, et les 4 499 réfugiés admis depuis le début de l’année budgétaire étaient presque exclusivement sud-africains, à l’exception de trois Afghans. Ce chiffre s’ajoute aux 340 Sud-Africains déjà accueillis l’année précédente, tous sous l’ère Trump.
Pourquoi cela dérange
Le seuil des 5 000 relocalisations sera atteint en avril, avec des chiffres en forte hausse : environ 1 300 en mars et plus de 1 500 en février. Pendant ce temps, la minorité blanche, représentant un peu plus de 7 % de la population sud-africaine, possédait 72 % des terres agricoles en 2017. Qui sont vraiment les persécutés ici ?
Ce que cela implique concrètement
Les décisions de Trump semblent ignorer les véritables enjeux de la discrimination raciale et des inégalités économiques en Afrique du Sud. Alors que des millions de Sud-Africains luttent pour leurs droits, l’administration Trump choisit de mettre en avant une minorité privilégiée, tout en fermant les portes à d’autres demandeurs d’asile.
Lecture satirique
Il est fascinant de voir comment Trump, le champion autoproclamé des opprimés, choisit de défendre ceux qui, en réalité, ont déjà eu leur part du gâteau. Les contradictions sont éclatantes : d’un côté, il dénonce les « lois racistes » en Afrique du Sud, tout en favorisant une politique migratoire qui privilégie les descendants de colons. Une belle ironie, n’est-ce pas ?
Effet miroir international
Cette situation rappelle les dérives autoritaires observées dans d’autres pays, où les discours politiques se déconnectent de la réalité. En Russie ou ailleurs, les gouvernements utilisent des narrations similaires pour justifier des politiques discriminatoires. Trump, en surfant sur cette vague, semble vouloir créer un précédent dangereux.
À quoi s’attendre
Si cette tendance se poursuit, nous pourrions voir une amplification des politiques migratoires favorisant des groupes spécifiques, au détriment de ceux qui en ont réellement besoin. La situation en Afrique du Sud pourrait devenir un modèle pour d’autres pays cherchant à justifier des décisions similaires.



