Trump et le cessez-le-feu : la paix à géométrie variable

Le président américain annonce un cessez-le-feu, mais à quel prix ? Entre promesses et réalités, le flou artistique est de mise.

Dans un coup de théâtre digne d’un soap opera, Donald Trump a décidé de participer à un cessez-le-feu, négocié par le Pakistan, entre les États-Unis et l’Iran. Ce cessez-le-feu, prévu pour durer deux semaines, n’a été accepté par Washington que si Téhéran rouvrait « complètement » le détroit d’Ormuz. Une condition que l’Iran a acceptée, selon le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi. Mais qui a dit que la paix était simple ?

Ce qui se passe réellement

Près d’une heure avant l’expiration de son ultimatum, dans la soirée de mardi, le président des États-Unis, Donald Trump, a confirmé prendre part au cessez-le-feu accepté par l’Iran, par la médiation du Pakistan. Prévu pour durer deux semaines, cet accord n’était envisageable pour Washington que si Téhéran rouvrait « complètement » le détroit d’Ormuz. Condition acceptée par l’Iran, a annoncé le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghtchi. Si Israël a annoncé soutenir le choix des États-Unis, Benyamin Netanyahou a déjà commencé à tordre l’accord pour imposer son agenda meurtrier. Alors qu’Islamabad a annoncé que les bombardements sur le sud du Liban devaient être interrompus, le premier ministre israélien a affirmé que le cessez-le-feu « ne concerne pas le Liban ». Le secrétaire général des Nations unies (ONU), Antonio Guterres, a « salué » l’arrêt temporaire des combats entre les États-Unis et l’Iran.

Pourquoi cela dérange

Ce cessez-le-feu, qui pourrait sembler être une avancée, est en réalité un jeu de dupes. Les États-Unis, tout en prônant la paix, conditionnent leur engagement à des exigences qui ne laissent guère de place à l’espoir. La promesse d’un retour à la normale dans le détroit d’Ormuz est une belle façade, mais derrière, c’est un véritable casse-tête géopolitique.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences directes de cet accord sont déjà visibles : alors qu’Islamabad annonce une trêve, Israël, sous la houlette de Netanyahou, semble avoir d’autres projets. Le cessez-le-feu ne concerne pas le Liban, dit-il, comme si la paix était un buffet à volonté où chacun se sert à sa guise.

Lecture satirique

Le discours politique est truffé de contradictions. D’un côté, Trump se présente comme le pacificateur, de l’autre, les bombardements continuent. C’est un peu comme si l’on promettait un dessert après un repas copieux, mais qu’on vous servait encore des plats épicés. La paix, c’est bien, mais pas au détriment de l’agenda meurtrier de certains.

Effet miroir international

Cette situation rappelle les dérives autoritaires à l’échelle mondiale. Entre promesses de paix et actions militaires, le monde semble tourner en rond. Les États-Unis, en jouant les médiateurs, ne font que reproduire un schéma déjà vu, où les puissants dictent les règles du jeu au détriment des plus faibles.

À quoi s’attendre

Les tendances actuelles laissent présager une escalade des tensions, malgré les annonces de cessez-le-feu. Les promesses de paix risquent de s’évanouir aussi vite qu’elles sont apparues, laissant place à un retour à la case départ.

Sources

Source : www.humanite.fr

Visuel — Source : www.humanite.fr
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