(Téhéran) Donald Trump a ordonné dimanche un blocus naval américain du détroit d’Ormuz, en réponse au refus « intransigeant » de l’Iran de renoncer à ses ambitions nucléaires lors des pourparlers de paix à Islamabad.
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Tout en reconnaissant que les pourparlers au Pakistan s’étaient « bien » déroulés et que « la plupart des points avaient fait l’objet d’un accord », le président américain a déclaré sur sa plateforme Truth Social que Téhéran avait refusé de céder sur la question nucléaire.
« À compter de maintenant, la marine américaine, la meilleure au monde, entamera le processus de BLOCUS de tous les navires tentant d’entrer ou de sortir du détroit d’Ormuz », a-t-il ajouté.
L’armée américaine avait affirmé samedi que deux de ses destroyers avaient franchi le détroit dans une opération préalable à son déminage.
Cessez-le-feu en péril ?
Côté américain ou iranien, personne ne s’est exprimé sur le devenir de ce cessez-le-feu qui doit expirer le 22 avril. Il est le premier dans la guerre déclenchée le 28 février par l’offensive américano-israélienne sur l’Iran, qui a fait des milliers de morts, plongé le Moyen-Orient dans le conflit et l’économie mondiale dans la tourmente, et se poursuit au Liban.
Le Pakistan, médiateur dans ces pourparlers de plus de 20 heures, a appelé à ce qu’elle reste observée.
Après les négociations, une réunion en personne à plus haut niveau entre les deux pays ennemis depuis près de 50 ans et la Révolution islamique de 1979, le vice-président américain J.D. Vance a quitté le Pakistan après, selon lui, une « offre finale et la meilleure possible ».
S’il a déploré lors d’une brève conférence de presse l’absence de « promesse ferme » de Téhéran pour un abandon de son programme d’armement nucléaire, exigence clé du président américain, J.D. Vance a laissé entendre qu’il accordait encore du temps à l’Iran pour examiner l’offre des États-Unis.
PHOTO JACQUELYN MARTIN, REUTERS
Le vice-président américain J.D. Vance a quitté le Pakistan.
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, qui menait la délégation iranienne, a pour sa part critiqué sur X les États-Unis « incapables » selon lui de gagner la confiance de l’Iran pendant les négociations. Le pays avait confirmé la fin des discussions, imputant leur échec aux « demandes déraisonnables » des États-Unis, selon la télévision d’État iranienne.
« Il était évident dès le départ que nous ne devions pas nous attendre à atteindre un accord en une seule session [de négociations]. Personne ne s’y attendait », a déclaré dimanche le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaeil Baqaei, évoquant « une atmosphère de suspicion et de méfiance ».
L’ancien ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a quant à lui estimé dimanche que les pourparlers avaient échoué du fait de tentatives américaines de « dicter leurs conditions ».
« Complexité des problèmes »
Si J.D. Vance a placé la question du nucléaire au cœur de l’échec des discussions, il n’avait pas fait mention explicitement lors de sa conférence de presse du détroit d’Ormuz. Ce passage stratégique pour l’approvisionnement mondial en hydrocarbures du Golfe est de facto bloqué depuis le début du conflit par l’Iran, avec des conséquences en cascade sur l’économie mondiale, entre pénuries et hausses de prix.
PHOTO ANJUM NAVEED, ASSOCIATED PRESS
Côté américain ou iranien, personne ne s’est exprimé sur le devenir de ce cessez-le-feu qui doit expirer le 22 avril.
Le porte-parole de la diplomatie iranienne a lui évoqué « la complexité des problèmes et des conditions entourant les négociations ».
Les Gardiens de la révolution, armée idéologique de la République islamique d’Iran, ont eux averti tôt dimanche qu’ils agiraient avec « sévérité » contre les navires militaires transitant par le détroit.
Dimanche, à la faveur d’une suspension des combats, les autorités saoudiennes ont annoncé que l’oléoduc traversant d’est en ouest le royaume, équipement crucial pour l’exportation de brut en période de blocage du détroit d’Ormuz, est à nouveau « en état de fonctionnement » après des attaques iraniennes menées en riposte à l’offensive israélo-américaine. Elles ont ciblé des bases et installations américaines dans les pays du Golfe, mais aussi d’importantes installations pétrolières et gazières, des aéroports et des infrastructures civiles.
En Iran, où les autorités ont fait état mardi quelques heures avant l’accord de trêve d’attaques contre des ponts, infrastructures ferroviaires et autoroutes, la coupure quasi totale de l’internet imposée par les autorités depuis le début de la guerre perdurait. Elle en est dimanche à son 44e jour.
Plus de 2000 morts au Liban
En six semaines de conflit, la guerre au Moyen-Orient a fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban.
PHOTO KAWNAT HAJU, AGENCE FRANCE-PRESSE
Un bâtiment détruit sur le site d’une frappe israélienne qui a ciblé le village d’Al-Bazouriyah, dans le sud du Liban, le 12 avril 2026
Après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, Israël a soutenu que le Liban, où il combat le Hezbollah, n’était pas inclus dans l’accord.
Au total, les autorités libanaises ont dit samedi avoir décompté 2020 morts et 6436 blessés depuis le 2 mars.
Selon la présidence libanaise, des pourparlers doivent avoir lieu mardi entre le Liban et Israël à Washington, rejetés par le Hezbollah.
Le premier ministre Benyamin Nétanyahou a dit samedi soir vouloir un accord de paix « qui tiendra pour des générations ».
Trump et le Blocus Naval : Une Stratégie Étriquée
Un blocus naval du détroit d’Ormuz, une promesse de paix qui s’effondre, et des milliers de vies en jeu. Bienvenue dans le monde absurde de la diplomatie américaine.
Ce qui se passe réellement
(Téhéran) Donald Trump a ordonné dimanche un blocus naval américain du détroit d’Ormuz, en réponse au refus « intransigeant » de l’Iran de renoncer à ses ambitions nucléaires lors des pourparlers de paix à Islamabad. Tout en reconnaissant que les pourparlers au Pakistan s’étaient « bien » déroulés, le président américain a déclaré sur sa plateforme Truth Social que Téhéran avait refusé de céder sur la question nucléaire. « À compter de maintenant, la marine américaine, la meilleure au monde, entamera le processus de BLOCUS de tous les navires tentant d’entrer ou de sortir du détroit d’Ormuz », a-t-il ajouté.
L’armée américaine avait affirmé samedi que deux de ses destroyers avaient franchi le détroit dans une opération préalable à son déminage. Mais avec un cessez-le-feu qui doit expirer le 22 avril, la situation semble plus tendue que jamais.
Pourquoi cela dérange
La décision de Trump d’imposer un blocus naval semble être une réponse à un échec diplomatique flagrant. Alors que les négociations étaient censées ouvrir la voie à un accord, le vice-président américain J.D. Vance a quitté le Pakistan en déplorant l’absence de « promesse ferme » de Téhéran. Une promesse qui, à ce stade, semble aussi probable qu’un accord de paix entre le chat et le chien.
Ce que cela implique concrètement
Ce blocus pourrait exacerber les tensions dans une région déjà en proie à des conflits. Les Gardiens de la Révolution iraniens ont averti qu’ils agiraient avec « sévérité » contre les navires militaires transitant par le détroit. Pendant ce temps, les autorités saoudiennes ont annoncé que leur oléoduc, crucial pour l’exportation de brut, était à nouveau « en état de fonctionnement » après des attaques iraniennes. Une situation qui pourrait rapidement devenir explosive.
Lecture satirique
Ah, la diplomatie à l’américaine ! Quand les négociations échouent, la réponse est simple : un blocus naval. Qui a besoin de dialogues constructifs quand on peut jouer à la guerre ? Et que dire de cette « meilleure marine du monde » ? Peut-être qu’elle devrait se concentrer sur des missions de sauvetage plutôt que sur des blocus qui ne font qu’aggraver les souffrances humaines.
Effet miroir international
Cette situation rappelle les dérives autoritaires d’autres régimes, où la force prime sur la diplomatie. La Russie, par exemple, a souvent utilisé des tactiques similaires pour imposer sa volonté. Il semble que les leçons de l’histoire ne soient pas apprises, et que la stratégie du « bâton » soit toujours en vogue.
À quoi s’attendre
Si la tendance actuelle se poursuit, nous pourrions assister à une escalade des tensions dans la région, avec des conséquences désastreuses pour les populations civiles. Les promesses de paix semblent de plus en plus éloignées, et le spectre d’un conflit prolongé hante déjà les esprits.
Sources

Visuel — Source : www.lapresse.ca



