Une loi largement neutralisée par décret
Promulgué le 18 septembre, le Graham Act prévoyait notamment des mesures visant le secteur énergétique russe et des droits de douane pouvant atteindre 100 % sur les produits de certains grands importateurs de pétrole et de gaz russes. Le texte autorisait toutefois le président à en écarter l’application, à condition de certifier au Congrès que cette dérogation sert les intérêts des États-Unis. Donald Trump indique avoir transmis cette certification. ([whitehouse.gov](https://www.whitehouse.gov/presidential-actions/2026/10/implementing-the-lindsey-o-graham-sanctioning-russia-and-iran-act-of-2026/))
Le décret suspend plusieurs dispositions de la loi, dont celles relatives aux droits de douane et à différentes sanctions. Cette dérogation restera en vigueur jusqu’à ce que le président ou le secrétaire d’État estime qu’une nouvelle action est nécessaire. Le texte précise cependant que les sanctions prises antérieurement au titre d’autres mesures exécutives ne sont pas affectées. ([whitehouse.gov](https://www.whitehouse.gov/presidential-actions/2026/10/implementing-the-lindsey-o-graham-sanctioning-russia-and-iran-act-of-2026/))
Le Graham Act était la première initiative majeure du Congrès contre Moscou depuis le retour de Donald Trump au pouvoir. Il porte le nom du sénateur républicain Lindsey Graham, décédé en juillet, qui avait défendu le dispositif. Volodymyr Zelensky avait salué la loi lors de sa promulgation, la présentant comme un moyen de pousser la Russie à faire la paix.
Des relations déjà tendues avec Kiev
La décision américaine s’ajoute à une série d’annonces qui ont fragilisé les relations entre Donald Trump et le président ukrainien. Début octobre, le dirigeant américain avait annoncé un accord avec Vladimir Poutine permettant aux États-Unis d’importer de grandes quantités de diesel russe, en levant des sanctions à cette fin.
Volodymyr Zelensky a dit se sentir « trahi » et s’est tourné vers les alliés européens. Il leur a réclamé 70 milliards de dollars supplémentaires pour aider l’Ukraine à faire face à l’invasion russe. La suspension des mesures du Graham Act constitue ainsi un nouveau revers pour Kiev, qui craint de perdre le soutien de son allié américain.
Source : franceinfo – Les Titres (www.franceinfo.fr)
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