Trump déterre les vieilles centrales : pollution à gogo, l’environnement en arrière-plan !
Le fait principal
Le gouvernement climatosceptique de Donald Trump a abrogé, le 14 septembre, les limites d’émissions polluantes des centrales électriques, un coup dur pour la lutte contre le changement climatique.
Ce qui s’est passé
Lors de la réunion des ministres de l’énergie du G20 à Houston, Trump a annoncé l’abrogation des règles de décarbonation mises en place sous la présidence de Joe Biden. Cette décision ne se contente pas d’enterrer des réglementations existantes ; elle vise également à empêcher toute future réglementation dans ce domaine.
Le secteur énergétique américain représente près d’un quart des émissions de gaz à effet de serre des États-Unis, qui est le premier pollueur historique. Lee Zeldin, patron de l’Agence de protection de l’environnement (EPA), a déclaré que l’administration Trump entendait protéger le secteur énergétique américain tout en maintenant des coûts abordables pour les ménages.
Le contexte
Ce détricotement réglementaire intervient alors que les États-Unis ont connu l’été le plus chaud de leur histoire et font face à une sécheresse généralisée. Parallèlement, la demande d’électricité augmente avec le développement de l’intelligence artificielle, qui nécessite des centres de données énergivores. Les critiques, notamment de la part d’associations de protection de l’environnement, dénoncent cette décision comme un cadeau aux pollueurs.
Les chiffres à retenir
- Le secteur énergétique représente près d’un quart des émissions de gaz à effet de serre des États-Unis.
- En 2025, les centrales à gaz naturel représentaient 41 % de la production totale d’électricité des États-Unis, et celles à charbon 17 %.
- Si le secteur électrique américain était un pays, il serait le 6e plus important pollueur mondial, selon une analyse de l’Institute for Policy Integrity.
Ce que cela révèle
Ce revirement politique met en lumière des contradictions flagrantes. Alors que Trump se présente comme un défenseur de l’économie, il semble ignorer les conséquences sur la santé publique et l’environnement. Rachel Cleetus, de l’Union of Concerned Scientists, a souligné que l’EPA renonce à sa mission, s’en vantant même avec jubilation. Les défenseurs de l’environnement prévoient déjà des recours en justice, soulignant que cette décision pourrait être illégale et contraire aux engagements climatiques des États-Unis.
Ce qu’il faut retenir
Avec cette abrogation, Donald Trump fait un pas de plus vers l’éradication des réglementations environnementales, au mépris des enjeux climatiques cruciaux. Ce choix, qui favorise l’industrie des énergies fossiles, soulève des questions sur la responsabilité politique et éthique de l’administration actuelle face à un monde en pleine crise climatique.
Source : La Croix
