Fracturer jusqu’à la religion. Donald Trump n’est pas connu pour s’embarrasser de manières ni de conventions ; c’est ce qui a fait son succès sur la scène publique américaine. Susciter la controverse en s’attaquant aux prés carrés qui lui résistent lui a très souvent réussi pour développer son aura et consolider sa base électorale. Mais pas grand monde ne s’imaginait sans doute qu’il irait jusqu’à attaquer bille en tête l’autorité morale de l’Église catholique.

C’est pourtant ce qu’il a fait, la nuit dernière, lassé des déclarations de Leon XIV. Il était presque 22 heures sur la côte est des États-Unis lorsqu’un message au ton direct s’est affiché sur son compte Truth. « Le pape Leon est faible en ce qui concerne le crime, et il est terrible en politique étrangère », a débuté, sans formule de politesse ni introduction, le président des États-Unis.

VidéoTrump et « ses fous de Dieu »

« Je ne veux pas d’un pape qui pense que c’est OK que l’Iran ait l’arme nucléaire », a poursuivi un peu plus loin Donald Trump, brisant une tradition de cordialité et de respect de l’indépendance, de la part de l’État envers l’Église.

« Je ne veux pas d’un pape qui pense que c’est terrible que l’Amérique ait attaqué le Venezuela, qui envoyait des quantités massives de drogues aux États-Unis, et même pire, vidait ses prisons, y compris des meurtriers, des trafiquants, dans notre pays », a-t-il poursuivi, avant de prendre les choses de manière un peu plus personnelle.

Trump ne veut pas « être critiqué » par le pape

« Je ne veux pas d’un pape qui critique le président des États-Unis, car je fais exactement ce pour quoi j’ai été élu, dans un raz de marée, a-t-il écrit. (…) Leon devrait être reconnaissant, car son élection était une immense surprise. Il n’était sur aucune liste de favoris, et n’a été mis là par l’Église que parce qu’il est Américain, et ils ont pensé que ce serait la meilleure manière de traiter avec le Président Donald J. Trump. Si je n’étais pas à la Maison Blanche, Leon ne serait pas au Vatican. »

L’élection de ce religieux originaire de Chicago a au contraire été vue comme une volonté par l’Église de marquer son opposition à Donald Trump, les positions politiques et sociales de Robert Prévost étant connues de tous. « La faiblesse de Leon ne me convient guère », a insisté le président américain, comme s’il pouvait avoir son mot à dire sur l’identité du pape.

« Leo devrait se ressaisir dans son rôle de Pape, faire preuve de bon sens, cesser de faire la cour à la gauche radicale et s’attacher à être un Grand Pape, et non un politicien, a agrémenté Trump dans un message extrêmement long. Cette attitude lui porte un préjudice considérable et, plus important encore, elle nuit à l’Église catholique ! »

Le Pape « fait joujou » avec l’Iran, dit Trump

Dans un étonnant mélange des genres, Donald Trump a accompagné son message d’une image générée par intelligence artificielle dans lequel on le voit, en toge blanche et rouge, apposer sa main sur le front d’un malade sur un lit d’hôpital, entouré de personnes en prière, et sur fond de drapeau américain, de Statue de la Liberté, d’avions de chasse, d’aigles et d’autres figures dans le ciel.

À peu près au même moment, dans la soirée, Donald Trump en rajoutait une couche, en personne cette fois, auprès de journalistes. « Je ne suis pas un grand fan du pape Léon : c’est quelqu’un de très libéral, et c’est un homme qui ne croit pas à la lutte contre la criminalité », a-t-il déclaré depuis la base militaire d’Andrews, dans le Maryland. Le président américain a accusé le souverain pontife de « faire joujou avec un pays qui souhaite se doter de l’arme nucléaire », en référence à l’Iran.

Cette attaque intervient dans un contexte de tensions croissantes entre les deux hommes. Depuis plusieurs semaines, le pape, premier Américain à accéder au trône de Saint-Pierre, a multiplié les prises de position critiques contre la politique étrangère américaine. Il a notamment dénoncé la logique de guerre au Moyen-Orient, affirmant que « Dieu ne bénit aucun conflit » et appelant à privilégier le dialogue.

Sans jamais nommer directement Donald Trump, Léon XIV a également mis en garde contre ce qu’il décrit comme une « illusion de toute-puissance » dans la conduite des affaires internationales, une critique largement interprétée comme visant la stratégie américaine face à l’Iran.

Trump attaque le pape : une croisade contre la morale ?

Donald Trump, en pleine tempête de critiques, s’en prend à l’autorité morale de l’Église catholique, révélant une incohérence frappante dans son discours politique.

Dans un nouvel épisode de sa saga controversée, Donald Trump a décidé de frapper là où ça fait mal : l’Église catholique. La nuit dernière, alors que la côte est des États-Unis s’endormait, le président a déversé sa bile sur son compte Truth, qualifiant le pape Léon XIV de « faible » et d’« incompétent » en matière de politique étrangère. Qui aurait cru que le Vatican deviendrait le nouveau champ de bataille de Trump ?

Ce qui se passe réellement

Trump, connu pour son franc-parler, a exprimé son mécontentement face aux critiques du pape concernant la politique américaine. « Le pape Léon est faible en ce qui concerne le crime, et il est terrible en politique étrangère », a-t-il lancé, sans ménagement. Il a ensuite ajouté qu’il ne voulait pas d’un pape qui « pense que c’est OK que l’Iran ait l’arme nucléaire ». Ce faisant, il brise une tradition de respect entre l’État et l’Église, comme si le président avait un mot à dire sur l’identité du souverain pontife.

Il a également critiqué le pape pour ses positions sur le Venezuela, arguant que ce pays « envoyait des quantités massives de drogues aux États-Unis ». Comme si la politique étrangère américaine, marquée par des interventions militaires, était un modèle de moralité !

Pourquoi cela dérange

Ce qui est particulièrement dérangeant, c’est l’ironie de la situation. Trump, qui a souvent été critiqué pour ses propres dérives éthiques et politiques, se permet de juger la moralité d’un pape. C’est un peu comme si un voleur accusait un autre de mal faire !

Ce que cela implique concrètement

Cette attaque pourrait avoir des répercussions sur les relations entre les États-Unis et le Vatican, un acteur clé sur la scène internationale. Le pape, en tant que leader spirituel, a un poids considérable, et ses critiques de la politique américaine pourraient exacerber les tensions.

Lecture satirique

Il est fascinant de voir Trump, qui prône souvent la force et l’autorité, se montrer si vulnérable face à la critique. Il ne veut pas d’un pape qui « critique le président des États-Unis » ? Peut-être devrait-il se rappeler que la critique fait partie intégrante de la démocratie. Mais bon, quand on est habitué à être le roi de la controverse, il est difficile d’accepter que d’autres puissent avoir leur mot à dire.

Effet miroir international

Cette situation rappelle les dérives autoritaires dans d’autres pays, où les dirigeants tentent de museler toute voix dissidente. Trump, en s’attaquant au pape, semble rejoindre les rangs de ces leaders qui craignent la critique et cherchent à imposer leur vision du monde, peu importe les conséquences.

À quoi s’attendre

Les tensions entre Trump et le pape pourraient s’intensifier, surtout si le souverain pontife continue de critiquer les politiques américaines. Cela pourrait également inciter d’autres leaders religieux à prendre position, créant un véritable front contre les dérives autoritaires.

Sources

Source : www.leparisien.fr

« Le pape est faible » : Donald Trump, lassé des critiques, s’en prend violemment à Leon XIV et au Vatican
Visuel — Source : www.leparisien.fr
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