L’équipe française féminine de rugby a terminé sa tournée néo-zélandaise sur une note difficile, enregistrant une troisième défaite consécutive lors des Women XV Global Series. Le match, disputé le 31 octobre à Christchurch, s’est soldé par un score de 36 à 7 en faveur des redoutables Black Ferns. Malgré des efforts courageux, les Bleues n’ont pas pu rivaliser avec la puissance et la rapidité de leurs adversaires.

Ce qu’il faut retenir
Dans une rencontre où seules deux réalisations ont été marquées, les Bleues ont obtenu un essai via la talonneuse Maylis Mailagi, qui a inscrit son premier point avec l’équipe à la 40e minute. En revanche, les Néo-zélandaises ont su imposer leur jeu, avec notamment un doublé de l’ailière Shyrah Tuliau-Tua’a. Ce match conclut une tournée difficile pour les joueuses dirigées par François Ratier, qui n’ont jamais semblé en mesure de menacer les Black Ferns, des adversaires qui se sont montrées supérieurs tout au long de la rencontre.
Les faits
Au Te Kaha Stadium, les Bleues ont montré quelques signes de potentiel, mais leur manque de coordination et de stratégie s’est révélé préjudiciable. Selon le sélectionneur Ratier, cette incapacité à se structurer a été un facteur déterminant dans leur performance. Après avoir subi une lourde défaite lors du premier test (81-12) et renoué avec un score moins sévère (31-12) lors du deuxième match, l’équipe a regretté une nouvelle fois des problèmes de leadership et de prise de décision tactique.
François Ratier a exprimé sa frustration, notant que l’équipe semble encore en phase d’apprentissage lorsqu’il s’agit de construire un match à ce niveau. Il a souligné la nécessité d’apprendre à capitaliser sur des opportunités et de gérer les moments difficiles avec plus de discernement. Avec une équipe inexperience comprenant 11 joueuses ayant moins de cinq sélections, la transition générationnelle est en cours, mais le sélectionneur demeure convaincu qu’il y a suffisamment de temps pour former une équipe compétitive pour le prochain Mondial en 2029.
Ce que cela signifie pour la compétition
Les résultats de ce déplacement en Nouvelle-Zélande sont un rappel brutal des défis auxquels le rugby féminin français est confronté. Malgré quelques indicateurs positifs de développement individuel, le groupe dans son ensemble doit travailler sur sa cohésion et sa stratégie pour espérer rivaliser avec les meilleures équipes du monde. À long terme, Ratier reste optimiste, estimant que les Bleues peuvent retrouver le chemin de la compétitivité d’ici quelques années, à condition de bâtir sur ces expériences difficiles.
Source : franceinfo- Rugby
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