Trois cas de choléra ont été signalés récemment à Kingabwa, dans l’est de Kinshasa, ravivant les inquiétudes face au risque de propagation de la maladie dans la capitale congolaise. En République démocratique du Congo, plus de 60 000 cas et 1 800 décès ont été rapportés depuis le début de 2026, selon des chiffres de l’OMS relayés le 4 novembre. (information.tv5monde.com)

À Kinshasa, les habitants redoublent de précautions
À Kingasani, quartier déjà touché au début de l’année, des habitants disent craindre une nouvelle flambée. Certains rapportent se laver plus fréquemment les mains et protéger les aliments qu’ils vendent. Un enseignant rencontré sur place déplore, de son côté, le manque de services d’hygiène et appelle les vendeurs à mieux couvrir leurs produits.
La vigilance des habitants intervient alors que l’OMS s’inquiète d’une possible progression du choléra vers Kinshasa. Les trois cas signalés à Kingabwa ont conduit les résidents à renforcer les gestes d’hygiène, sans que ces signalements permettent, à eux seuls, de mesurer l’ampleur d’une éventuelle propagation.
Une maladie qui peut entraîner une déshydratation rapide
Le choléra se transmet principalement par l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés par des matières fécales contenant la bactérie Vibrio cholerae. Dans la capitale, Ndanu et Pakadjuma figurent parmi les quartiers exposés à l’insalubrité. À Pakadjuma, dont le site a été détruit récemment, des habitants sont revenus, indique le reportage.
Le docteur Bernard Nsongolo, responsable du centre de santé Christ Roi, dans l’est de Kinshasa, décrit les signes à surveiller : une diarrhée aqueuse, des vomissements et une grande fatigue. Il précise que la maladie ne provoque pas nécessairement de fièvre. Le choléra peut déshydrater rapidement et entraîner la mort en l’absence de soins.
Le médecin recommande de boire de l’eau potable, préparée et conservée à l’abri des contaminations, et de couvrir les toilettes. La cuisson complète des aliments est également conseillée. Dans les zones à risque, il est préférable d’éviter les crudités et les fruits qui n’ont pas été pelés.
Cinq zones de santé particulièrement touchées en février
En février, plus de 80 % des infections recensées étaient concentrées dans cinq zones de santé : Limete, Kingabwa, Kalamu II, Binza Ozone et Kingasani. Le retour de signalements à Kingabwa rappelle que plusieurs quartiers de Kinshasa ont déjà été concernés par l’épidémie cette année.
Source : DW-WORLD´s French Homepage (www.dw.com)
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