Le procès concernant un triple homicide survenu à Marseille entre décembre 2020 et janvier 2021 soulève une émotion intense au sein de la communauté locale. Le lundi 27 octobre 2026, Amine Kessaci, conseiller municipal et militant contre le trafic de drogue, s’est présenté à la barre, exprimant sa souffrance due à la perte de son frère, abattu lors de ces crimes. La salle d’audience, située à Aix-en-Provence, a été témoin de ses témoignages poignants concernant les conséquences dévastatrices de ces actes liés au narcotrafic.

Ce que l’on sait
Le procès concerne cinq hommes accusés d’être impliqués dans le meurtre de Brahim Kessaci, ainsi que de deux autres victimes, Reda Khaldi et Nassim Loubani. Amine Kessaci a fait le récit de la tragédie qui a frappé sa famille, soulignant comment cette nuit du 28 décembre 2020 a changé à jamais leur vie. Dans ses mots, il décrit une salle à manger désormais désertée par la souffrance et la douleur. « Dans la famille, la fête n’existe plus », a-t-il affirmé, évoquant l’absence de joie et la perte de convivialité qui jadis caractérisait les réunions familiales.
Ce qui change localement
L’engagement d’Amine Kessaci ne se limite pas à la quête de justice pour sa famille. Il a fondé l’association « Conscience », qui apporte un soutien psychologique aux familles de victimes de narcotrafiquants, un phénomène malheureusement récurrent dans certains quartiers de Marseille, notamment à Frais-Vallon. Le risque pour les jeunes de ces territoires est grand, et Kessaci a appelé à une lutte systématique contre cette « gangrène » qui ravage des vies. Il insiste sur l’importance de l’éducation et de l’accompagnement pour éviter que d’autres familles ne vivent la même tragédie.
Les prochaines étapes
Le procès se poursuit avec la nécessité de clarifier les rôles de chacun des accusés dans ces meurtres et de faire la lumière sur des dynamiques complexes liées au trafic de drogue. Amine Oualane, un des accusés, a adressé des remerciements à Kessaci via son avocate, indiquant une reconnaissance de la douleur qu’Amine Kessaci porte. Ce procès est donc non seulement une quête de justice pour les victimes, mais aussi un mouvement vers une prise de conscience collective sur les ravages du narcotrafic à Marseille et au-delà. Les audiences futures pourraient inclure des témoins supplémentaires, en espérant que la justice puisse enfin rendre des réponses à ces familles endeuillées.
Source : 20Minutes – Actu Marseille
Article original : Consulter la source originale







