L’armée ukrainienne a affirmé samedi soir que les forces russes avaient violé à 469 reprises la trêve pascale entrée en vigueur sur le front dans la journée.

« Après 13H00 GMT (15h en Suisse), 469 violations du cessez-le-feu ont été enregistrées, à savoir: 22 assauts ennemis, 153 bombardements, 19 frappes de drones d’attaque (« Lancet », « Molniya ») et 275 frappes de drones FPV », a indiqué l’état-major ukrainien, dans un rapport publié sur Facebook.

Le Kremlin avait annoncé jeudi que cette trêve débuterait samedi et durerait jusqu’à la fin de la journée de dimanche, soit une période de 32 heures. Volodymyr Zelensky avait fait savoir ensuite que l’Ukraine acceptait ce cessez-le-feu proposé par son homologue Vladimir Poutine.

>> Lire à propos de la trêve : Vladimir Poutine annonce un cessez-le-feu en Ukraine pour la Pâque orthodoxe

Dans la nuit de vendredi à samedi, la Russie et l’Ukraine avaient déjà échangé des frappes de drones. Au moins six personnes ont été tuées lors de ces attaques, selon les autorités.

En Ukraine, visée par au moins 160 drones tirés par la Russie, quatre personnes ont trouvé la mort lors de frappes dans l’est et le sud du pays, selon Kiev.

La région méridionale d’Odessa a été la plus durement touchée, les autorités locales rapportant la mort de deux personnes dans une frappe russe sur une zone résidentielle ainsi que des dégâts sur des infrastructures civiles.

Dans la région de Soumy, au nord-est du pays, frontalière de la Russie, des frappes de drones sur des bâtiments d’habitation ont par ailleurs blessé 14 résidents.

En Russie aussi

De l’autre côté du front, une vague de drones tirés par l’Ukraine sur la région de Krasnodar, dans le sud de la Russie, a provoqué un incendie dans un dépôt de pétrole et endommagé des immeubles résidentiels, selon les autorités.

Deux personnes ont été tuées lors d’une frappe de drone ukrainien sur des territoires de la région de Donetsk sous contrôle russe, ont indiqué les autorités installées par Moscou.

Selon le ministère russe de la Défense, la Russie et l’Ukraine ont par ailleurs échangé samedi 350 prisonniers de guerre, 175 de chaque camp.

>> Lire aussi : Qu’est-ce qui distingue la « trêve » d’un « cessez-le-feu » dans un conflit?

Trêve similaire l’année passée

Volodymyr Zelensky a de son côté déclaré que l’Ukraine respecterait le cessez-le-feu mais répliquerait « coup pour coup » à toute violation russe de cette trêve, dans un message diffusé sur X.

Il avait auparavant souligné avoir déjà proposé une telle pause dans les hostilités, alors que les discussions en vue de mettre fin à ce conflit meurtrier – qui dure depuis quatre ans – avaient déraillé en raison de la guerre au Moyen-Orient.

Une trêve similaire avait été annoncée l’an dernier pour la Pâque orthodoxe, mais les deux camps avaient assuré qu’elle avait été violée à de nombreuses reprises.

agences/iar/lan

Trêve pascale : un cessez-le-feu en carton-pâte

L’armée ukrainienne dénonce 469 violations de la trêve pascale, une promesse de paix qui s’effondre comme un soufflé mal cuit.

Samedi soir, l’armée ukrainienne a fait savoir que les forces russes avaient violé la trêve pascale à 469 reprises. Après 13H00 GMT, le bilan était déjà alarmant : 22 assauts ennemis, 153 bombardements, 19 frappes de drones d’attaque et 275 frappes de drones FPV. Le Kremlin, qui avait annoncé cette trêve de 32 heures, a dû se rendre compte que son calendrier était aussi fiable qu’un horloge en panne. Volodymyr Zelensky, de son côté, a accepté ce cessez-le-feu, mais il semble que les promesses de paix soient aussi solides que du papier mâché.

Ce qui se passe réellement

Le Kremlin avait promis une trêve pour la Pâque orthodoxe, mais les faits sont têtus. Au moins six personnes ont été tuées lors d’échanges de frappes de drones, et la région d’Odessa a été particulièrement touchée, avec des pertes humaines dans des zones résidentielles. Pendant ce temps, les autorités ukrainiennes rapportent que 160 drones russes ont fait des ravages, tuant quatre personnes et blessant plusieurs autres.

Pourquoi cela dérange

La contradiction entre les annonces officielles et la réalité sur le terrain est frappante. Comment croire à une trêve lorsque les bombardements continuent de pleuvoir? Les promesses de paix semblent être des vœux pieux, et les civils, eux, paient le prix fort.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont tragiques : des vies perdues, des infrastructures détruites et un climat de méfiance qui s’intensifie. La trêve, censée apporter un souffle d’espoir, se transforme en un nouveau chapitre de la violence.

Lecture satirique

Le discours politique est un véritable festival de contradictions. D’un côté, on promet la paix; de l’autre, on bombarde. C’est un peu comme si un chef cuisinier promettait un repas gastronomique tout en servant des plats brûlés. Les promesses de Zelensky de répondre « coup pour coup » à toute violation de la trêve ne font qu’ajouter une couche d’ironie à cette tragédie.

Effet miroir international

En observant cette situation, on ne peut s’empêcher de faire des parallèles avec d’autres régimes autoritaires. Les promesses de paix et de sécurité sont souvent utilisées comme des outils de manipulation, tout comme les discours de certains dirigeants qui promettent monts et merveilles tout en menant des politiques répressives.

À quoi s’attendre

Les tendances actuelles laissent présager une intensification des hostilités. Si la trêve n’est qu’un mirage, la réalité du conflit risque de s’aggraver, laissant les civils dans une situation de plus en plus précaire.

Sources

Source : www.rts.ch

L'armée ukrainienne accuse la Russie de 469 violations de la trêve pascale
Visuel — Source : www.rts.ch
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