Tragédie à Bellême : un antiquaire retrouvé mort chez lui
Mise à jour le 2026-03-24 19:45:00 : Un corps a été découvert dans un commerce d’antiquités à Bellême, suscitant l’inquiétude et des hommages.
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Samedi 21 mars 2026, des voisins du 21 rue Ville-Close, à Bellême (Orne), ont donné l’alerte, inquiets de ne pas avoir de nouvelles du locataire des lieux. Juste avant les pompiers et les gendarmes, intervenus en fin de matinée, ce sont eux qui ont découvert le corps d’un homme sur un matelas, dans une pièce sommaire au premier étage de Maison Close.
Ce qu’il faut savoir
- Le fait : Un corps a été retrouvé dans un commerce d’antiquités à Bellême.
- Qui est concerné : Les habitants de Bellême et la communauté artistique locale.
- Quand : Découverte le 21 mars 2026.
- Où : Bellême, Orne, France.
Ce local était celui d’un antiquaire bien connu dans le Perche : Olivier Premoli. Le parquet d’Alençon a ouvert une enquête. Bien que l’identité de la personne décédée n’ait pas encore été confirmée, il est largement admis qu’il s’agit d’Olivier Premoli, installé à cette adresse depuis 2018. Le médecin venu constater le décès l’aurait aussitôt reconnu.

Depuis dimanche, des premiers hommages apparaissent sur les réseaux sociaux. Laurence de Calan, journaliste et créatrice de La Muse du Perche, avait ressenti « une étrange sensation » en sortant de son cours de yoga de la rue Ville-Close, ce jeudi 19 mars 2026.
Je suis partie très vite alors que j’adore cette rue et j’avais toujours beaucoup de plaisir à croiser Olivier, que j’appréciais beaucoup. De savoir aujourd’hui que je suis passée devant sa porte et qu’il était peut-être déjà là, seul, ça me fait horreur.
Olivier Premoli aurait été aperçu en train de promener son chien, ce dimanche 15 mars. Une autopsie devait être réalisée en ce début de semaine pour connaître les circonstances exactes de son décès.
Un solitaire
L’homme est décrit comme solitaire. « On se disait simplement bonjour », raconte un ancien voisin qui l’a fréquenté durant plusieurs années.
Arnaud de Saint-Martin, gérant de Portez-vous bien, connaissait bien son voisin de la rue Ville-Close.
Olivier, c’était un artiste, au-delà de sa boutique et de son incontestable talent pour choisir les pièces rares. Il a créé des mises en scène remarquables. Tout était très soigné chez lui, avec beaucoup de poésie. Il fait partie des gens que l’on respecte dans le milieu.
Avec Maison Close, l’antiquaire s’était spécialisé dans les objets design et le mobilier contemporain. Laurence de Calan confirme le talent singulier du locataire : « Il savait dénicher des pièces rares, qui avaient une histoire. Il avait d’ailleurs sa clientèle de fidèles. C’était quelqu’un de très sensible, et de très attachant. Et par-dessus tout, doux et gentil. Cela se voyait dans son œil également. »
L’antiquaire avait l’habitude de laisser la pancarte « Fermé » sur sa boutique. Une façon de faire fuir les touristes amateurs de lèche-vitrine. « Ses clients réguliers savaient qu’il était là et qu’ils pouvaient frapper », précise Laurence de Calan, très attristée par sa disparition.
Mais au-delà de l’antiquaire, Olivier Premoli, né à Trèves, en Allemagne, était aussi un artiste singulier.

« Une démarche cohérente »
Je ne suis pas dans le calcul, je suis dans l’émotion. Je peux vendre tout aussi bien une tête de chien en plâtre qu’un siège africain. Je sais que mon métier, dans le fond, repose sur du superficiel, mais je veux proposer une démarche cohérente, des objets singuliers, qui possèdent tous une forte identité. J’aime bien les trucs un peu bizarres
Il était aussi un créateur de luminaires : en forme de poire ou encore des cylindres de dentelle. Il fabriquait lui-même les moules. Un esprit créatif, comme des restes de sa formation à l’école d’arts appliqués Auguste-Renoir, à Paris, avec une prédilection pour la céramique. Viendront ensuite les Beaux-Arts, avant de se lancer : plasticien, sculpteur, vidéaste.
Il refusait d’ailleurs l’étiquette d’antiquaire qu’on voulait lui coller : « Je me reconnais de moins en moins dans ce métier. Je n’ai pas le sentiment de faire comme mes copains. Mon travail c’est d’assembler les choses. J’ai cette démarche-là, je suis un assembleur. Enfant déjà, avec mes Playmobil, je voulais qu’ils communiquent, qu’il se passe quelque chose entre eux. »

« Un artiste, avec tout ce qui va avec »
Contactées, plusieurs personnes ont également refusé de s’exprimer sur leur ancien voisin ou leur proche.
« J’ai peur de ne pas dire que du bien sur Olivier », glissent quelques commerçants joints par téléphone. « C’était quelqu’un d’assez réservé, de très solitaire. Un artiste avec tout ce qui va avec, c’est sûr. Mais à Bellême, tout le monde, y compris la mairie, propriétaire des murs, savait qu’il passait des nuits dans son local. Cela n’a jamais posé de problème », exprime un ancien voisin qui préfère ne pas être cité.
Laurence de Calan ne le cache pas : « Il avait une part d’ombre, c’est vrai. Mais je crois que c’est cette sensibilité qui le rendait si attachant. En tout cas pour moi. »
Sources

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Date : 2026-03-24 19:45:00 — Site : actu.fr
Auteur : Cédric Balcon-Hermand — Biographie & projets
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Publié le : 2026-03-24 19:45:00 — Slug : il-avait-un-oeil-pour-denicher-les-pieces-rares-hommage-a-olivier-premoli-antiquaire-a-belleme
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