TotalEnergies : Quand la guerre devient un jackpot
La crise au Moyen-Orient a permis à TotalEnergies de transformer une catastrophe en opportunité lucrative, laissant les consommateurs sur le carreau.
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Le 28 février 2026, le détroit d’Ormuz, par où transite près de 20 % du pétrole mondial, se retrouve bloqué. Pour TotalEnergies, c’est un coup de poker : environ 15 % de sa production mondiale est à l’arrêt, mais la division trading, Totsa, voit une chance en or. En quelques jours, la crise se mue en jackpot pour les traders, qui anticipent une flambée des prix.
Ce qui se passe réellement
TotalEnergies passe à l’offensive. En mars, Totsa achète 77 cargaisons standardisées, soit 38,5 millions de barils de pétrole. Résultat : un milliard de dollars de bénéfice en un mois, en profitant des cargaisons arabes non affectées par le blocage. Pendant ce temps, les consommateurs voient le prix de l’essence grimper, et le groupe impose un plafonnement : 1,99 € pour l’essence et 2,25 € pour le diesel jusqu’à fin avril. Mais, surprise ! Les stations TotalEnergies sont prises d’assaut, avec 18 % d’entre elles en rupture de stock.
Les compagnies pétrolières soupçonnées de délocaliser leurs superprofits
Les ONG et économistes s’étonnent des surprofits réalisés pendant la crise. Greenpeace révèle que les compagnies pétrolières de l’UE engrangent 81,4 millions d’euros de surprofits par jour depuis le début de la guerre. Un vrai festin, pendant que les automobilistes se battent pour faire le plein.
Une taxe sur les superprofits ?
Cinq ministres des Finances de l’UE demandent une taxe spéciale sur ces superprofits pour aider les consommateurs. Mais TotalEnergies, fidèle à sa discrétion, rappelle qu’il ne « commente pas ses activités de trading », comme si le trading était un art mystérieux, exempt de toute responsabilité.
Pourquoi cela dérange
Les incohérences sont flagrantes : d’un côté, un plafonnement des prix, de l’autre, des stations à sec. Les promesses de soutien aux consommateurs se heurtent à la réalité d’un marché où les profits explosent. Les discours politiques se révèlent déconnectés des réalités vécues par les citoyens.
Ce que cela implique concrètement
Les consommateurs sont pris en étau entre des prix qui flambent et des stations à sec. Pendant que les traders s’enrichissent, les automobilistes doivent faire la queue, parfois pour rien. Une situation qui rappelle les dérives autoritaires où les plus puissants profitent des crises au détriment des plus vulnérables.
Lecture satirique
Le discours politique sur la régulation des prix semble aussi solide qu’un château de cartes. Les promesses de soutien aux consommateurs s’effondrent face à la réalité d’un marché où l’appât du gain prime sur le bien-être collectif. Ironiquement, la guerre, pour certains, devient un véritable terrain de jeu.
Effet miroir international
Cette situation fait écho aux dérives autoritaires observées ailleurs. Aux États-Unis ou en Russie, les crises sont souvent utilisées pour justifier des politiques qui profitent à une élite au détriment du peuple. Une tendance inquiétante qui semble se répéter à l’échelle mondiale.
À quoi s’attendre
Si les tendances actuelles se poursuivent, on peut s’attendre à une intensification des inégalités et à une colère croissante des consommateurs. Les politiques de taxation des superprofits pourraient être un premier pas, mais il reste à voir si elles seront réellement mises en œuvre.



