Togo et Burkina Faso : Quand le transport devient un parcours du combattant
Des promesses de développement face à une réalité chaotique : le corridor Lomé-Ouagadougou, un véritable casse-tête logistique.
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Le transport des marchandises entre Lomé (Togo) et Ouagadougou (Burkina Faso) est un véritable marathon administratif. Coûts exorbitants, lenteurs dignes d’un escargot sous sédatif et tracasseries à chaque tournant, cet axe routier de plus de 1 000 km, pourtant vital pour le commerce régional, semble être un labyrinthe sans fin. Mais ne vous inquiétez pas, les autorités ont décidé de se réunir pour « trouver des solutions ». On se demande juste depuis quand ces solutions sont devenues un concept étranger.
Ce qui se passe réellement
Fin de semaine dernière, les autorités togolaises et burkinabè se sont réunies à Lomé avec les professionnels du transport. Leurs discussions ont mis en lumière plusieurs dysfonctionnements notables :
- Tracasseries routières et postes de contrôle en surnombre.
- Lourdeurs administratives et faux frais qui feraient rougir un comptable.
- Surtarifs (surestaries) facturés aux chargeurs en cas de retard, parce que pourquoi pas ?
- Manque de places de parking pour les camions et encombrements dignes d’un embouteillage parisien.
- Au port de Lomé : capacités de stockage insuffisantes, manque d’équipements de manutention, et problèmes d’insécurité. Un vrai buffet à volonté pour les voleurs.
- Vieillissement du parc automobile, parce que qui a besoin de camions modernes de toute façon ?
Tous ces freins augmentent les coûts logistiques et réduisent la compétitivité du corridor. Les deux pays veulent mieux coordonner leurs actions, mais on se demande si cela ne relève pas de la science-fiction.
Pourquoi cela dérange
Les promesses de coordination et de transparence semblent aussi solides qu’un château de cartes. Le ministre togolais des Transports, Komlan Kadjé, a déclaré que « le transport routier est un instrument de développement et d’intégration régionale ». Mais quand on voit la réalité sur le terrain, on ne peut s’empêcher de penser que cet instrument est plutôt rouillé et mal accordé.
Ce que cela implique concrètement
Le Burkina Faso, pays enclavé, dépend énormément du port de Lomé pour ses importations. En effet, il représente 10,4 % des exportations togolaises. Améliorer ce corridor est donc essentiel pour l’économie des deux pays. Mais avec des promesses qui flottent dans l’air comme des ballons de baudruche, on peut se demander si cette amélioration est réellement à l’ordre du jour.
Lecture satirique
Le discours politique est un véritable numéro de jonglage. D’un côté, on promet des réformes et de l’autre, on continue à empiler les obstacles. Les autorités semblent persuadées qu’un simple coup de pinceau sur les procédures suffira à transformer ce corridor en autoroute du succès. Ironiquement, cela rappelle les promesses de certains dirigeants autoritaires qui, eux aussi, aiment parler de développement tout en laissant leurs pays s’enliser dans le chaos.
Effet miroir international
En observant cette situation, on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec des politiques autoritaires ailleurs dans le monde. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les discours grandioses sur le progrès cachent souvent des réalités bien plus sombres. Les promesses de prospérité semblent souvent se heurter à des murs de bureaucratie et d’incompétence.
À quoi s’attendre
À terme, les discussions devraient aboutir à une instance officielle de concertation pour suivre les réformes. Mais avec une telle lenteur, on peut se demander si cette instance ne sera pas juste un autre bureau où l’on empile des dossiers sans jamais les ouvrir.


