To Lam : Un Président à l’Unanimité, mais à Quel Prix ?
To Lam, élu président du Vietnam par un Parlement qui ne connaît que l’unanimité, incarne une concentration du pouvoir qui ferait rougir même les plus fervents admirateurs des régimes autoritaires.
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Le 7 avril 2026, To Lam a prêté serment en tant que président du Vietnam, tout en conservant son poste de chef du Parti communiste. « Pour moi, assumer les responsabilités de secrétaire général et de président est un immense honneur… une responsabilité, ainsi qu’un devoir sacré et noble », a-t-il déclaré, comme si le poids de ses responsabilités ne pesait pas déjà sur les épaules d’un homme qui a réduit l’administration à peau de chagrin.
Ce qui se passe réellement
To Lam a été élu à l’unanimité par l’Assemblée nationale, où « cent pour cent des députés » ont approuvé sa nomination. Une unanimité qui rappelle les plus belles heures des régimes totalitaires, où le dissentiment est aussi rare qu’un bon café à Hanoi. Ce tournant politique marque une concentration du pouvoir sans précédent, dans un système qui se vantait jusqu’alors de sa collégialité.
Depuis sa nomination à la tête du Parti communiste en 2024, To Lam a entrepris des réformes à un rythme effréné. Il a fermé huit ministères, supprimé près de 150 000 postes dans la fonction publique, tout en lançant des projets d’infrastructures qui feraient pâlir d’envie n’importe quel dictateur en quête de légitimité.
Pourquoi cela dérange
La question qui se pose est : à quel prix cette concentration du pouvoir ? Les réformes de To Lam, bien qu’impressionnantes sur le papier, semblent davantage motivées par un désir de contrôle que par une réelle volonté d’amélioration des conditions de vie des Vietnamiens. La promesse d’une gouvernance efficace se heurte à la réalité d’une administration en déroute, où les voix dissidentes sont étouffées.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de cette élection sont déjà visibles : un Parlement qui ne fait que ratifier les décisions du Parti, des réformes qui semblent plus intéressées par la réduction des coûts que par le bien-être des citoyens. Les projets d’infrastructures, bien qu’impressionnants, risquent de devenir des monuments à la gloire d’un homme plutôt qu’à celle d’une nation.
Lecture satirique
Il est ironique de voir un homme qui prône l’honneur et le devoir sacré tout en s’asseyant sur les principes démocratiques. La promesse d’un avenir radieux se heurte à la réalité d’un régime qui préfère l’unanimité à la diversité des opinions. Peut-être que To Lam devrait envisager de changer le nom de son mandat en « Présidence de l’Unanimité » ?
Effet miroir international
Cette situation n’est pas sans rappeler d’autres régimes autoritaires à travers le monde, où le pouvoir se concentre entre les mains d’un seul homme, souvent au détriment de la démocratie. Les États-Unis et la Russie, avec leurs propres dérives autoritaires, pourraient bien prendre note de l’ascension de To Lam, qui semble s’inspirer des méthodes éprouvées de la manipulation politique.
À quoi s’attendre
À l’avenir, il est probable que nous assistions à un renforcement de l’autoritarisme au Vietnam, avec des réformes qui, sous couvert de modernisation, risquent de renforcer encore davantage le contrôle du Parti sur la société. Les promesses d’un avenir meilleur pourraient rapidement se transformer en une réalité où la liberté d’expression est un lointain souvenir.



