To Lam : Le Nouveau Roi du Vietnam, ou Comment Élever l’Art de la Concentration du Pouvoir à un Nouveau Sommet

Le 7 avril 2026, To Lam, l’homme fort du Parti communiste vietnamien, a été élu président à l’unanimité. Une décision qui soulève des questions sur la transparence et l’avenir démocratique du pays.

INTRODUCTION : Alors que le monde se débat avec des crises politiques et des dérives autoritaires, le Vietnam fait un pas audacieux vers un modèle de leadership encore plus concentré. To Lam, 68 ans, a été élu président, cumulant ainsi les fonctions de secrétaire général du Parti communiste et de chef de l’État. Une manœuvre qui, à première vue, semble être la réponse à la complexité du système politique vietnamien, mais qui, en réalité, renforce le flou et l’opacité du pouvoir.

Ce qui se passe réellement

L’homme fort du Vietnam a bien l’intention de laisser sa marque : To Lam, l’actuel secrétaire général du Parti communiste vietnamien (PCV), a été élu président le 7 avril à l’unanimité par l’Assemblée nationale. Ce mandat double, de cinq ans, à la tête du PCV et du Vietnam, entérine un nouveau modèle de direction pour ce régime de parti unique qui a longtemps privilégié une architecture collégiale du pouvoir. Cette structure, reposant sur « quatre piliers » – secrétaire général, président, premier ministre et président de l’Assemblée – visait à refléter les équilibres au sein du bureau politique, mais elle a souvent été plus un labyrinthe qu’une carte routière pour les observateurs étrangers.

Ces dernières années, la valse des présidents tombés pour raison de santé ou corruption avait déjà conduit le prédécesseur de To Lam, Nguyen Phu Trong, à cumuler de manière provisoire les deux postes entre 2018 et 2021. En mai 2024, To Lam, alors ministre de la sécurité publique, fut élu président en remplacement d’un titulaire brutalement limogé. Devenu secrétaire général par intérim à la mort soudaine de Nguyen Phu Trong en juillet 2024, il céda la présidence du pays en octobre 2024 à un ancien général de l’armée, Luong Cuong.

Pourquoi cela dérange

Ce nouveau modèle de leadership soulève des inquiétudes sur la concentration du pouvoir. En un clin d’œil, le Vietnam passe d’une architecture collégiale à une structure où un seul homme détient les rênes. Cela rappelle les dérives autoritaires que l’on observe ailleurs dans le monde, où le pouvoir se centralise au détriment de la démocratie et de la transparence.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences de cette concentration du pouvoir sont multiples. D’une part, cela pourrait renforcer la répression des voix dissidentes, car un leader unique est souvent moins enclin à tolérer la critique. D’autre part, cela pourrait également nuire à la perception internationale du Vietnam, qui pourrait être vu comme un régime de plus en plus autoritaire, éloigné des valeurs démocratiques.

Lecture satirique

Ah, la promesse d’un leadership fort ! To Lam, en prenant les rênes, semble jouer à un jeu de Monopoly où il accumule toutes les propriétés. Qui a besoin de démocratie quand on peut avoir un « homme fort » ? C’est un peu comme si l’on décidait de remplacer un orchestre symphonique par un solo de kazoo. Les promesses de transparence et de démocratie s’évanouissent dans le bruit des tambours de la répression.

Effet miroir international

En regardant au-delà des frontières vietnamiennes, on ne peut s’empêcher de faire des parallèles avec d’autres régimes autoritaires, comme ceux de la Russie ou des États-Unis, où la concentration du pouvoir et la suppression des voix dissidentes sont devenues monnaie courante. Ces modèles devraient nous alerter sur les dangers d’un leadership trop centralisé.

À quoi s’attendre

À l’avenir, il est probable que le Vietnam continue de s’enfermer dans une spirale de répression et de contrôle. Les observateurs internationaux devront garder un œil vigilant sur les développements, car ce modèle de leadership pourrait bien devenir un exemple à ne pas suivre.

Sources

Source : www.lemonde.fr

Visuel — Source : www.lemonde.fr
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