To Lam : Le Leader Suprême du Vietnam, ou Comment Centraliser le Pouvoir en Douceur
To Lam, élu président, incarne la fusion des pouvoirs au Vietnam, un modèle de leadership autoritaire à la Xi Jinping.
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Le 7 avril, les députés vietnamiens ont élu To Lam à la présidence, faisant de lui le premier dirigeant à cumuler les fonctions de président et de secrétaire général du Parti communiste. Une décision qui, à première vue, semble être une avancée pour la continuité, mais qui, en réalité, soulève des questions sur l’avenir démocratique du pays.
Ce qui se passe réellement
To Lam, en centralisant le pouvoir, s’inspire ouvertement de son voisin chinois, Xi Jinping. En effet, alors que le Vietnam a traditionnellement fonctionné sur un modèle collectif, To Lam a réussi à s’imposer comme le « leader suprême » du pays. « Pour moi, assumer les responsabilités de secrétaire général et de président est un immense honneur… une responsabilité, ainsi qu’un devoir sacré et noble », a-t-il déclaré, comme si le pouvoir concentré était un cadeau plutôt qu’une menace pour la démocratie.
Avec un soutien de 100 % des députés, on pourrait croire à une belle unanimité. Mais qui pourrait vraiment s’opposer à un homme qui a déjà écarté ses rivaux et réduit la bureaucratie à un minimum ? En moins de deux ans, il a supprimé près de 150 000 postes dans la fonction publique et fermé huit ministères. Tout cela pour faire place à un « nouveau modèle de croissance » qui, selon lui, libère le secteur privé. Mais à quel prix ?
Pourquoi cela dérange
La centralisation du pouvoir soulève des incohérences. D’un côté, To Lam promet une croissance de 10 % par an, de l’autre, il réduit les effectifs de l’État. Comment espérer une administration efficace avec moins de personnel ? Les promesses de prospérité semblent déconnectées de la réalité du terrain, où les travailleurs sont laissés pour compte.
Ce que cela implique concrètement
Les réformes de To Lam pourraient bien transformer le Vietnam en un État autoritaire, où les décisions se prennent au sommet sans consultation populaire. L’absence de débat démocratique et la suppression des voix dissidentes ne sont pas de bons augures pour l’avenir du pays.
Lecture satirique
To Lam se présente comme le sauveur d’une nation en pleine restructuration. Pourtant, son discours sur les « défis mondiaux » et la « restructuration des chaînes d’approvisionnement » semble plus être une tentative de masquer les véritables enjeux internes. En réalité, il pourrait bien être le chef d’orchestre d’une symphonie autoritaire, où la démocratie est reléguée au rang de simple accompagnement.
Effet miroir international
Ce modèle de leadership n’est pas sans rappeler les dérives autoritaires observées ailleurs, comme en Russie ou aux États-Unis, où le pouvoir se concentre entre les mains de quelques-uns. Les parallèles sont troublants : des promesses de prospérité cachant des réalités bien plus sombres.
À quoi s’attendre
Si les tendances actuelles se poursuivent, le Vietnam pourrait devenir un exemple de ce qu’il ne faut pas faire en matière de gouvernance. La concentration du pouvoir, loin de garantir la stabilité, pourrait engendrer des tensions internes et une résistance croissante.



