Tindouf : Quand le Polisario se prend les pieds dans le tapis

Mahjoub Salek, ancien membre du Polisario, révèle les dessous d’un mouvement qui se prend pour un héros tout en se vautrant dans l’absurde.

Dans un monde où les héros sont souvent des mirages, Mahjoub Salek, ancien membre fondateur du Polisario, a décidé de briser le silence. Dans un entretien avec Yabiladi, il raconte son évasion des camps de Tindouf, tout en soulignant le rôle crucial de la pression médiatique dans sa libération. Mais attention, pas de félicitations ici : il a été relâché « sans aucune compensation ni excuses ». Une belle manière de dire que la liberté a un prix, et que celui-ci est souvent exorbitant.

Ce qui se passe réellement

Salek évoque les conditions de sa détention, où il a compris que le Polisario n’était pas le champion des droits humains qu’il prétendait être. « À ma sortie de prison, j’étais persuadé que ces dirigeants ne mèneraient les Sahraouis nulle part », déclare-t-il. Une révélation qui, à ce stade, ne surprend plus personne. Il a même tenté d’alerter sur la direction catastrophique du mouvement, mais ses appels sont restés lettre morte. Comme quoi, l’absence de démocratie est un sport national dans les camps.

Concernant le cessez-le-feu de 1991, Salek admet avoir d’abord vu cela comme une victoire. Mais la réalité l’a vite rattrapé : « Cette décision n’a abouti qu’à l’imposition par l’ONU de la libération des détenus des deux côtés ». Le Polisario a ainsi libéré 600 personnes, marquées par la torture. Un choc pour l’opinion publique, mais pas pour les dirigeants, qui continuent de jouer les héros tout en se remplissant les poches.

Pourquoi cela dérange

La véritable question est : pourquoi tant de Sahraouis ont-ils quitté les camps pour rentrer au Maroc ou s’installer ailleurs ? Salek explique que la cause sahraouie a perdu toute crédibilité, devenue le terrain de jeu d’opportunistes. Les dirigeants s’accrochent à leur pouvoir tout en appauvrissant les populations, un classique des régimes autoritaires. Et pendant ce temps, les Sahraouis continuent de souffrir, tandis que les dirigeants se pavanent.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont claires : des dizaines, voire des centaines de Sahraouis ont quitté les camps. La promesse d’un avenir meilleur s’est transformée en mirage, et la réalité est que le Polisario est devenu un simple instrument au service des intérêts algériens. Salek, avec son mouvement « Khat Achahid », tente de désacraliser l’image des dirigeants du Polisario, les qualifiant de « commerçants de leur cause ». Un constat amer, mais ô combien révélateur.

Lecture satirique

Il est presque comique de voir comment le Polisario, qui se présente comme le champion de la lutte sahraouie, est en réalité un piège à souffrances. Les dirigeants, tels des marionnettes, dansent au rythme des intérêts algériens, tout en prétendant défendre une cause noble. La contradiction est flagrante : d’un côté, des discours enflammés sur la liberté, de l’autre, une réalité où la démocratie est aussi absente que les excuses pour les abus.

Effet miroir international

Ce scénario n’est pas sans rappeler d’autres dérives autoritaires à travers le monde. Que ce soit en Russie ou aux États-Unis, les discours politiques sont souvent déconnectés de la réalité. Les promesses de liberté et de démocratie se heurtent à la dure réalité des intérêts personnels et des abus de pouvoir. Le Polisario, avec ses faux semblants, n’est qu’un reflet de ces dérives.

À quoi s’attendre

À l’avenir, il est probable que le mouvement de Salek continuera de croître, appelant à une véritable démocratie dans les camps. Mais tant que les dirigeants du Polisario resteront accrochés à leur pouvoir, les Sahraouis continueront de souffrir. Un changement est nécessaire, mais il devra venir de l’intérieur, et cela semble encore loin.

Sources

Source : www.yabiladi.com

Visuel — Source : www.yabiladi.com
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