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MUSTAFA YALCIN / Anadolu via AFP
Sur France Inter, Thomas Pesquet s’imagine tout à fait être le premier Français à marcher sur la Lune. (photo d’illustration)
Il ne s’en cache pas : Thomas Pesquet aimerait bien être à la place de l’équipage de la mission Artémis II, qui a battu un record cette semaine en s’aventurant plus loin dans l’espace que quiconque avant lui, avec pour objectif d’observer la Lune. Invité de France Inter ce jeudi 9 avril, l’astronaute français a ainsi été très franc sur son sentiment, avec humour.
« Je suis complètement jaloux, à 500 % : ce qu’ils ont l’air de vivre est incroyable », a-t-il avoué, alors que son dernier séjour à bord de la Station spatiale internationale (ISS) remonte à 2021. De quoi lui donner de nouvelles envies de voyage dans l’espace ? Oui, à en croire sa réaction quand Benjamin Duhamel lui a demandé s’il s’attendait à « marcher sur la Lune » dans le cadre de la mission Artémis IV, « qui doit amener des astronautes » sur l’astre « à l’horizon 2028 ».
« J’aimerais bien vous répondre oui et vous l’annoncer moi-même », a glissé Thomas Pesquet avant de rappeler que « l’Agence spatiale européenne […] a trois sièges » attribués pour ce projet. « L’annonce a été faite qu’un Allemand partirait a priori sur la mission qui partirait en premier […] et qu’un Français et un Italien devraient suivre, dans un ordre qui reste à définir », a-t-il exposé.
« S’il y a un Français, c’est plutôt bien parti pour que ce soit vous ? », l’a relancé Benjamin Duhamel. « Ça pourrait être bien parti pour que soit moi », a répondu Thomas Pesquet avant d’évoquer d’autres candidats putatifs. « Il y a aussi Arnaud Prost, qui est en réserve, et Sophie Adenot qui est dans l’espace, a-t-il listé, mais pour l’instant, pour les gens qui sont expérimentés et qui ont plusieurs missions à leur ceinture, ce serait plutôt moi. »
Thomas Pesquet s’entraîne déjà dans un « simulateur » lunaire
N’insultant pas l’avenir, le Français s’entraîne déjà dans un « simulateur de surface lunaire ». « On va reproduire des choses comme la gravité partielle, le régolithe lunaire, cette espèce de poussière qui recouvre l’essentiel du sol lunaire et qui est abrasif et toxique », a-t-il expliqué sur France Inter. « On essaie aussi de se mettre dans les conditions psychologiques qui sont celles de l’éloignement », a ajouté l’astronaute.
Près de la Lune, « on n’aura pas de centre de contrôle pour nous aider et c’est en ça que le risque est un peu plus élevé », a anticipé Thomas Pesquet, comparant l’ampleur d’un tel voyage à ses deux séjours dans l’ISS. « On sait qu’en cas de problème on se repose, on redescend », a-t-il exposé à ce propos, par opposition à une mission lunaire où la Terre n’est plus qu’« une petite bille colorée tout au fond » visible depuis la fenêtre.
« À ce moment-là on se dit qu’il n’y a pas de vie dans les alentours proches et que tout ça est très noir à part notre petit bateau dont il faut bien s’occuper », image l’astronaute français qui fait un parallèle avec « un petit canot au milieu de l’Océan pacifique ». Pas de quoi décourager pour autant Thomas Pesquet, très enthousiaste au moment d’évoquer l’importance d’étudier l’astre qui tourne autour de notre planète et illumine nos nuits.
« Le passé de la Terre est écrit sur la Lune, a rappelé le Français, c’est un morceau de la Terre qui s’est détaché il y a 4,3 milliards d’années, au tout début à peu près. » « En se baissant on ramasse des cailloux qui datent du début de la Terre », permettant de « lire son histoire », résume-t-il. La preuve qu’au-delà d’Artémis II, il reste tant à apprendre sur cet astre pourtant si familier.
Thomas Pesquet : Entre jalousie lunaire et promesses spatiales
L’astronaute français Thomas Pesquet rêve de marcher sur la Lune, mais les promesses de l’Agence spatiale européenne semblent aussi floues qu’un ciel étoilé.
Dans une interview sur France Inter, Thomas Pesquet a révélé son envie d’être à la place de l’équipage de la mission Artémis II, qui a récemment établi un record en s’aventurant plus loin dans l’espace que quiconque auparavant. « Je suis complètement jaloux, à 500 % : ce qu’ils ont l’air de vivre est incroyable », a-t-il déclaré, tandis que son dernier séjour à bord de la Station spatiale internationale remonte à 2021. Une jalousie qui pourrait bien se transformer en frustration, surtout quand on sait que la mission Artémis IV, censée amener des astronautes sur la Lune, est prévue pour 2028.
Ce qui se passe réellement
Pesquet a exprimé son souhait de marcher sur la Lune, mais a dû rappeler que l’Agence spatiale européenne a seulement trois sièges attribués pour cette mission. Un Allemand est déjà prévu pour partir en premier, laissant un Français et un Italien dans l’incertitude. « Ça pourrait être bien parti pour que ce soit moi », a-t-il ironisé, tout en évoquant d’autres candidats potentiels. En attendant, il s’entraîne dans un simulateur de surface lunaire, se préparant à affronter la gravité partielle et le régolithe lunaire, cette poussière toxique qui pourrait bien être le seul souvenir de ses ambitions lunaires.
Pourquoi cela dérange
La situation de Pesquet soulève des questions sur les promesses de l’Agence spatiale européenne. Alors que l’on parle d’exploration spatiale, les décisions semblent davantage dictées par des considérations politiques que par des mérites scientifiques. Pourquoi un Allemand avant un Français ? La réponse semble aussi floue que les objectifs de certaines politiques ultraconservatrices qui privilégient l’identité nationale à l’excellence.
Ce que cela implique concrètement
Les ambitions spatiales de l’Europe sont en jeu. Si l’on continue à privilégier des choix politiques sur des critères de compétence, on risque de voir des talents comme Pesquet rester sur le carreau, tandis que d’autres pays, comme les États-Unis, continuent de dominer l’exploration spatiale. Cela pourrait également renforcer l’idée que l’espace est un domaine réservé aux puissances, laissant les autres nations sur le bord de la route.
Lecture satirique
On pourrait presque imaginer un scénario où l’ESA organise un concours de talents pour déterminer qui aura le droit de marcher sur la Lune. « Qui sera le prochain astronaute ? » pourrait devenir le nouveau slogan de l’agence, tandis que les véritables compétences sont mises de côté au profit de considérations géopolitiques. Comme si la Lune était un prix à gagner plutôt qu’un objectif scientifique.
Effet miroir international
Cette situation rappelle les dérives autoritaires de certains pays, où les décisions sont souvent prises sur des bases politiques plutôt que sur des faits. Les États-Unis, par exemple, continuent de mener des missions spatiales avec une clarté d’objectif que l’ESA semble avoir perdue. Pendant ce temps, les discours politiques en Europe se concentrent sur des questions d’identité nationale, laissant les véritables enjeux scientifiques dans l’ombre.
À quoi s’attendre
Si les tendances actuelles se poursuivent, on peut s’attendre à une compétition de plus en plus féroce pour les missions spatiales. Les astronautes devront non seulement être compétents, mais aussi naviguer dans un paysage politique complexe. Qui sait, peut-être que Pesquet devra se battre pour son siège, tout en jonglant avec des promesses qui semblent aussi solides qu’un nuage de poussière lunaire.
Sources
Source : www.huffingtonpost.fr




