l’essentiel
Le Comité Aude de la Fédération nationale du théâtre amateur a tenu son assemblée générale vendredi 3 avril en soirée.

Le bilan annuel bien chargé des activités fait état de la participation au Festival de Coursan du 4 au 6 avril, de la création du premier numéro du nouveau bulletin bimestriel du comité en mai, d’une animation au cinéma Colisée pour la projection du film Ghostlight en juin, de la présence au Festival Off de Carcassonne du 1er au 29 juillet, d’un stage « Lire, dire, vivre à haute voix » par Laurent Soffiati en octobre. Il a aussi rappelé la présence aux festivals de Quillan du 7 au 11 novembre, de Montséret du 22 au 23 novembre et enfin de Castelnaudary – 1re édition du 28 au 30 novembre. Après une période de réflexion, il a été décidé de mettre un terme aux partenariats qui avaient été précédemment mis en place avec les festivals de Coursan, Montséret et Canet-d’Aude. En conséquence, le Comité de l’Aude ne parrainera plus ces manifestations à compter de l’année 2026.

Par ailleurs, la nouvelle équipe, placée sous la présidence de Valérie Albanese, a souhaité impulser une dynamique de développement territorial en ouvrant de nouvelles perspectives de collaboration, notamment vers l’ouest du département. Dans ce cadre, un partenariat a été établi avec le festival de Castelnaudary, dont la première édition s’est tenue avec succès en novembre 2025.

Projets à venir

D’autres projets sont actuellement à l’étude. Un partenariat est notamment envisagé avec la mairie de Pépieux en vue de la création d’un festival à l’horizon 2027.

Des projets marquent cette nouvelle orientation par un festival innovant sur quatre saisons, quatre territoires, quatre théâtres :

Printemps : Lauragais (Alzonne).

Été : Ouest audois (Pennautier).

Automne : Est (Carcassonne).

Hiver : Sud (Capendu).

Soit 16 spectacles, huit concerts et quatre événements gastronomiques.

Théâtre amateur : un festival de promesses sans lendemain

Le Comité Aude de la Fédération nationale du théâtre amateur se réunit pour faire le bilan de ses activités, mais les décisions prises laissent perplexes.

Lors de l’assemblée générale du 3 avril, le Comité Aude a présenté un bilan d’activités bien chargé, mais qui semble plus être un catalogue de bonnes intentions qu’un véritable plan d’action. Entre festivals, bulletins et stages, on pourrait croire que le théâtre amateur est en pleine effervescence. Pourtant, la réalité est bien plus complexe.

Ce qui se passe réellement

Le bilan annuel fait état de la participation au Festival de Coursan, de la création d’un bulletin bimestriel, et d’une animation au cinéma Colisée pour la projection du film Ghostlight. On note également la présence au Festival Off de Carcassonne et plusieurs autres festivals, mais ce qui attire l’attention, c’est la décision de mettre un terme aux partenariats avec certains festivals à partir de 2026. Une manière élégante de dire que l’on préfère se concentrer sur des projets plus « rentables » ?

La nouvelle présidence de Valérie Albanese, quant à elle, promet un développement territorial. Mais ouvrir de nouvelles perspectives de collaboration, c’est un peu comme promettre la lune sans avoir de fusée. Un partenariat avec le festival de Castelnaudary a été établi, mais la première édition de ce festival n’a eu lieu qu’en novembre 2025. On se demande alors si ces projets ne sont pas juste des mirages.

Pourquoi cela dérange

Les incohérences sont criantes. D’un côté, on annonce un festival innovant sur quatre saisons et quatre territoires, et de l’autre, on abandonne des partenariats qui pourraient enrichir l’offre culturelle. Est-ce là une stratégie de développement ou un simple coup de communication ?

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences de ces décisions sont claires : moins de diversité dans l’offre théâtrale et un risque de déconnexion avec les attentes du public. Les festivals abandonnés ne sont pas de simples événements ; ils sont le reflet d’une culture locale vivante qui se voit sacrifiée sur l’autel de la rentabilité.

Lecture satirique

Il est ironique de constater que, dans un monde où l’on prône la diversité et l’inclusion, le Comité Aude choisit de restreindre ses horizons. On pourrait presque croire que la culture devient un produit de consommation, où seuls les festivals « à succès » sont retenus. Une belle manière de faire du théâtre amateur un théâtre de niche, réservé à une élite.

Effet miroir international

Cette situation rappelle les dérives autoritaires que l’on observe à l’étranger, où la culture est souvent instrumentalisée pour servir des intérêts politiques. En choisissant de se couper de certaines manifestations, le Comité Aude semble emprunter un chemin similaire, où la culture devient un outil de contrôle plutôt qu’un vecteur d’émancipation.

À quoi s’attendre

Si cette tendance se poursuit, on peut s’attendre à une uniformisation de l’offre culturelle, où les voix dissidentes et les initiatives locales seront peu à peu étouffées. La promesse d’un festival innovant sur quatre saisons pourrait bien se transformer en un simple mirage.

Sources

Source : www.ladepeche.fr

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