Lucy Halliday et Chase Infiniti dans « The Testaments » DISNEY
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Pour aller plus loin
Avouons-le : regarder les six saisons (66 épisodes) de « la Servante écarlate » nous a beaucoup coûté tant l’adaptation du roman dystopique de Margaret Atwood plonge le spectateur dans un cauchemar tout à fait crédible puisqu’il suffit d’observer les signes de son futur accomplissement dans l’actualité.
Pour rappel, la série raconte comment les Etats-Unis basculent dans une dictature religieuse faisant des femmes fertiles des esclaves. Mais, ces dernières saisons, l’intrigue finissait par se répéter et la série semblait prendre un malin plaisir à torturer physiquement et mentalement ses héroïnes, voire à filmer cette terrifiante domination des femmes avec complaisance.
Bruce Miller, le showrunner, en redemande puisqu’on le retrouve aux commandes de l’adaptation d’un autre ouvrage de l’écrivaine canadienne, « les Testaments » (Robert Laffont, 2019). L’histoire se déroule quinze ans après celle de la saga initiale et s’intéresse au sort de deux adolescentes, élèves d’une école aussi prestigieuse que brutale chargée de les préparer à leur rôle de future mère.
Agnes (Chase Infiniti), pieuse et dévouée, et Daisy (Lucy Halliday), fausse dévote, vont peu à peu découvrir l’horreur du régime derrière les couleurs pastel du décor et les « Béni soit ce jour » lancés à tout bout de champ. Le terrifiant dispositif prénuptial, observé à hauteur d’ados (interprétées par deux jeunes actrices exceptionnelles), n’a rien perdu de sa force, bien au contraire.
En espérant que « The Testaments » n’emprunte pas la même veine survivaliste que sa prédécesseure, c’est dans l’étude de mœurs que la série s’épanouit le mieux. La fiction n’est jamais très éloignée de la réalité d’une société américaine dominée par un gouvernement sous influence évangélique et suprémaciste ou d’une société iranienne tyrannisée par des fous de Dieu.
◗ « The Testaments », série américaine de Bruce Miller (2026). Avec Chase Infiniti, Lucy Halliday, Ann Dowd. 10 épisodes. Disponible sur Disney+.
« The Testaments » : Quand la dystopie devient réalité
Une série qui nous plonge dans un cauchemar où les promesses de liberté se heurtent à la réalité d’une oppression insidieuse.
INTRODUCTION : La nouvelle adaptation de l’œuvre de Margaret Atwood, « The Testaments », nous rappelle que la fiction peut parfois être un miroir déformant de notre réalité. Alors que les États-Unis semblent glisser vers une forme de théocratie, la série nous invite à réfléchir sur les dérives autoritaires qui menacent nos sociétés.
Ce qui se passe réellement
Dans cette suite de « La Servante écarlate », nous retrouvons les personnages d’Agnes (Chase Infiniti) et Daisy (Lucy Halliday), deux adolescentes enfermées dans une école prestigieuse mais brutale, destinée à les préparer à leur rôle de futures mères. Leurs découvertes sur l’horreur du régime qui les entoure sont d’une force troublante, révélant les mécanismes d’une société où la soumission est la norme. Le showrunner Bruce Miller, fidèle à son style, semble se délecter des souffrances de ses héroïnes, tout en nous rappelant que cette fiction n’est pas si éloignée de la réalité.
Pourquoi cela dérange
La série, tout en étant une œuvre de fiction, soulève des questions dérangeantes sur la condition des femmes dans des régimes autoritaires. Les promesses de liberté et d’égalité se heurtent à une réalité où les femmes sont réduites à des objets de reproduction. Le contraste entre le discours officiel et la réalité vécue par les personnages est saisissant.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de cette dystopie sont alarmantes. Dans un monde où les droits des femmes sont constamment remis en question, « The Testaments » nous rappelle que la lutte pour l’égalité est loin d’être gagnée. Les résonances avec les politiques actuelles, tant aux États-Unis qu’ailleurs, sont troublantes.
Lecture satirique
Le discours politique, souvent déconnecté de la réalité, est mis à mal par la série. Les promesses de protection des valeurs familiales, par exemple, se révèlent être des façades pour justifier des abus. L’ironie est palpable : alors que l’on prône la moralité, on assiste à des violations flagrantes des droits humains.
Effet miroir international
Les parallèles avec les régimes autoritaires, qu’ils soient évangéliques aux États-Unis ou théocratiques en Iran, sont frappants. La série nous pousse à réfléchir sur la manière dont les idéologies extrêmes peuvent s’infiltrer dans nos sociétés, transformant des promesses de sécurité en véritables cauchemars.
À quoi s’attendre
Si « The Testaments » suit la même veine que sa prédécesseure, nous pouvons nous attendre à une exploration encore plus profonde des mœurs et des dérives d’une société sous contrôle. Les tendances visibles aujourd’hui laissent présager que la lutte pour les droits des femmes sera au cœur des débats futurs.
Sources




