Tervuren : Quand la Belgique se penche sur son passé colonial… à petits pas
À Tervuren, la Belgique tente de décoloniser son patrimoine, mais la restitution des objets spoliés semble aussi rapide qu’un escargot sous sédatif.
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À quelques kilomètres de Bruxelles, le Musée royal de l’Afrique centrale s’est lancé dans un projet audacieux : déterminer dans quelles conditions des objets ont été spoliés et transférés de la République Démocratique du Congo (RDC) vers la Belgique durant la colonisation. Le programme, baptisé Proche, a déjà quatre ans d’existence. Mais ne vous attendez pas à des miracles : les autorités des deux pays ne se prononceront sur d’éventuelles restitutions qu’à la fin de l’année. Une éternité, n’est-ce pas ?
Ce qui se passe réellement
Dans les vitrines de l’AfricaMuseum, des masques en bois, des pirogues et d’autres objets ethnographiques sont exposés, témoignant d’une richesse culturelle inestimable. Lili Boros, chercheuse de provenance, explique que ces objets sont étudiés par des partenaires congolais, qui cherchent à comprendre comment ils ont pu quitter leur terre natale. Elisabeth Cornelissen, coordinatrice du programme Proche, précise que la restitution est envisageable, mais seulement si la documentation prouve que ces objets ont été acquis dans des conditions de violence ou d’inégalité. En gros, il faut un dossier béton pour que la Belgique se décide à rendre ce qui lui appartient.
Pourquoi cela dérange
La situation soulève des questions cruciales : pourquoi la Belgique, qui a longtemps été l’un des pires colonisateurs, traîne-t-elle les pieds pour restituer ces objets ? Est-ce vraiment une volonté de décolonisation ou simplement un coup de communication pour redorer son blason ? Les chercheurs, en mode détective, doivent enquêter sur chaque objet et la personne qui l’a acquis. Une méthode qui ressemble plus à un jeu de société qu’à une action sérieuse de restitution.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de cette lenteur sont multiples. D’un côté, la RDC attend toujours la reconnaissance de son patrimoine culturel, tandis que de l’autre, la Belgique continue de profiter de cette richesse sans en assumer les conséquences. Le rapport final, qui devrait être remis aux autorités belges et congolaises, pourrait bien être un simple document poussiéreux, relégué au fond d’un tiroir.
Lecture satirique
Les promesses de restitution sont aussi vagues que les engagements des politiciens en campagne électorale. On nous parle de concertation, de recommandations, mais au final, qui décide vraiment ? La bureaucratie belge semble plus préoccupée par le maintien de son image que par la justice pour les peuples colonisés. Un véritable décalage entre la promesse d’un avenir décolonisé et la réalité d’un passé qui pèse lourd.
Effet miroir international
En observant la situation, on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec d’autres pays, comme les États-Unis ou la Russie, qui peinent à reconnaître les injustices de leur passé. La Belgique, en se vautrant dans ses excuses, semble suivre le même chemin : des discours éloquents, mais des actions timides. Une belle leçon de cynisme politique.
À quoi s’attendre
À l’avenir, on peut s’attendre à un rapport qui, bien que prometteur, risque de ne pas changer grand-chose. Les autorités belges et congolaises pourraient bien décider de garder ces objets, tout en continuant à parler de décolonisation. Un beau paradoxe, n’est-ce pas ?


