Le conseil municipal de Tarbes, dans les Hautes-Pyrénées, a récemment adopté une mesure innovante pour aider les familles modestes. À l’approche de la Toussaint, un tarif social pour l’acquisition de sépultures et de monuments funéraires a été mis en place. Ce dispositif vise à réduire les coûts des concessions de sépulture, rendant ces options plus accessibles à la population locale, dont un tiers des habitants vit sous le seuil de pauvreté.

Ce que l’on sait
Le tarif social offre la possibilité d’acquérir des stèles de seconde main à des prix largement inférieurs à ceux pratiqués habituellement. Par exemple, une stèle que l’on pourrait acheter pour 15 000 euros est désormais accessible à partir de 1 800 euros. Cette initiative s’inscrit dans un contexte où les familles éprouvent des difficultés financières pour assurer des sépultures dignes de leurs proches. Pierre Lagonelle, premier adjoint au maire, indique que le système est basé sur un quotient familial, permettant ainsi de différencier les tarifs selon les ressources des familles.
Ce qui s’est passé
Ce programme a été voté fin septembre 2026, peu avant la Toussaint, une période significative pour de nombreuses familles qui se rendent dans les cimetières pour honorer la mémoire de leurs défunts. Le service de pompes funèbres local, géré par Bernard Fontan, a été mandaté pour récupérer des stèles de concessions abandonnées. Ces stèles, stockées dans le cimetière nord de Tarbes, sont nettoyées et remises en état avant d’être proposées à la vente.
Ce que cela change localement
Cette initiative pourrait avoir un impact considérable dans une ville où l’héritage culturel et les pratiques funéraires restent des sujets sensibles. Pour les familles qui peinent à rassembler des ressources pour une sépulture adéquate, cette solution représente une alternative bienvenue. Toutefois, tout le monde n’est pas convaincu par cette approche. Une résidente, Patricia, a exprimé son malaise face à l’idée d’utiliser des stèles provenant de concessions abandonnées, suggérant que cela pourrait nuire à la dignité des défunts.
Les prochaines étapes
La mairie a estimé à 250 000 euros le coût de cette mesure, ce qui soulève la question de sa pérennité à long terme. Bien que plusieurs demandes aient déjà été enregistrées, il reste à voir comment la population continuera de réagir à cette proposition au fil du temps. La mise en place d’un tel dispositif nécessite également une communication claire et transparente de la part des autorités locales pour rassurer les familles sur la dignité du processus.
Source : franceinfo- Occitanie
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