Dimanche 12 avril, le cycliste slovène sera au départ de la course qu’on surnomme “l’Enfer du Nord”, rare classique qui lui échappe encore. Dans “El País Semanal”, le journaliste espagnol Carlos Arribas dresse le portrait de ce champion étrangement invincible, qui semble porter comme un fardeau l’obligation de gagner.
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Tadej Pogacar cherche à redevenir le garçon de 12 ans qu’il n’a jamais pu être, à l’époque où il était le plus petit de la classe dans une bourgade de Slovénie. À 27 ans, il a gardé ce teint d’enfant, pâle et lisse, et ce visage obstinément imberbe. Il affiche désormais une chevelure peroxydée, en hommage à la légende américaine du rap Eminem, son héros de jeunesse dont il avait téléchargé 200 chansons, avant de privilégier les rappeurs slovènes sur sa playlist.
À ses heures perdues, il joue de la guitare avec sa compagne, Urska Zigart, également coureuse cycliste, avec laquelle il partage un petit appartement de 30 m2 à Monaco, et il débarque au départ des courses comme un gamin espiègle pressé d’en découdre.
C’est alors que la routine de la victoire s’installe.
L’esprit du cycliste qui se confronte à la légende Eddy Merckx pour devenir le plus grand champion de tous les temps a atteint sa pleine maturité, à son corps défendant. Merckx était l’autocrate austère et silencieux comme un trappiste ; Pogacar est l’autocrate baroque, flamboyant et tout aussi taciturne, incapable de se dévoiler, ce qui est la marque des champions.
Plus petit que Merckx (1,76 mètre, contre 1,82), plus mince (66 kilos, contre 74), et imprégné du même sens autoritaire du pouvoir, Pogacar, qui ne court qu
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Inclus dans la livraison dominicale d’El País depuis la création du quotidien en 1976, le magazine est réputé pour ses signatures et la diversité de ses reportages au long cours.
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Tadej Pogacar : Le Cycliste au Fardeau de la Victoire
Dimanche 12 avril, Tadej Pogacar, le prodige slovène, s’élance dans « l’Enfer du Nord », une course qui lui échappe encore, mais qui semble peser sur ses frêles épaules d’enfant.
À 27 ans, Tadej Pogacar, avec son teint d’enfant et son visage imberbe, cherche désespérément à retrouver le garçon de 12 ans qu’il n’a jamais pu être. Sa chevelure peroxydée, un hommage à Eminem, contraste avec la gravité de son statut de champion. Dans un petit appartement de 30 m² à Monaco, il joue de la guitare avec sa compagne, Urska Zigart, mais c’est sur le bitume qu’il se transforme, tel un gamin espiègle, prêt à conquérir le monde du cyclisme.
Ce qui se passe réellement
Dans l’article de Carlos Arribas pour « El País Semanal », on découvre un Pogacar qui, malgré sa légèreté apparente, porte le poids d’une routine de victoire. En se mesurant à la légende Eddy Merckx, il aspire à devenir le plus grand champion de tous les temps. Merckx, l’autocrate austère, et Pogacar, l’autocrate baroque, incarnent deux facettes d’une même quête de pouvoir et de reconnaissance.
Pourquoi cela dérange
La pression de la victoire pèse lourdement sur les épaules de Pogacar, un jeune homme qui, sous son apparence juvénile, cache une ambition dévorante. Ce décalage entre son image d’enfant et la réalité de sa carrière de champion soulève des questions sur le coût de la réussite dans le sport moderne. La société valorise la victoire à tout prix, même au détriment de l’innocence.
Ce que cela implique concrètement
La quête incessante de Pogacar pour la victoire peut être vue comme une métaphore des dérives autoritaires dans le sport et au-delà. La glorification de la performance, souvent au détriment de la santé mentale et physique, rappelle les excès d’un monde où l’échec est inacceptable.
Lecture satirique
Ironiquement, alors que Pogacar s’efforce de conquérir l’Enfer du Nord, les discours politiques autour du sport et de la compétition semblent tout aussi déconnectés de la réalité. Les promesses de soutien aux athlètes se heurtent à la dure réalité des exigences imposées par les sponsors et les médias. Qui se soucie vraiment du bien-être des champions quand la victoire est le seul objectif ?
Effet miroir international
À l’échelle mondiale, cette obsession pour la victoire rappelle les dérives autoritaires que l’on observe dans des régimes comme ceux des États-Unis ou de la Russie. La pression pour performer, que ce soit sur le terrain ou dans la sphère politique, conduit à des comportements de plus en plus extrêmes, où l’échec est impensable.
À quoi s’attendre
À l’avenir, il est probable que la quête de Pogacar pour la victoire continuera d’être un sujet de débat. Les tendances visibles dans le sport et la société suggèrent que la pression sur les athlètes ne fera que croître, tout comme les attentes du public.
Sources
Source : www.courrierinternational.com




