Neeraj Ghaywan : le dalit qui fait trembler les fondations du cinéma indien

Neeraj Ghaywan, né dalit, bouscule le monde du cinéma indien avec son film « Une jeunesse indienne », tout en rappelant les vestiges d’un système de castes toujours bien ancré.

Neeraj Ghaywan, un nom qui résonne comme un cri de révolte dans le monde du cinéma d’auteur indien. Né dalit, c’est-à-dire « intouchable » selon un système de castes qui, malgré son abolition officielle en 1950, continue de gangréner la société indienne, il a su s’imposer dans un milieu souvent hostile. Son premier long-métrage, « Masaan », a été acclamé à Cannes en 2015, un prix spécial pour un film qui, comme un bon vin, a mûri dans l’ombre des préjugés. Cette année, il revient avec « Une jeunesse indienne », un film qui, comme un bon vieux classique, semble faire écho à des luttes toujours d’actualité.

Ce qui se passe réellement

Neeraj Ghaywan est né dalit. Comprendre, un « intouchable », selon le système de castes qui prévaut encore en Inde malgré son abolition officielle en 1950. Pourtant, le réalisateur a su se faire une place dans le monde du cinéma d’auteur indien, jusqu’à connaître un succès d’estime en Europe. En 2015, le Festival de Cannes saluait son premier long-métrage, « Masaan », d’un prix spécial de la section Un certain regard. C’est fort de ce parcours qu’il propose cette année « Une jeunesse indienne », également passé par Cannes.

Pourquoi cela dérange

La réussite de Ghaywan est un affront pour ceux qui croient encore que le système de castes est une fatalité. Son ascension remet en question les normes établies, et cela dérange. Comment un « intouchable » peut-il se hisser au sommet d’un art souvent réservé aux privilégiés ? C’est un peu comme si un poisson rouge se mettait à chanter l’opéra : ça fait grincer des dents.

Ce que cela implique concrètement

La carrière de Ghaywan est un symbole de résistance. Elle montre que, même dans un pays où les inégalités sont aussi profondes que les racines d’un banyan, il est possible de faire entendre sa voix. Cela implique une remise en question des préjugés et des stéréotypes, mais aussi une prise de conscience collective sur les injustices persistantes.

Lecture satirique

Les discours politiques sur l’égalité et la justice sociale semblent souvent aussi creux qu’un tambour. Pendant que certains se pavanent sur les plateaux de télévision, Ghaywan, lui, nous rappelle que la réalité est bien plus complexe. Les promesses de progrès sont souvent aussi illusoires qu’un mirage dans le désert. Qui aurait cru qu’un dalit pourrait un jour faire trembler les fondations d’une industrie aussi conservatrice ? Ironiquement, cela pourrait bien être la plus grande réussite de Ghaywan.

Effet miroir international

Si l’on regarde au-delà des frontières, on constate que les luttes de Ghaywan résonnent avec celles d’autres artistes et militants dans le monde. Aux États-Unis, par exemple, les voix qui s’élèvent contre les politiques ultraconservatrices sont souvent étouffées par un discours dominant qui glorifie l’exclusion. En Russie, la censure étouffe toute forme de dissidence. Ghaywan, en tant que dalit, devient ainsi un symbole de résistance face à toutes les formes d’autoritarisme.

À quoi s’attendre

Avec « Une jeunesse indienne », on peut s’attendre à un film qui ne fait pas que divertir, mais qui pousse à la réflexion. Les tendances visibles dans le cinéma d’auteur indien laissent présager une montée en puissance des voix marginalisées. Une évolution qui, espérons-le, ne sera pas étouffée par le poids des traditions.

Sources

Source : www.humanite.fr

Visuel — Source : www.humanite.fr
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