Table Of Content
- Quand El Niño devient super El Niño
- Que se passe-t-il actuellement ?
- Quelles conséquences sur la météo ?
- Ce qui se passe réellement
- Quand El Niño devient super El Niño
- Que se passe-t-il actuellement ?
- Quelles conséquences sur la météo ?
- Pourquoi cela dérange
- Ce que cela implique concrètement
- Lecture satirique
- Effet miroir international
- À quoi s’attendre
- Sources
JUAN GAERTNER/SCIENCE PHOTO LIBR / Getty Images/Science Photo Libra
El Nino est la phase chaude du cycle « Nino-Nina » qui se produit dans l’océan Pacifique.
Cyclone-bombe. Vortex polaire. Rivière atmosphérique. Le monde de la météorologie ne manque pas de termes à consonance spectaculaire. Depuis quelques jours, c’est « super El Niño » dont il est question en raison de nouvelles prévisions qui poussent les scientifiques à surveiller de près l’océan Pacifique.
« El Niño commence classiquement par un réchauffement des eaux dans le Pacifique tropical oriental, explique Matthew Cappucci, météorologue principal chez MyRadar. C’est l’opposé de La Niña. Ces deux phénomènes représentent les extrêmes d’un cycle oscillant entre l’atmosphère et les océans. » « En général, on en rencontre tous les 3 à 4 ans depuis 1950 », indique Jonathan Erdman, météorologue principal pour l’application The Weather Channel.
« C’est une petite zone d’eau, située dans une région assez isolée où peu de gens vivent, mais elle a un impact disproportionné sur le climat et la météo à l’échelle mondiale pendant une longue période », explique Ryan Truchelut, météorologue en chef chez WeatherTiger. « Ces températures de l’eau agissent comme un métronome des conditions météorologiques globales. C’est un cycle de rétroaction qui nous offre une certaine prévisibilité pour les 6 à 12 mois à venir, voire parfois jusqu’à deux ans. »
Quand El Niño devient super El Niño
Certains épisodes d’El Niño sont tellement puissants qu’ils atteignent le niveau « super ». Cela signifie que l’eau est particulièrement chaude par rapport à la moyenne dans cette zone du Pacifique. « Nous mesurons l’intensité d’un El Niño ou d’une La Niña en fonction de l’écart entre la température de l’eau et la normale, explique Matthew Cappucci. Pour un super El Niño, les températures de l’eau sont environ 2 degrés au-dessus de la moyenne. »
« Les super El Niño sont des événements relativement rares qui surviennent en moyenne une fois tous les 15 à 20 ans », indique Nathan Hamblin, météorologue et spécialiste des risques météorologiques à long terme chez le service de données météo DTN. Il précise que les deux derniers ont eu lieu en 1997-98 et 2015-2016.
« Le cycle oscille entre El Niño et La Nina (et inversement) tous les deux à sept ans en moyenne, ajoute Matthew Cappucci. Chaque phase est généralement plus marquée en hiver. Ces dernières années, les océans du monde se sont tellement réchauffés qu’il devient plus facile de voir apparaître des super El Niño. »
Que se passe-t-il actuellement ?
« Les conditions actuelles sont quasiment idéales pour créer un événement plus intense », explique Nathan Hamblin en précisant que les épisodes les plus forts atteignent leur pic à l’automne. Ainsi, même si un super El Niño se forme, nous n’en ressentirons pas forcément les effets cet été ; nous aurons en revanche une meilleure idée de ce à quoi nous attendre pour l’automne et l’hiver.
Paul Pastelok, météorologiste pour AccuWeather observe toutefois des changements plus rapides cette année. « Les températures de surface de la mer évoluent tellement rapidement que cet El Niño pourrait débuter en juin et se renforcer rapidement », anticipe-t-il en mentionnant plusieurs facteurs comme le réchauffement des eaux sous la surface dans le Pacifique central et oriental et des changements dans l’océan Indien.
« Certaines récentes poussées de vents d’ouest ont été aussi fortes que celles observées lors de puissants El Niño par le passé, note Nathan Hamblin. Les modèles s’appuient sur ces signaux donc les météorologues envisagent une forte probabilité d’un El Niño intense, voire d’un super El Niño dès cette saison. » Malgré tout, une forte probabilité ne signifie pas certitude.
Même si certains facteurs atmosphériques actuels vont dans ce sens, Kyle Leahy appelle lui aussi à la prudence. « Il est encore un peu tôt pour être pleinement confiant quant à une intensité aussi élevée, explique ce météorologiste chez WeatherWorks. Un El Niño fort est probable, mais le qualificatif “super” reste incertain. »
Quelles conséquences sur la météo ?
« Un El Niño n’est pas une tempête. Il ne vous affecte pas directement, explique Paul Pastelok. C’est un cycle qui contribue, parmi de nombreux autres facteurs, à produire des changements météorologiques et parfois des phénomènes extrêmes. »
Chaque El Niño est différent et n’est jamais le seul facteur influençant les conditions météorologiques à un moment donné. Mais il reste un élément important. Un super El Niño pourrait apporter de bonnes nouvelles météorologiques dans certaines régions, du moins sur certains aspects.
« Les El Niño plus puissants ont tendance à freiner le développement des ouragans dans le bassin atlantique, notamment dans la mer des Caraïbes », explique Jonathan Erdman, précisant que le risque d’ouragans peut diminuer à cause de vents défavorables à leur formation. Rappelons néanmoins qu’un seul de ces ouragans peut suffire à provoquer des dégâts catastrophiques.
De manière générale, les années de fort El Niño offrent un mélange de situations météorologiques. « Des précipitations abondantes peuvent aider à compenser des sécheresses de longue durée, mais elles peuvent aussi se manifester sous forme de phénomènes dangereux : vents violents, tempêtes, tornades », explique Ryan Truchelut, ajoutant que ces événements peuvent être plus extrêmes durant ces périodes.
Au-delà des phénomènes ponctuels, il existe aussi des conséquences globales sur les températures. « Les températures de la planète ont tendance à augmenter lors des épisodes El Niño, ce qui signifie que 2026 et peut-être 2027 pourraient devenir les années les plus chaudes jamais enregistrées depuis au moins la fin du XIXe siècle », conclut Jonathan Erdman.
Note : Cet article est une traduction réalisée par la rédaction du HuffPost France, à partir d’un article paru en avril 2026 sur le HuffPost US. L’article original est à lire ici.
Super El Niño : Quand la météo devient un spectacle de cirque
Alors que le monde se débat avec des crises politiques et environnementales, un phénomène météorologique fait son grand retour : le super El Niño. Un spectacle qui promet de réchauffer non seulement les océans, mais aussi les débats sur le climat.
INTRODUCTION : Le super El Niño, ce phénomène qui réchauffe les eaux du Pacifique, est de retour et les scientifiques s’affolent. Pendant ce temps, les dirigeants politiques continuent de jouer à l’autruche, comme si le climat n’était qu’un détail dans leur grande pièce de théâtre. Mais qui a besoin de faits quand on peut avoir du spectacle ?
Ce qui se passe réellement
Cyclone-bombe, vortex polaire, rivière atmosphérique… Le jargon météorologique ne manque pas de panache. Mais c’est bien le super El Niño qui attire l’attention ces jours-ci. Selon Matthew Cappucci, météorologue chez MyRadar, « El Niño commence classiquement par un réchauffement des eaux dans le Pacifique tropical oriental ». En gros, c’est l’opposé de La Niña, et ces deux phénomènes oscillent entre l’atmosphère et les océans tous les 3 à 4 ans depuis 1950.
Ryan Truchelut, météorologue en chef chez WeatherTiger, souligne que « c’est une petite zone d’eau, mais elle a un impact disproportionné sur le climat mondial ». Un peu comme un politicien qui, malgré son insignifiance, peut faire des vagues dans le monde entier.
Quand El Niño devient super El Niño
Certains épisodes d’El Niño sont tellement puissants qu’ils atteignent le niveau « super ». Cela signifie que l’eau est particulièrement chaude, environ 2 degrés au-dessus de la moyenne. Nathan Hamblin, expert en météorologie, rappelle que ces super El Niño sont rares, survenant en moyenne tous les 15 à 20 ans. Les deux derniers ont eu lieu en 1997-98 et 2015-2016. Mais qui se soucie de l’histoire quand on peut s’inquiéter pour l’avenir ?
Que se passe-t-il actuellement ?
Les conditions sont « quasiment idéales pour créer un événement plus intense », selon Hamblin. Mais attention, même si un super El Niño se forme, ses effets ne seront pas forcément visibles cet été. Paul Pastelok d’AccuWeather prédit que « cet El Niño pourrait débuter en juin et se renforcer rapidement ». Les météorologues s’accordent à dire qu’une forte probabilité d’un El Niño intense existe, mais cela ne signifie pas que nous devrions nous réjouir trop vite.
Quelles conséquences sur la météo ?
Un El Niño n’est pas une tempête, mais un cycle qui influence les conditions météorologiques. Jonathan Erdman explique que « les El Niño plus puissants ont tendance à freiner le développement des ouragans dans le bassin atlantique ». Mais attention, un seul ouragan peut suffire à provoquer des dégâts catastrophiques. Comme quoi, la nature a un sens de l’humour noir.
Pourquoi cela dérange
Les promesses de prospérité et de sécurité climatique des dirigeants politiques sont souvent contredites par la réalité. Pendant qu’ils se battent pour des sièges au parlement, la planète continue de se réchauffer. Les discours sur la lutte contre le changement climatique semblent aussi vides que les promesses électorales.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences d’un super El Niño peuvent être variées : des précipitations abondantes peuvent aider à compenser des sécheresses, mais elles peuvent aussi se manifester sous forme de phénomènes extrêmes. Les années de fort El Niño sont souvent marquées par des événements météorologiques extrêmes, et les températures mondiales ont tendance à augmenter. En somme, un cocktail explosif.
Lecture satirique
Les discours politiques sur le climat sont souvent déconnectés de la réalité. Pendant que les scientifiques s’inquiètent des températures qui montent, certains dirigeants continuent de parler de croissance économique comme si cela n’avait aucune conséquence sur notre planète. Ironiquement, alors que le monde se réchauffe, les débats politiques restent glacials.
Effet miroir international
À l’échelle mondiale, les politiques autoritaires en matière de climat, comme celles de certains dirigeants aux États-Unis ou en Russie, montrent à quel point le déni climatique est un phénomène contagieux. Pendant que certains pays prennent des mesures pour lutter contre le changement climatique, d’autres préfèrent ignorer la réalité, comme si le réchauffement climatique était une simple théorie.
À quoi s’attendre
Les projections actuelles suggèrent que 2026 et peut-être 2027 pourraient devenir les années les plus chaudes jamais enregistrées. Si cela ne fait pas réagir nos dirigeants, peut-être qu’un bon vieux super El Niño pourrait leur faire comprendre que le climat n’est pas un sujet à prendre à la légère.
Sources
Source : www.huffingtonpost.fr




