À l’usine sucrière du Galion, située à La Trinité, on est optimiste. Selon les estimations pour la campagne de 2026, 40 000 tonnes de cannes seront transformées en 2000 tonnes de sucre.

Le Galion, la dernière unité de production de la Martinique, achète le sucre qui est dans la tige de la canne. Un teneur en sucre élevé se traduit par un meilleur prix payé aux producteurs.

Les experts constatent que les tiges de cannes de 2026 sont grosses et grandes. Ça fait plusieurs années qu’on n’a pas vu des cannes en si bonne santé.

« Les analyses montrent une meilleure richesse (en sucre) en 2026. On a connu nettement mieux mais on a dépassé les niveaux de 2025, une très mauvaise année quand il n’y avait pas de sucre dans la canne. »

Marcel Marie-Sainte, Directeur commercial Le Galion

La pire année depuis 1981

Le bouleversement climatique et la brume de sable épaisse sont des éléments qui affectent la bonne santé de la canne et provoquent une baisse de rendements de sucre.

En 2025, des pluies constantes se sont produites avant et pendant la période de la récolte.

Dans les champs, les inondations ont submergé les racines. Les pieds de canne à sucre ont pourri et la repousse des tiges a été compromise.

La richesse en sucre était faible. Les planteurs et l’usine ont produit à perte. En 2025, seulement 250 tonnes de sucre sont sorties de la sucrerie Le Galion. Pour satisfaire le marché local, il a fallu importer du sucre.

Un avenir précaire

Les 2000 tonnes de sucre annoncées pour 2026 sont insuffisantes par rapport à la demande.

« On sait déjà que nous sommes obligés de faire entrer le sucre parce qu’on ne veut pas se laisser prendre au dépourvu. »

Marcel Marie-Sainte, Directeur commercial Le Galion

La production de sucre à l’usine Le Galion, tributaire des aléas climatiques et de la bonne volonté des agriculteurs à rester dans la filière, se poursuit difficilement.

Aujourd’hui, 75 % de la canne est récoltée par des machines. Seuls quelques champs sont encore coupés manuellement.

L’usine ne tourne qu’à 40% de sa capacité à cause d’un manque de matière première. La structure est capable de broyer 80 tonnes de cannes par heure soit 1800 tonnes dans une journée.

Ce lieu de production si emblématique au paysage agricole et industriel de Martinique lutte pour sa survie.

 Au total, 71 emplois directs sont en jeu ainsi que la survie d’une quarantaine d’entités qui livrent Le Galion en cannes à sucre.

L’usine produit son sucre Galion, deux types de rhums y compris le rhum Grand Arome, un produit unique à La Trinité, apprécié pour son pouvoir aromatique, dans des fruits confits, des glaces et en parfumerie.

Campagne sucrière 2026 : l’usine  Galion espère un rebond de la production

Du sucre de Barbade dans les rayons des supermarchés de la Martinique

Sucre ou Déception : L’Usine du Galion entre Optimisme et Réalité Amère

À La Trinité, l’usine sucrière du Galion annonce une production de 2000 tonnes de sucre pour 2026, mais la réalité pourrait bien être plus amère que sucrée.

À l’usine sucrière du Galion, l’optimisme est de mise, mais à quel prix ? Les prévisions pour 2026 annoncent 40 000 tonnes de cannes transformées en 2000 tonnes de sucre. Une belle promesse, n’est-ce pas ? Sauf que derrière cette façade enjouée se cache une réalité bien plus complexe, teintée de défis climatiques et d’une gestion à la limite de la catastrophe.

Ce qui se passe réellement

Le Galion, dernière unité de production en Martinique, achète le sucre qui se cache dans la tige de la canne. Les experts s’extasient sur la taille des cannes en 2026, mais qu’en est-il de leur qualité ? Marcel Marie-Sainte, directeur commercial, se félicite d’une « meilleure richesse en sucre » par rapport à 2025, une année catastrophique où la production s’est effondrée à 250 tonnes. En effet, il faut bien se consoler avec ce qui reste !

La pire année depuis 1981

Le changement climatique et les brumes de sable n’ont pas épargné les champs. En 2025, des pluies incessantes ont submergé les racines, compromettant la repousse des tiges. Les planteurs ont dû faire face à une production à perte, et pour satisfaire la demande locale, il a fallu importer du sucre. Un comble pour une île réputée pour sa canne à sucre !

Un avenir précaire

Les 2000 tonnes de sucre prévues pour 2026 sont déjà insuffisantes. Marcel Marie-Sainte l’admet sans détour : « On sait déjà que nous sommes obligés de faire entrer le sucre parce qu’on ne veut pas se laisser prendre au dépourvu. » Une confession qui révèle une dépendance inquiétante à l’importation, alors que l’île devrait être autosuffisante.

Pourquoi cela dérange

Cette situation met en lumière les incohérences d’une politique agricole qui semble déconnectée des réalités du terrain. Alors que l’on parle de relance et de développement durable, la production locale est mise à mal par des choix stratégiques discutables. Qui en paie le prix ? Les agriculteurs, les travailleurs de l’usine, et finalement, le consommateur.

Ce que cela implique concrètement

La survie de l’usine du Galion est en jeu. Avec 71 emplois directs menacés et une quarantaine d’entités dépendant de la livraison de cannes, la situation est critique. L’usine fonctionne à seulement 40 % de sa capacité, un véritable paradoxe pour un lieu emblématique du patrimoine industriel martiniquais.

Lecture satirique

Alors que les promesses de production abondante flottent dans l’air, la réalité est bien plus terre-à-terre. Les discours politiques, pleins de promesses de prospérité, se heurtent à un mur de désillusion. On pourrait presque croire que le sucre, au lieu d’être un symbole de douceur, est devenu l’illustration parfaite des contradictions d’une politique agricole en déroute.

Effet miroir international

À l’échelle mondiale, cette situation rappelle les dérives autoritaires où les promesses sont souvent déconnectées des réalités. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les discours flamboyants cachent souvent des réalités bien moins reluisantes. La Martinique n’est pas à l’abri de cette tendance.

À quoi s’attendre

Si les tendances actuelles se poursuivent, il est raisonnable de craindre que la production de sucre continue de stagner, voire de diminuer. Les agriculteurs, déjà sous pression, pourraient être contraints de quitter la filière, laissant l’île encore plus dépendante des importations.

Sources

Source : la1ere.franceinfo.fr

Une canne exceptionnellement sucrée en Martinique grâce à un Carême ensoleillé
Visuel — Source : la1ere.franceinfo.fr
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