Strasbourg : Rassemblement pour Quentin Deranque, un événement qui divise la gauche
Mise à jour le 2026-02-22 19:30:00 : Un rassemblement à Strasbourg pour Quentin Deranque crée des tensions politiques, mais son impact sur les municipales semble limité.
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Ce qu’il faut savoir
- Le fait : Un rassemblement a eu lieu à Strasbourg pour honorer Quentin Deranque.
- Qui est concerné : Les militants identitaires et les partis politiques locaux.
- Quand : Dimanche 22 février 2026.
- Où : Strasbourg, France.
Contexte
Un rassemblement à l’initiative de la droite identitaire s’est tenu, dimanche 22 février à Strasbourg, pour rendre hommage à Quentin Deranque, mort à la suite d’un affrontement avec des antifas. Une séquence politique qui crée des tensions à gauche, mais qui ne devrait pas avoir d’incidence sur les municipales.
Ils étaient environ 70 personnes à se rassembler, dimanche 22 février à Strasbourg, pour rendre hommage à Quentin Deranque, militant identitaire mort le 12 février, deux jours après avoir été roué de coups par des antifas, à Lyon. Autour des participants, venus à l’appel du syndicat étudiant UNI, de l’organisation génération Zemmour et du collectif Némésis, 25 membres des forces de l’ordre. Aucun débordement n’a été constaté par notre équipe présente sur place.
L’évènement, finalement, n’aura que peu d’impact. Pourtant, Jeanne Barseghian avait tenté de le faire interdire, faisant part de sa « très vive inquiétude ». Une prise de position encore insuffisante aux yeux de Florian Kobryn, candidat LFI aux municipales, qui a publié, dimanche, une lettre ouverte dénonçant « un jour de mobilisation de l’extrême droite » et dénoncé la passivité de la gauche locale.
« Le silence des membres locaux des écologistes et des communistes face au déferlement d’attaques abjectes dont nous sommes la cible est incompréhensible », tonne le candidat LFI. Les Insoumis traversent une zone de turbulences en raison de leurs liens avec la Jeune garde antifasciste. Plusieurs agresseurs présumés de Quentin Deranque étaient membres de cette organisation dissoute en juin 2025, et des permanences LFI ont cristallisé la colère chez les militants nationalistes et identitaires.
Ce silence, à gauche, serait à chercher dans le petit jeu politique, à l’approche des municipales, selon Philippe Breton, politologue à l’Observatoire de la vie politique en Alsace. « Jeanne Barseghian est très embêtée », explique le professeur d’université. Une partie de l’électorat écologiste est humaniste : elle est en malaise par rapport à la situation. » Rejeter l’extrême droite, d’accord. Mais minimiser la mort d’un jeune homme pour des convictions politiques pourrait heurter une frange de son électorat.
Chez les socialistes, non évoqués par le candidat insoumis dans sa lettre, le micro-climat strasbourgeois protège des remous nationaux. « Les socialistes, au niveau national, sont en difficulté puisqu’ils ont besoin des voix de LFI. Catherine Trautmann n’a pas ce problème : elle ne va pas demander les voix de Florian Kobryn », pointe Philippe Breton. L’ancienne édile incarne le courant, à gauche, le moins poreux à ses deux rivaux écologiste et insoumis.
Le grand gagnant, à l’échelle nationale, pourrait bien être un autre silencieux : le Rassemblement national, qui a donné pour consigne à ses sympathisants de ne pas se rendre à ces rassemblements. De peur de faire des tâches sur le costume policé des candidats. Crainte justifiée au regard de la teneur de certains propos, décomplexés a minima, tenus sur place, au sujet des débordements ayant été constatés samedi 21 février lors d’une manifestation similaire à Lyon. Certains saluts nazis et insultes à caractère islamophobe, xénophobe et antisémite y avaient été entendus et vus.
Mais, là encore, malgré une stratégie attentiste du Rassemblement national efficace dans le pays, la digue strasbourgeoise empêche la vague de déferler sur les municipales, selon Philippe Breton. « Les effets des évènements nationaux sont amortis parce que je ne crois pas que le RN ait une marge de manoeuvre électorale à Strasbourg. Son électorat sociologique n’y est pas présent, et il bute sur quelque chose. »
Si elle a fait beaucoup de bruit en France, la séquence politique ayant suivi la mort de Quentin Deranque ne devrait pas rebattre les cartes des élections municipales à Strasbourg. « C’est une queue de comète, » analyse le politologue alsacien. L’affaire va retomber, cela m’étonnerait qu’elle ait une réelle incidence sur les résultats. »
Sources
Source d’origine : Voir la publication initiale
Date : 2026-02-22 19:30:00 — Site : france3-regions.franceinfo.fr
Auteur : Cédric Balcon-Hermand — Biographie & projets
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Publié le : 2026-02-22 19:30:00 — Slug : la-mort-de-quentin-deranque-peut-elle-rebattre-les-cartes-des-municipales-a-strasbourg
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